Brest Métropole

Brest Métropole l’Européenne

Le magazine de la collectivité de Brest Métropole, Sillage, consacre tout un dossier à l’Europe dans notre territoire

Ce mois-ci dans Sillage, un dossier complet, concret, facile à comprendre, sur la réalité européenne du territoire de Brest Métropole. Il vous donnera un aperçu de tout le travail fourni pour intégrer en transversalité la dimension européenne dans toutes nos politiques publiques. Brest est la seule métropole à avoir adopté une stratégie métropolitaine européenne de territoire…

Département du Finistère

La Commission Permanente du Conseil Départemental du 4 mars 2019 a soutenu nombre de projets et de structures sur le territoire de Brest Métropole

Vos conseillers départementaux sur le territoire de Brest Métropole

Pour les cantons de Brest Métropole, c’est 1 884 131 € de crédits engagés par la collectivité départementale qui se déclinent de la manière suivante :

Environnement

Accompagner la gestion durable de l’eau potable et de l’assainissement
– Brest Métropole – Pays de Brest – 33 000,00 € dans le cadre du programme de subventions en eau potable : périmètre de protection des captages : indemnisations de terrains Aménagement du territoire

Garantir l’Offre de Logement adaptée pour chaque Finistérienne et chaque Finistérien

Un habitant – Brest – 23 769,43 € dans le cadre de l’aide à l’amélioration des logements du parc privé
– Une habitante – Le Relecq Kerhuon – 27 000,00 € dans le cadre de l’aide à l’amélioration des logements du parc privé

Culture

Ancrer les arts visuels en Finistère
– Canal Ti Zef – Brest – 3 000,00 € d’aide au fonctionnement
Association Film et culture – Brest – 11 000,00 € d’aide au fonctionnement
Soutenir la dynamique des arts vivants et des pratiques artistiques sur les territoires
– Association Le Festival Invisible – Brest – 5 000,00 € d’aide au fonctionnement
– Association DRAMA (Ensemble Sillages) – Brest – 3 000,00 € d’aide à la diffusion
– Association les Contemporains – Brest – 4 360,00 € d’aide à la diffusion
Développer la médiation des oeuvres par le réseau des bibliothèques
– Association ENKI – Brest – 3 600,00 € dans le cadre du programme de promotion du livre : soutien à l’organisation de la 9ème édition du festival des carnets de voyages « Ici&ailleurs »

Education-jeunesse

Soutenir l’enseignement supérieur et la recherche
– Ensta Bretagne – Brest – 25 000,00 € de soutien à l’acquisition d’équipements scientifiques pour la recherche
– Yncréa Ouest – Brest – 80 000,00 € de soutien à l’acquisition d’équipements scientifiques pour la recherche
Moderniser et rendre accessibles les collèges publics
– Collège des Quatre Moulins – Brest – 150 000,00 € pour la validation du programme de remplacement de la toiture et sécurisation de l’escalier extérieur d’évacuation du bâtiment E
– Ville de Brest – 970 000,00 € participation à la construction du centre sportif communal Foch (attribution d’une subvention et passation de la convention de partenariat) à la Cité mixte Harteloire de Brest
Doter les collèges en matériel ou participer à leur financement
– Collège Les Quatre Moulins – Brest – 3 842,00 € de subvention pour le changement du groupe de chambre froide – 1 253,00 € de subvention pour l’acquisition d’un chariot chauffant à assiettes
– Collège Victoire Daubié – Plouzané – 1 047,00 € de subvention pour le remplacement du kit de régulation sur la cellule de refroidissement – 975,00 € de subvention pour le remplacement de l’évaporateur sur la vitrine réfrigérée
– Collège Saint Pol Roux – Brest – 2 268,00 € de subvention pour l’acquisition d’équipements pédagogiques : imprimante 3D
– Collège Croas Ar Pennoc – Guilers – 2 143,00 € de subvention pour l’acquisition d’équipements pédagogiques : imprimante 3D
Soutenir l’information, les initiatives et les engagements des jeunes
– Théâtre du Grain – Brest – 3 000,00 € de soutien pour la 2ème édition du Défi Eloquence
– 4 jeunes habitants – Brest – 200,00 € d’aide chacun pour l’obtention du BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur)
– Une habitante – Le Relecq-Kerhuon – 200,00€ d’aide au BAFA
– Un habitant – Guipavas – 200,00 € d’aide au BAFA

Emploi- Attractivité

Soutenir l’agriculture
– Un habitant – Plougastel-Daoulas – 3 150,00 € d’aide à l’installation en agriculture

Environnement


Agir pour la protection et la découverte des espaces naturels et des paysages pour tous publics
– Brest Métropole – Brest, dans le cadre du contrat de territoire – 531 100,00 € de soutien à la restructuration des locaux du Conservatoire botanique national


Europe-International

Favoriser l’intégration européenne
– Ville de Brest Modalités de l’appel à projets commun dans le cadre du Printemps de l’Europe


Insertion


Promouvoir le développement social local du Pays de Brest
– « Comité d’animation et de liaisons » Centre social de Kérangoff – Pays de Brest – 200,00 € de soutien au projet « TRAM » Tous réunis actifs et mobilisés
– Association « Sentier vous bien » – Pays de Brest – 1 155,00 € de soutien au projet « Et nous alors ? »
– Association « AGIR ABCD » – Pays de Brest – 360,00 € de soutien au projet « Café budget »
– Association « Parentel » – Pays de Brest – 1 568,00 € de soutien au projet « Mineurs non accompagnés »
– Association « Les pieds nus » – Pays de Brest – 600,00 € de soutien au projet « Atelier danse parents enfants » «
– Loisirs Ty an Holl Les Amarres » – Pays de Brest – 210,00 € de soutien au projet « atelier cuisine »


Sport

Agir en faveur du sport pour tou.te.s
– Comité départemental de Sport Adapté – Gouesnou – 2 400,00 € d’aide à l’organisation du « Gentleman Pétanque » Gouesnou
– Union nationale du sport scolaire (Unss) – Brest – 3 000,00 € d’aide à l’organisation du championnat de France de voile des collèges et de sport adapté
– Amicale Cycliste de Gouesnou – Gouesnou – 500,00 € d’aide à l’organisation de la 7ème édition du cyclo-cross de Penguérec
– Brest Urban Trail – Brest – 3 000,00 € d’aide à l’organisation de la 2nde édition du Brest Urban Trail
– Gymnastique rythmique et sportive du Ponant – Brest – 500,00 € d’aide à l’organisation de la finale de la zone Ouest Guipavas
– Bmx – Guipavas – 2 700,00 € d’aide à l’organisation de la 1ère manche du challenge national de BMX
– Les Gars du Reun – Guipavas – 3 000,00 € d’aide à l’organisation de la 42ème édition du tournoi de football international « le Challenge du Printemps »

Brest Métropole

Brest se dote d’une Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire

Lors du conseil de Métropole du vendredi 1er février, je suis intervenue pour présenter notre nouvelle Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire (SMET), lancée dans le cadre de la SMDE. L’Europe a construit Brest et sa région, elle est toujours l’avenir de notre territoire dans la mondialisation. Bouclier démocratique, social, environnemental, l’Europe est notre dernière frontière dans un monde menaçant en transition.

Frédérique Bonnard Le Floc’h en conseil de Brest Métropole du 1er février 2019 présente la Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire

Retrouvez ci-dessous mon intervention en séance :

Monsieur le Président, Mes Cher.e.s Collègues,

L’Europe brûle et nous regardons ailleurs ! Il est temps que les bâtisseurs d’Europe reviennent sur le chantier. Il est temps que les voix des progressistes, des humanistes, des justes, fassent chœur pour une Europe qui donne corps à nos valeurs.

L’Europe est paradoxale, comme la vie elle-même qui parait si contradictoire au premier regard. Si l’on veut bien élargir son horizon, les liens commencent rapidement à faire sens, et la dynamique apparaît. Sa construction est inachevée ? Parce qu’elle dépasse notre génération ! Sa complexité est grande ? Parce que 508 millions d’Européen.ne.s sont traités en citoyen.ne.s et non en consommateur.trice.s asservi.e.s ! Son pouvoir est trop faible ? Parce qu’on a soigneusement pris soin, par électoralisme national, d’omettre de lui donner un vrai visage et un vrai projet politique.

L’Europe est devenue au fil des années un préjugé repoussoir, commode à offrir en pâture à l’opinion, un bouc émissaire lointain à l’usage des politicien.ne.s qui ne sont pas à la hauteur ni de leur mission ni de leur mandat. Comme si faire vivre la démocratie à l’échelle d’un continent et bâtir le projet de développement humain et durable qui va avec avait la moindre chance sans un sens des responsabilités politique, économique et médiatique à la même hauteur.

Trop de cyniques veulent assigner les citoyens européens à résidence identitaire autour d’une église de village ou d’un pseudo-minaret de banlieue, à résidence politique néo-libérale parce qu’il n’y aurait pas d’alternative à l’économie financière (« there is no alternative » en version Thatchérienne originale !), les assigner à résidence sociale au profit de leur caste technocratique ou mafieuse, à les piéger dans l’illusion que les droits et les libertés dont certains jouissent doivent être refusés à d’autres et à agiter la peur du déclassement, professent que la violence patriarcale doit faire loi et que les faibles – les enfants, les jeunes, femmes seules, malades, personnes en situation de handicap, en difficulté sociale, personnes âgées modestes – que les faibles disais-je que nous avons tous été et que nous serons tous un jour, ne sont que des poids, ne sont que des proies.

L’Europe est notre dernière frontière. Le symbole de l’achèvement de la conquête d’un monde occidental libre, un monde d’égalité de droits et de fraternité solidaire. Le symbole d’un monde occidental exemplaire et responsable face aux enjeux des transitions multiples qui transforment nos sociétés comme notre planète. Le symbole d’un bouclier contre les néofachistes 2.0 et les nouveaux empereurs de démocrature.

Entre le Brexit, la crise des migrants, celle de la zone Euro, la montée des populismes et le déferlement de l’euroscepticisme, nous vivons un moment de questionnement intense de l’avenir du projet européen. Avec la Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire, la métropole de l’Ouest Breton s’est dotée d’une stratégie-cadre pour organiser au mieux la réponse territoriale à des enjeux globaux qui se déclinent localement. Là comme dans bien des domaines, Brest Métropole est pionnière dans cette démarche d’animation territoriale et de lobby stratégique.

Au moment d’exhorter les électeurs à donner un avenir à l’Europe, souvenons-nous de ses débuts. Penser l’avenir européen de Brest, c’est d’abord se souvenir des fondements historiques de l’Union Européenne : reconstruire un monde de paix. Dans un territoire détruit par la guerre, la solidarité européenne a été l’un des ferments de la reconstruction (Glasgow a été l’une des premières villes à se mobiliser pour reconstruire Brest), puis du développement économique et social de l’Ouest breton. La libre circulation, l’Etat de droit, les droits fondamentaux politiques, économiques et sociaux au cœur du projet européen répondent parfaitement au projet métropolitain brestois intitulé « Brest, Métropole ouverte et solidaire » qui promeut, outre l’excellence économique et technologique, les valeurs d’égalité, de solidarité, d’éducation qui ont guidé les pères fondateurs européens dans la construction d’un espace de justice, de liberté, d’émancipation et d’épanouissement individuel et collectif.

Le document qui vous est soumis est un cadre. En lui-même il n’est pas suffisant, il précède un exercice partenarial à venir de déclinaison en plan d’action. Il est structuré en 4 parties :

En premier lieu par la présentation du contexte particulier de nos travaux de préparation du post 2020, avec nos interlocuteurs nationaux, régionaux, et locaux au travers des réseaux et des associations d’élus, ou en direct à Bruxelles. A la suite des propositions de la Commission européenne mi-2018 s’ouvre un cycle de négociations entre les Etats membres (via le Conseil européen), le Parlement européen, et la Commission européenne. Puis des déclinaisons nationales et territoriales. Initialement un accord était prévu d’ici aux prochaines élections européennes de mai 2019. On pense aujourd’hui, de source parlementaire, que cet accord sera repoussé en septembre après l’installation du nouveau parlement. Cela rend l’enjeu des élections européennes d’autant plus brûlant. Selon la coloration politique du nouveau parlement, les politiques de l’Union Européenne ne seront pas les mêmes. Or, c’est crucial pour notre territoire. Le nouveau parlement aura t’il le courage de voter un budget ambitieux, qui permettra de nous accorder autant de fonds de cohésion qu’auparavant, malgré le retrait britannique et malgré l’euroscepticisme de certains Etats-membres ? La pointe bretonne, dans le contexte national de restrictions budgétaires aux collectivités, en a terriblement besoin.

Au-delà du volume des enveloppes disponibles, le maintien de la subsidiarité reste également un enjeu. C’est l’Etat français qui négocie seul avec la Commission, et l’on entend des velléités de re-centralisation des fonds, au bénéfice des seules politiques de l’Etat. Si cet écueil parvenait à être dépassé, nous ferions face à une autre menace de recentralisation – régionale celle-ci. J’anticipe un peu sur les pistes d’action présentées en troisième partie du document en annonçant que nous nous positionnons d’ores et déjà en proposant un montage innovant en termes de co-construction du Programme Opérationnel Régional et d’une nouvelle gouvernance multi-niveaux qui en découlerait autour d’un contrat métropolitain chapeau.

Revenons au document. Vient ensuite l’analyse des enjeux pour les acteurs de la Métropole, que nous avons classés en quatre axes :

  • 1. la dynamique de la pointe bretonne, son accessibilité et les coopérations
  • 2. l’économie de la connaissance et de l’innovation, les filières d’excellence
  • 3. l’emploi, la formation, l’inclusion économique et sociale des personnes éloignées de l’emploi
  • 4. la mise en œuvre de la transition écologique et énergétique et le développement urbain durable

Dans la partie concernant les pistes d’actions, vous retrouverez une liste très intéressante des nombreux projets européens en cours et des initiatives de la collectivité comme des différents acteurs locaux. Il m’est impossible de détailler les nombreuses actions qui vont découler de cette stratégie, mais l’esprit est la mise en mouvement de tous les acteurs territoriaux (collectivités, associations, entreprises, écoles, citoyens…) pour capter toutes les ressources possibles et développer toutes les opportunités issues du cadre européen.

Enfin, une dernière partie détaille la gouvernance de la stratégie. Notamment pour animer le partenariat, il est envisagé la constitution d’une Conférence territoriale sur les questions européennes, en connexion avec la gouvernance existante de SMDE.

Je termine ma présentation en citant Mario Vargas Llosa, récemment interviewé dans Libération :

« Le «rêve européen» ne sera jamais réservé aux Européens. Au contraire, le meilleur de la tradition occidentale est l’universalisme, c’est d’avoir défendu des droits et des libertés bénéfiques à tous les êtres humains sans exception. C’est pourquoi une Europe unie profitera autant aux Européens qu’au reste de l’humanité. Les populismes, à commencer par le pire de tous, le nationalisme, sont une réponse tribale à la mondialisation qui produit de l’incertitude et de la peur, avant tout parmi les «tribus» ethniques, religieuses et politiques les plus primitives. Elles mettent en cause la culture de la liberté. Il est indispensable de les affronter et de les vaincre avec les armes pacifiques de la raison et du vote »

Je vous remercie de votre attention.

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L’enseignement supérieur et la recherche en Finistère démontrent la pertinence du fait départemental dans la décentralisation

En séance départementale budgétaire des jeudi 31 janvier et vendredi 1er février je me suis attachée à démontrer que le soutien à l’enseignement supérieur et la recherche que nous avons non seulement soutenu mais également amplifié durant ce mandat consacre la pertinence du fait départemental dans le nouveau paysage de la gouvernance territoriale. Le Département du Finistère s’est ainsi emparé des possibilités offertes par la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) pour ancrer l’excellence issue de l’ESR sur les territoires, en synergie avec les stratégies Régionales et Métropolitaines.

Le Conseil Départemental accueille  le Président de la Région Bretagne, Loïc Chesnais-Girard, avec qui nous avons une convention d’exercice partagée pour l’ESR 

Retrouvez ci-dessous mon intervention :

Madame la Présidente, Mes Cher.e.s Collègues,

Un budget c’est un projet politique en action. A l’occasion de la présentation du rapport particulièrement volontariste de soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche, je vous invite à constater avec moi l’ambition et la vigueur de nos actions départementales. Pas si mal pour des morts-vivants ! Et oui, combien d’olympiens technocrates n’ont-ils pas annoncé, promis, la mort des Département ? Delenda Finistere est ! Au bout du bout, si l’on détruit le département, c’est le Finistère qui meurt sous les feux croisés de la recentralisation régionale et de l’étranglement budgétaire. L’Etat met les territoires en concurrence, divise pour mieux régner, mais c’est sans compter la capacité ancienne, historique, des Départements à faire face aux mutations territoriales.

Nous avons en effet parfaitement démontré notre capacité à nous adapter et à assumer les nombreux transferts de charges de l’Etat, qui sont intervenus dans les domaines de la solidarité, de la voirie, des collèges ou encore du handicap malgré des compensations financières notoirement insuffisantes. Loin des clichés passéistes, les Départements font preuve d’initiatives et d’innovation, ils se saisissent d’instruments et de dispositifs pour s’adapter au nouveau contexte.

Pour exemple, la convention d’exercice territorial concerté avec la Région Bretagne pour l’enseignement supérieur et la recherche qui nous permet de continuer à nous battre, aux côtés des autres financeurs locaux, pour la soutenabilité des fonctions d’excellence de la pointe bretonne. Nous sommes pionniers en la matière, et le CD35 s’est appuyé sur notre SDDUS (Schéma Départemental de Développement Universitaire et Scientifique) pour élaborer son propre schéma. Comme nous ils veulent pouvoir continuer à faire de l’aménagement du territoire avec du développement d’activités tournées vers l’avenir, pas seulement pour gérer la pénurie ou les difficultés.

Dans le contexte actuel de crises multiples, dont la crise démocratique n’est pas la moindre, nous arrivons à ce point paradoxal où ce sont les plus anciennes formes de collectivités, celles que l’on promettait de reléguer dans la préhistoire de l’administration territoriale moderne, je pense aux communes d’une part et à ces vieux, ces chers départements d’autre part, qui finalement gardent la confiance des citoyens. A mi-chemin entre des régions stratégiques trop grandes et des communes et intercommunalités trop petites, le Département est certainement le bon échelon pour produire la péréquation qui va contribuer à réduire les inégalités territoriales, en faisant le lien entre le rural et l’urbain – justement parce que les politiques publiques qu’il développe font le lien entre la solidarité territoriale et les solidarités humaines qui profitent directement aux habitants.

C’est une collectivité habituée à se réinventer, qui désormais a l’innovation au cœur de l’action publique locale. L’innovation c’est l’ADN de la décentralisation : comment apporter de nouvelles réponses de proximité ? A ce sujet, le Département s’est pleinement emparé de la loi NOTRe : ingénierie à disposition de la ruralité, open data, conception collaborative des politiques publiques incluant la participation citoyenne, différenciation territoriale qui permet de faire de notre collectivité un pilier des services publics du futur. Cette question des services publics est particulièrement importante à un moment où bien des citoyens ont l’impression d’être abandonnés dans des territoires de relégation et cherchent désespérément à retrouver le principe d’égalité républicaine. Aujourd’hui, en France, ce sont les Départements qui sanctifient le principe de subsidiarité inscrit dans la Constitution française et cher à l’Union Européenne.

Récapitulons : si j’ajoute bout à bout la légitimité démocratique, la cohésion sociale et territoriale, la capacité à innover pour un service public à même de rétablir l’égalité républicaine, l’investissement dans les excellences locales, et l’européanisation de ses politiques publiques, je dresse le portrait du fait départemental comme la collectivité la plus à même de faire face aux transitions à l’œuvre en ce 21è siècle.

C’est précisément ce fait départemental que nous souhaitons faire reconnaître et mettre en dialogue au sein de la Chaire Territoire et Mutations de l’Action Publique (TMAP) – oui, cher.e.s Collègues, rassurez-vous, j’en viens au rapport ! Car dans ce rapport il vous est proposé de rejoindre le bureau de la Chaire. Elle est pilotée par Sciences Po Rennes et constitue un espace d’échanges, de formation et de recherche sur la nouvelle gouvernance territoriale. C’est une occasion de ressourcer nos conceptions de l’action publique en bénéficiant de l’état de l’art des recherches internationales conduites sur le sujet, d’avoir des échanges privilégiés avec les acteurs bretons : la région, les deux métropoles, le CD 35, le CD 56, les villes moyennes… de venir défendre vigoureusement le fait départemental et, espérons-le, susciter des innovations dans la gouvernance publique. L’école d’été de la Chaire, destinée aux doctorants internationaux, aura lieu cette année à Brest et son accueil sera co-organisé par le Département et la Métropole.

Bien entendu, l’adhésion à la Chaire n’est qu’une nouveauté en matière d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation parmi de nombreuses actions. Le rapport qui vous est soumis recense de manière exhaustive les interventions de notre collectivité prévues pour 2019. En première partie vous avez le détail de la réalisation du volet ESR du Contrat de Plan Etat-Région au travers des 5 conventions de site de Brest, Morlaix, Quimper, Concarneau et Roscoff / Sizun – pour Brest et Quimper vous avez une déclinaison dans le contrat métropolitain d’une part (par exemple le dossier du pôle santé de l’UBO ou le transfert d’IFREMER), et dans le contrat de territoire de Quimper d’autre part, concernant notamment la plateforme régionale de transfert technologique du CEA Tech. Les commissions permanentes de 2019 examineront les dossiers d’investissement figurant au contrat et fur et à mesure de leur transmission, j’aurais donc l’occasion d’y revenir.

Il vous est soumis en seconde partie 5 nouveaux projets structurants pour le Finistère, émargeant aux contrats de territoire :

  • L’espace des transitions énergétiques à Océanopolis pour à peu près 350 000 euros – par ailleurs nous reconduisons le soutien au programme de culture scientifique pour 200 000 euros –
  • La restructuration du site de l’ESAAB à Quimper pour 250 500 €
  • L’aménagement d’espaces pédagogiques innovants sur le site du Laber à la station biologique de Roscoff pour 40 000 € qui transiteront par Haut-Léon Communauté –
  • Et les projets d’extension ADRIA et VEGENOV. Pour Adria nous avons une première estimation de notre participation attendue à hauteur de 350 000 €, pour Vegenov les chiffrages sont encore en cours.

Enfin la troisième partie concerne la poursuite du soutien spécifique aux établissements, hors projets et conventions CPER. Ce soutien participe à l’acquisition d’équipements pédagogiques, à l’acquisition d’équipements pour la recherche et l’accueil de chercheurs post-doctorant selon une formule désormais jumelée appelée « aide aux programmes de recherche émergents », qui est mieux adaptée à l’accompagnement des laboratoires innovants, et enfin à l’organisation de colloques, dont nous cherchons à favoriser la venue en Finistère en dehors des grandes collectivités.

Le soutien revêt également la forme de subventions de fonctionnement. Pour l’UBO nous les reconduisons en l’état en attendant de re-conventionner avec l’établissement lorsque les rapprochements en cours avec l’ENIB et les équipes de recherche de l’UBS auront abouti dans le projet qui porte le joli nom de code de « Alliance Universitaire Bretonne ». Nous reconduisons également celles destinées à l’EESAB, à l’ISUGA, à BBS, à la recherche d’ADRIA et de VEGENOV.

Enfin suite à la première réunion de la gouvernance du SDDUS nous avons lancé quelques actions qui seront développées en 2019 : une contribution territoriale commune aux futurs programmes européens de financement de la recherche et un groupe de travail pour bâtir le futur observatoire de la vie étudiante en Finistère, particulièrement pertinent alors que la presse nous apprend qu’un étudiant sur 5 ne mange pas à sa faim.

Chers collègues je vous engage à poursuivre l’effort Départemental dans l’un des moteurs du développement de notre territoire et de notre société. L’enseignement supérieur et la recherche sont à l’intersection du développement, de l’innovation, de l’aménagement du territoire et de l’émancipation par le savoir. La compétition autour de la production d’idées et de connaissance s’accélère, les conditions de vie des étudiants restent difficiles : le département demeure un maillon indispensable de cette chaine de valeur tendue vers l’avenir.

Je vous remercie de votre attention.

Département du Finistère, Non classé

Europe : le Finistère moteur pour un new deal

La session plénière de début d’année du Conseil Départemental est l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée et d’esquisser les actions à venir, avec leur déclinaison budgétaire. Pour cette session des 31 janvier et 1er février , j’ai pu présenter les orientations 2019 concernant notamment les politiques européennes menées par le Département.

Frédérique Bonnard Le Floc’h en séance départementale plénière
du vendredi 31 janvier 2019

Au moment où nous nous préparons à encaisser le choc du Brexit, nous sommes plus que jamais moteurs pour participer à l’élaboration de politiques européennes post 2020 qui permettent l’attractivité et le développement de la pointe bretonne, autant que les solidarités humaines qui font le cœur de nos politiques publiques. C’est aussi le moment pour notre majorité de gauche de rappeler notre attachement aux coopérations européennes et aux valeurs humanistes de fraternité entre les peuples, gage de développement partagé.

Retrouvez ci-dessous mon intervention en séance :

Madame la Présidente, Mes Cher.e.s Collègues,

Face au redoutable alignement des planêtes que constitue le Brexit, les désormais proches élections européennes et la définition des nouvelles politiques communes, dont la PAC et la politique de cohésion qui sont vitales pour notre territoire, le Département du Finistère s’est doté d’une stratégie-cadre pour organiser au mieux la réponse territoriale à ces enjeux. Là comme dans bien des domaines, le Finistère est pionnier dans cette démarche d’animation territoriale et de lobby stratégique. Le rapport vous rappelle les actions menées en 2018 tant au niveau contractuel que des coopérations ou en matière de citoyenneté européenne, je n’y reviendrai pas.

A présent que le naufrage du Brexit se confirme, 2019 sera marqué par nos travaux de préparation du post 2020, avec nos interlocuteurs nationaux et régionaux, au travers des réseaux et des associations d’élus, ou en direct à Bruxelles.

En premier lieu je vous propose un tour d’horizon rapide de l’avenir des fonds de cohésion. A la suite des propositions de la Commission européenne de mai-juin 2018 concernant le cadre financier pluriannuel 2021-2027 puis les projets de règlements des fonds européens, s’ouvre un cycle de négociations entre les Etats membres (via le Conseil européen), le Parlement européen, et la Commission européenne, qui doit aboutir à un accord. Initialement cet accord était prévu d’ici aux prochaines élections européennes de mai 2019.

Ces négociations se déclineront ensuite aux échelles nationales, régionales et territoriales. On pense aujourd’hui, de source parlementaire, que cet accord sera repoussé en septembre après l’installation du nouveau parlement. Cela rend l’enjeu des élections européennes d’autant plus brûlant.

Selon la coloration politique du nouveau parlement, les réponses de l’Union Européenne aux défis de l’instabilité géopolitique, des problématiques de sécurité et de défense, des migrations, du Brexit et sa mise en œuvre, de l’élargissement de la zone euro à plusieurs pays de l’Est, de l’Europe sociale, du changement climatique, etc. seront plus ou moins ambitieux. Or, c’est crucial pour notre territoire. Le nouveau parlement aura t’il le courage de voter un budget ambitieux, qui permettra de nous accorder autant de fonds de cohésion qu’auparavant, malgré le retrait britannique et malgré l’euroscepticisme de certains Etats-membres ?

La pointe bretonne, dans le contexte national de restrictions budgétaires aux collectivités, en a terriblement besoin. Non seulement les collectivités, mais aussi, je le rappelle, les entreprises, personnes en recherche d’emploi ou en formation, organismes de formation professionnelles, associations d’insertion, établissements d’enseignement supérieur, de recherche, centres techniques pour l’innovation, organismes pour le développement économique, de l’agriculture, de la pêche, du tourisme, de la culture, coopérations territoriales pour l’éducation, la jeunesse… la liste des bénéficiaires de ces fonds est longue, très longue, car l’Europe est partout en Finistère.

Les propositions initiales de la Commission évoquent de plus une concentration thématique des fonds de cohésion qui nous interrogent fortement.

Par exemple, on nous annonce 5 nouveaux objectifs stratégiques, avec une concentration minimale de 85 % du FEDER sur l’OS1 et l’OS2 (avec au moins 60% sur l’OS1 ).

  • OS 1. Une Europe plus intelligente (transformation économique innovante et intelligente)
  • OS 2. Une Europe plus verte, sobre en carbone (inclut la transition énergétique, l’économie circulaire, l’adaptation aux changements climatiques et la gestion du risque) •
  • OS 3. Une Europe plus connectée (mobilité et connectivité des TIC)
  • OS 4. Une Europe plus sociale (socle européen des droits sociaux)
  • OS 5. Une Europe plus proche des citoyens (développement durable des zones urbaines, rurales et côtières et initiatives locales) Je vous laisse apprécier la portion congrue qui serait laissée à nos problématiques d’accessibilité et de mobilité (OS3), de développement social (OS4) ou de développement local (OS5), qui ne sont pas de petits sujets pour le Finistère.

Je vous laisse apprécier la portion congrue qui serait laissée à nos problématiques d’accessibilité et de mobilité (OS3), de développement social (OS4) ou de développement local (OS5), qui ne sont pas de petits sujets pour le Finistère.

Au-delà du volume des enveloppes disponibles, le maintien de la subsidiarité reste également un enjeu. C’est l’Etat français qui négocie seul avec la Commission, et l’on entend des velleités de re-centralisation des fonds, au bénéfice des seules politiques de l’Etat. Si cet écueil parvenait à être dépassé, nous ferions face à une autre menace de recentralisation – régionale celle-ci. Nous nous positionnons d’ores et déjà sur cette question en proposant un montage innovant en termes de co-construction du Programme Opérationnel Régional et d’une nouvelle gouvernance multi-niveaux qui en découlerait.

J’en viens à présent sur l’actualité des coopérations. En 2019, la coopération avec la CIM Alto Minho devrait s’enrichir de trois nouveaux axes autour de l’éducation, des solidarités humaines et de la citoyenneté européenne. Notre nouveau VIE, Sébastien, est sur place et se tient à la disposition des territoires et des acteurs pour monter de nouveaux projets.

S’agissant de la Cornouailles, les brumes de la perfide Albion compliquent singulièrement le paysage. Politiquement le Corwall Council affiche sa volonté de continuer à coopérer. En aura-t’il la possibilité et les moyens ? Les possibilités de scénario de sortie du Royaume-Uni ou non restent aujourd’hui quasi infinies du fait du nombre d’incertitudes. Quelques questions importantes :

  • Y aura-t-il de nouvelles élections au Royaume-Uni ? et quels en seront les résultats ?
  • Un nouveau référendum peut-il être décidé ?
  • Les élections européennes peuvent-elles se tenir sans députés britanniques si la date du Brexit est repoussée ?

Il apparaît néanmoins aujourd’hui possible que la date du Brexit puisse être reportée de quelques mois pour de nouvelles discussions, qui ne devraient pas toucher sur la proposition d’accord en tant que tel mais sur les futures relations avec le Royaume-Uni une fois la sortie actée. Sur cette question, je ne peux conclure autrement que par « wait and see » !

S’agissant précisément de la coopération Cornouailles, le contrat de la VIE en place prend fin en septembre 2020. La coopération fête cette année ses 30 ans, dont 12 ans de présence de nos volontaires. L’agenda de la VIE est actuellement assez chargé :

  • La coopération Finistère-Cornouailles suit en ce moment le montage de 5 projets INTERREG Manche, et est également très active sur les dossiers Erasmus+ (lien collèges et monde associatif) et Europe pour les citoyens (jumelage Morlaix-Truro…).
  • Une grande partie du temps de travail est également liée :
    • aux demandes de stage/contacts (MFR Poullan, Gwennili, déplacement de la filière cinéma de l’Université de Falmouth, auteur cornique sur le festival jeunesse de Doëlan…)
    • à l’ouverture vers de nouvelles thématiques (social autour du handicap notamment)
    • aux projets culturels non liés à des financements (expo communes, expertise breton/cornique, déplacements en Cornouailles d’acteurs de l’industrie créative avec Morlaix Communauté)
    • au suivi du Brexit : retour précieux du VIE point de contact, tant pour les Finistériens que pour les Corniques, de plus la présence d’une VIE rassure les potentiels partenaires pour poursuivre leurs activités.

Pour notre coopération, deux scénarii possibles dans la perspective du Brexit :

Scénario 1 – DEAL (Brexit au 31 mars ou reporté)

D’ici à 2020, le Royaume-Uni est éligible à tous les fonds européens jusqu’à la fin de programmation. Contrairement à l’INTERREG Atlantique où il n’y a plus de projets possibles pour cette période, le programme INTERRREG Manche dispose encore de 135 millions d’euros non consommés.
Dans une moindre mesure, il reste également encore des dizaines de millions d’euros non programmés sur le programme INTERREG Europe du Nord-Ouest. On peut facilement prévoir un surplus de demandes sur ces programmes, et sur Erasmus+ pour des projets bilatéraux, car plusieurs organisations mettent actuellement leurs projets en suspens Post 2020, le Royaume-Uni sera probablement éligible à Erasmus+/H2020/le nouveau programme Europe pour les citoyens (« Droits et Valeurs ») sur un profil de type Norvège. Le Cornwall Council milite pour être également éligible aux INTERREG, néanmoins il semble peu probable qu’un INTERREG France-Manche-Angleterre soit reconduit tel quel. En revanche on peut imaginer un INTERREG regroupant le France-Manche-Angleterre, le Bénélux et l’Irlande, cette option étant soutenue par la Région Bretagne. Dans ce cas de figure, le maintien d’un VIE semble extrêmement pertinent, même post 2020. On pourrait envisager que des liens plus souples soient faits avec la coopération Pays de Galles (qui est la coopération gérée par la Région Bretagne) et l’Irlande, afin que son champ d’intervention et son portefeuille de contacts soit élargi sur cette zone

Scénario 2 – NO DEAL

C’est un scénario complexe à définir, car il y aura forcément des points d’accord pratiques entre l’UE et le Royaume-Uni, surtout dans la gestion de la programmation actuelle. En l’état, on peut envisager un positionnement du VIE davantage sur les échanges ne nécessitant pas de fonds européens : les jumelages, la mobilité jeunesse hors Erasmus+, le social ; et la positionner comme point d’entrée sur les questions d’une « eurorégion » celte et post-Brexit. Dans ce cas ses activités consisteraient à faire de la veille, de l’information et des propositions stratégiques sur la prochaine année, en lien avec la personne du Cornwall Council basée à Bruxelles notamment. La charge de travail restera importante au moins sur l’année 2019. Il est un peu tôt pour définir le post 2020, mais on discute déjà techniquement avec la Région Bretagne d’un VIE « celte », sur une zone qui couvrirait Irlande, le Pays de Galles et la Cornouailles anglaise. De son côté, la Cornouailles est en train de se rapprocher de son voisin gallois sur les questions post-Brexit, avec une délégation du gouvernement gallois qui se rend en Cornouailles dans les prochains mois. Il faudra également penser cette réflexion plus globale en lien avec le partenariat portugais, qui se fragiliserait s’il se maintenait sans autre coopération à côté. En effet, beaucoup de projets sont tripartites. A noter qu’une réunion est prévue le 6 mars prochaine à Brest avant le bureau de la CRPM (Commission Régionale des Régions Périphériques Maritimes) le 7 mars avec Julian German, 1er Vice-Président du Cornwall Council et Emily Kent, cheffe de service Economie, Compétences et Culture. Lors de cet entretien pourront être abordés ces différents scénarii et le futur de la coopération.

Pour le Département du Finistère, cette séquence européenne est l’occasion de rappeler et de promouvoir les valeurs communes qui irriguent à la fois notre projet politique local et l’idéal européen, où pour faire face aux enjeux d’un monde en transition et aux appels des peuples qui souffrent, nous devons rester « unis dans la diversité » comme le rappelle la devise de l’Europe.

Je vous remercie de votre attention.

Brest Métropole

La morale de l’action

Retrouvez ci-dessous mon intervention lors du Conseil Municipal de la Ville de Brest du mercredi 19 décembre 2018

Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Mesdames et Messieurs les Habitant.e.s,

C’est à vous, Mesdames et Messieurs les Habitant.e.s que je souhaite m’adresser en priorité.

J’entends bien que l’on critique les artisans, et notamment le premier d’entre eux. Je vous invite à considérer plutôt l’œuvre.

La politique que mène la majorité plurielle à Brest depuis 30 ans, ce n’est pas du théâtre. Ce ne sont pas des rumeurs de comptoir. Ce n’est pas le chœur des vierges. Ce n’est pas de la communication cynique comme au niveau national.

La politique que mène la majorité plurielle à Brest depuis 30 ans, c’est de l’action ! De l’action continue, quelles que soient les difficultés. De l’action fidèle à notre projet politique de « changer la vie » et de « changer la ville ». De l’action fidèle à nos valeurs de gauche, tendue vers la justice sociale et la plus grande ambition pour chaque brestois.e, quelle que soit sa condition de naissance ou de fortune.

Je vous en donne quelques exemples :

  • l’éducation, 1er budget de la ville. Rappelez-vous l’énergie considérable investie dans le Projet Educatif Local pour recentrer tous les acteurs associatifs et institutionnels autour de l’enfant. Ou les interventions culturelles comme le projet DEMOS qui fait participer les enfants des quartiers à la production d’un concert symphonique de haute culture.
  • je peux citer encore le sport pour tous, l’inclusion des personnes en situation de handicap, ou l’intervention sociale que nous avons organisée, coordonnée entre tous les acteurs de terrain, et qui fait que nous avons encore des réponses – coûte que coûte ! – à la détresse sociale grandissante, quand, dans bien d’autres grandes villes, il n’y en a plus depuis longtemps.
  • enfin, je regarde mes collègues maires des quartiers de l’Europe et de Saint Pierre, deux mairies créées au cours des derniers mandats, qui démontrent le souci de déployer nos politiques publiques au plus près des besoins, au plus près des brestois.e.s, avec la participation et en soutien des initiatives de nos conseillers de quartier. La participation citoyenne est progressivement devenue un réflexe de notre action politique, notre budget participatif brestois, qui était hier à l’honneur du journal télévisé national, le démontre.

Nous avons longtemps fait POUR toutes et tous. C’est l’ADN de 150 ans de socialisme municipal, dont nous faisons fructifier l’héritage aujourd’hui en faisant AVEC toutes et tous. Pour nous, les brestois.e.s sont une richesse, dans un monde en mutation où personne ne peut se targuer d’avoir seul les solutions d’avenir. Une richesse, et pas seulement un coût, qu’il faudrait par dogme abaisser pour que certains prospèrent pendant que d’autres survivent.

L’œuvre est collective. Nos anciens collègues aujourd’hui opposants y ont participé, et les voir se muer en accusateurs du comité de salut public pour préserver personnellement leur carrière politique me semble bien injuste.

Mauvais diseurs mais bons faiseurs, notre majorité de gauche dans toutes ses sensibilités, est rassemblée autour de l’intérêt de l’œuvre, au service des habitant.e.s. Cette majorité met toute son énergie pour que cette ville ait un avenir alors que beaucoup en haut lieu la méprisent.

Elle met toute son énergie pour que l’œuvre soit plus grande que ses oeuvriers.

Monsieur le Maire, les outrances et la mauvaise foi d’une opposition agitée ne changeront rien à la détermination de votre majorité solidaire.

Merci de m’avoir écoutée.

Département du Finistère

Un Stratégie Européenne Départementale pour le Finistère

Lors de la séance plénière du jeudi 18 octobre 2018, j’ai eu le plaisir de rapporter la proposition de la création d’une stratégie européenne départementale. Retrouvez ci-dessous l’intégralité de mon intervention :

Frédérique Bonnard Le Floc’h présente la stratégie européenne départementale en Finistère

Madame la Présidente, Mes Très Chers Collègues,

Au moment où je m’adresse à vous pour présenter ce rapport sur la Stratégie Européenne Départementale, les 27 Etats membres de l’Union sont réunis en Conseil européen. Tous les regards sont tournés vers le négociateur M. Michel Barnier et la première ministre anglaise, Mme Theresa May, dans l’attente anxieuse de l’annonce d’un accord – deal – ou de la constatation d’absence d’accord – no deal – qui règlera ce véritable divorce à l’italienne qu’est le Brexit.

Compte tenu des dernières déclarations, on s’achemine vers le prolongement de la période de négociation, avec l’intention mutuelle de parvenir à un accord quant aux futures relations sur le commerce et la sécurité entre Londres et Bruxelles. « Brexiternity » « Brexéternité » raillent déjà les commentateurs. Aucun des scénarii actuels n’est acceptable par les différentes tendances politiques du Parlement anglais, et il semblerait bien que ce soit le minuscule parti unioniste nord-irlandais qui détienne la clé du processus.

C’est en effet l’un des paradoxes, et non des moindres, que le Brexit du Royaume Uni soit suspendu au Backstop nord-irlandais : l’UE refuse de rallumer la mèche d’une guerre civile irlandaise en rétablissant des frontières entre République d’Irlande et Irlande du Nord, alors que de l’autre côté, les conservateurs unionistes refusent de réunifier de fait l’île d’Irlande en installant la frontière de l’UE sur les côtes anglaises, désunissant le Royaume Uni de son extension nord-irlandaise.

Après 40 ans de vie commune, personne ne s’étonnera que le divorce soit long, compliqué et horriblement coûteux. En fait, ce que chacun s’efforce de passer sous silence, c’est que le Brexit n’a aucun sens. Il est impossible de retrancher brutalement le Royaume Uni de l’Union Européenne. The uncomfortable truth is that #Brexit cannot be deliveredAnna Soubry, élue anglaise conservatrice du parti de Mme May, a twitté il y a trois jours : « the uncomfortable truth is that Brexit cannot be delivered ». Accord ou pas, les négociations diplomatiques fines dureront des années pour re-tisser, certainement d’une manière un peu différente et probablement moins avantageuse, le faisceau de liens économiques et d’échanges qui existent aujourd’hui. Entretemps, toute la façade Atlantique, et le Finistère en particulier, en auront subi les conséquences. Je pense notamment à la Britanny Ferries qui déjà, subi des pertes de change pour plusieurs millions d’euros, voit l’économie anglaise ralentir de jour en jour et fait passer de moins en moins de camions de part et d’autre de la Manche.

C’est aussi pour faire face à cette menace qu’a été conçue la stratégie européenne départementale qui vous est proposée aujourd’hui. Mais c’est loin d’être la seule raison. Nous assistons à un véritable alignement des planètes qui va décider du futur de l’Europe : Brexit, nouveau cadre financier pluriannuel et nouvelles politiques européennes pour la période 2021-2027, élections européennes en 2019. Et bien nous entendons peser sur chacun de ces enjeux.

Il s’agit d’abord pour notre département d’affirmer avec force une conviction politique claire, simple : l’idéal européen est notre idéal. L’Europe c’est la plus belle idée politique après la République. La liberté, la démocratie, la paix, la prospérité partagée par des peuples fraternels.

Mais allons de l’idéal au réel comme nous le conseille un grand homme : il n’est pas besoin d’être eurobéat ou eurosceptique pour constater que l’Union Européenne est au milieu du gué, et que c’est l’inachèvement de sa construction politique qui est la cause d’une bureaucratie paralysante, d’une diplomatie chancelante, d’un budget insuffisant, et surtout d’un véritable éloignement d’avec les citoyens, alors que ce sont ces derniers qui bénéficient en premier des politiques européennes.

Oui on doit être lucide si l’on veut sauver l’Europe des pères fondateurs. Croyez-moi, c’est une souffrance pour une européenne convaincue comme je le suis de voir l’Europe livrée aux chiens, aux cyniques anti-européens : les lobby sans âmes, les aventuriers politiques plus ou moins nationalistes qui conduisent les peuples au fachisme, par conviction, par opportunisme ou même par amateurisme, les notables déconnectés de l’urgence écologique, sociale, humaine de ce monde qui, partout, appelle au secours. Quelle souffrance de voir l’instrument de la plus grande sagesse collective perverti par les mangemorts de la politique. Un idéal on le sert, on ne s’en sert pas pour soi ou les siens !

Alors qu’importe, même si les temps sont obscurs et contraires, le Finistère affiche fièrement son ambition européenne comme un viatique pour le futur de nos territoires. Cette stratégie affirme la capacité du Département à projeter à l’international nos citoyens, nos excellences publiques ou privées, grâce à la capacité que nous avons de mettre à la disposition des acteurs – en interne du département comme à l’externe sur les territoires – une ingénierie rompue à la captation de la ressource européenne et au montage de projets coopératifs.

4 enjeux sont repérés dans cette stratégie territoriale :

  1. L’enjeu du porte-parolat. Etre la voix du Finistère dans l’élaboration des programmes européens à venir. La décentralisation étant à peu près dans le même état d’inachèvement politique que la construction de l’UE, vous comprendrez que laisser l’Etat et la Région définir ces programmes ne suffit pas. Nous devons faire entendre la voix spécifique du Département qui a un mode de gouvernance des fonds et des programmes européens très très subsidiarisé, très décentralisé si vous préférez. Il y a un danger de re-centralisation, nationale ou régionale, de cette question, car il y aura moins d’argent. Pour les gestionnaires, la tentation de l’affecter à ses politiques propres sera grande. Et que restera-t-il pour nos politiques départementales ? Vous comprenez que nous nous en préoccupions très en amont.
  2. L’enjeu de la captation de la ressource européenne : comment capter davantage de fonds en impliquant plus d’acteurs finistériens
  3. L’enjeu de la mobilisation des fonds européens au service des politiques départementales – notamment la problématique de la gestion du FSE+
  4. Enfin ouvrir le Finistère à l’Europe – c’est tout l’enjeu de la coopération territoriale et de la promotion de la citoyenneté européenne

Sans reprendre l’exhaustivité des éléments de ce long rapport, je souhaite illustrer ces enjeux par quelques exemples d’actions.

S’agissant du 1er enjeu nous proposons une action nouvelle visant à conduire une veille stratégique de l’information et de l’actualité européennes :

  • Tenir un observatoire des projets financés par les fonds européens
  • Elaborer un rapport annuel de l’état de la programmation des fonds européens territorialisés
  • Echanger avec les acteurs et partager les analyses
  • Organiser des réunions d’information sur les actualités européennes d’importance en direction des élus, des directions et des acteurs finistériens

Concernant le second enjeu, je citerai en priorité une nouvelle offre de service départementale consistant à mettre en place une ingénierie de projets européens s’appuyant sur la DECT et le pôle Europe qui vient d’être restructuré.

Le troisième enjeu comprend, entre autres, la proposition d’une contractualisation innovante, aussi bien avec l’Etat qu’avec nos territoires. Il s’agit de défendre auprès de l’Etat la non-prise en compte des dépenses liées aux programmes européens et les versements effectués « pour le compte de tiers » dans le pacte financier. Il s’agit également dans notre propre territorialisation de faire un lien systématique entre les projets inscrits dans les contrats de territoire et les financements européens.

Enfin le quatrième enjeu propose de renforcer notre connexion avec nos voisins et partenaires européens. C’est par essence l’objet de la nouvelle plateforme de coopération territoriale transmanche « Britanny Connexion » à l’initiative de Morlaix Communauté. Elle a été lancée vendredi dernier en présence d’une forte délégation cornique et témoigne de la vitalité de la coopération et de la nécessité du soutien départemental, sans laquelle elle n’aurait pas vu le jour puisque c’est notre VIE en Cornouaille anglaise qui a organisé les échanges.

Dernier exemple qui concerne la citoyenneté européenne avec l’organisation en ce moment par le Département de 3 consultations citoyennes européennes à destination des jeunes formés dans les maisons familiales rurales. La 1ère a eu lieu à la MFR de Ploudaniel il a 2 jours et a rassemblé les 4ème pro sur le thème « et vous les jeunes, quelle est votre Europe ? » avec l’aide de l’association Breizh Europe et de la Maison de l’Europe de Rennes.

Je vous invite à lire l’intégralité des propositions d’action du rapport pour en apprécier la diversité et, le cas échéant, être en mesure de suggérer des pistes complémentaires.

Cette stratégie a vocation d’être déclinée en objectifs dans un plan d’action qui sera évalué chaque année. C’est la stratégie du Département en tant que territoire, qui concerne donc autant l’institution que les acteurs socio-économiques finistériens, elle a nécessairement une forte dimension d’animation territoriale. Pour ce faire nous proposons une gouvernance informelle par la « team Europe » qui rassemblera les collectivités et les organisations directement impliquées dans les politiques européennes. C’est une véritable ambition collective. C’est pourquoi j’invite tous les collègues intéressés à se saisir de cette opportunité pour que, collectivement, nous puissions dire, en paraphrasant Gandhi, « nous sommes nous-même l’Europe que nous voulons voir advenir dans ce monde. »

Département du Finistère

Britanny Connexion : l’alliance des territoires contre le repli nationaliste en Europe

Lancement de la plateforme de coopération territoriale avec la Cornouaille Britannique Britanny Connexion sur le navire de la Brittany Ferries

Vendredi 12 octobre 2018 a eu lieu le lancement de la plateforme de coopération territoriale « Britanny Connexion », véritable symbole des efforts des territoires pour contrer les effets déstructurants du Brexit sur notre pointe bretonne. Les finistériens – et sans m’avancer outre mesure, les bretons en général – refusent absolument d’entrer dans la logique délétère du repli nationaliste contre la construction européenne.

Pour preuve, l’initiative de Clotilde Berthemet, élue de Morlaix Communauté, d’organiser une plateforme d’échanges avec la Cornouaille Britannique et le Devon, qui pourra être, si nécessaire, étendue à d’autres régions britanniques. Dès l’origine du projet, j’ai accompagné cette aventure avec enthousiasme, en mettant à disposition les moyens du Conseil Départemental : notre agent au Cornwall Council à Truro a organisé les délégations réciproques. La Région Bretagne apporte quant à elle un soutien financier.

Des ateliers thématiques ont eu lieu entre anglais et finistériens sur les thématiques des industries créatives, du tourisme, de l’économie, du numérique… afin de nouer des contacts et imaginer des projets trans-Manche, à financer grâce aux fonds européens (les britanniques sont éligibles à ces fonds jusqu’en 2020).

Le Brexit a été largement abordé durant cet évènement, avec la volonté de part et d’autre de continuer à coopérer malgré les difficultés qui s’annoncent, et face auxquelles nous seront collectivement mieux préparés et mieux armés grâce à nos coopérations.

Département du Finistère

Le relevé des décisions de la commission permanente du Département du 1er octobre 2018

La commission permanente du conseil départemental du Finistère s’est réunie le 1er octobre 2018

Les instances de délibération politique du Conseil Départemental du Finistère interviennent à intervalle généralement mensuelle, soit en commission permanente, soit en séance plénière. Toute l’assemblée départementale est alors réunie et vote les décisions engageant nos budgets, ou débattent à la suite de présentations techniques.

Un compte-rendu succint des décisions est publié systématiquement après chaque instance, et envoyé à la presse locale pour qu’elle en rende compte à la population. Sur Brest Métropole, les choix éditoriaux de la presse locale sont rarement en faveur de cette communication. C’est pourquoi je me propose de la relayer désormais sur ce blog, sous forme d’un lien vers un fichier .docx ci-dessous appelé CR (pour Compte Rendu) CP (pour Commission Permanente) du 1er octobre 2018 – BM (pour Brest Métropole).

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à commenter. Bonne lecture !

CR CP du 1er octobre 2018 – BM

Département du Finistère

C’est le printemps européen en Finistère !

Le Département du Finistère fête l’Europe en Bretagne !

Chaque année, le Conseil départemental du Finistère organise au printemps des animations dédiées à l’Europe. Ces mois représentent l’occasion de valoriser les initiatives menées par le Conseil départemental et plusieurs partenaires afin de célébrer une Europe riche de ses diversités et ainsi la rapprocher des citoyen.ne.s.

L’année européenne de la culture

Après une année 2017 consacrée à l’engagement associatif et au bénévolat, Nathalie Sarrabezolles, Présidente du Conseil départemental du Finistère, a souhaité faire de 2018 l’année de la culture dans le département. Cette initiative, qui s’inscrit dans l’année européenne du patrimoine culturel, vise à promouvoir l’ensemble de la dynamique culturelle finistérienne, portée par ses acteurs.trices, professionnel.le.s, bénévoles et élu.e.s. Plusieurs animations culturelles proposées par nos partenaires ou directement mises en œuvre le Département s’inscrivent ainsi dans le cadre du Printemps de l’Europe.

  • « L’Europe en bibliothèques »

Le service de la Bibliothèque départementale du Finistère en lien avec le réseau des bibliothèques du Finistère a réalisé une bibliographie incluant tous les supports disponibles (livres, CD, DVD et autres supports numériques) pour assurer la promotion de l’Europe en littérature. La bibliothèque de Plozévet organise la 2ème quinzaine de mai deux animations ludiques autour de l’Europe : lecture de contes européens et découverte de jeux européens.

  • « Artistes Tchèques en Bretagne », une exposition du Musée départemental Breton

Cette exposition a été co-construite avec la Galerie nationale de Prague. Des œuvres issues de la Galerie nationale de Prague, du musée d’Ostrava et des prêts de particuliers complèteront les collections du Musée départemental Breton. L’exposition débute le 16 juin prochain.

  • Ti Ar Vro Kemper

Dans le cadre de la Redadeg, Ti Ar Vro Kemper propose un concert européen le soir du 4 mai place St Corentin à Quimper, et un colloque sur les langues européennes régionales le lendemain au Centre des Congrès du Chapeau Rouge de Quimper, en présence de partenaires de Cornouailles britannique, du Pays de Galles, d’Irlande, du Pays Basque, de Galice…

  • Côte Ouest et le réseau « Cinéphare » : « L’Europe en courts » 

Pour la 3ème année consécutive, le Conseil départemental du Finistère, l’association Côte Ouest et le réseau « Cinéphare » s’associent pour mettre à l’honneur le court métrage européen et ses différentes facettes. Rendez-vous à partir du 7 mai pour une séance spéciale qui dresse le portrait d’une « Europe en courts » avec la projection de 6 films sélectionnés au Festival Européen du Film Court de Brest. En une heure et demie, les formes cinématographiques, les langues, les couleurs et les genres se succèdent et se répondent pour dessiner un portrait en mosaïque de l’Europe d’aujourd’hui. Dates et horaires : à partir du 7 mai à 20h30 jusqu’au 4 juin, 14 séances prévues. Tarif : en fonction des cinémas participant à l’opération. Liste détaillée : www.filmcourt.fr

La Citoyenneté européenne

  • L’Europe dans vos assiettes au collège

Afin de toucher le public des collégiens, l’opération « l’Europe dans vos assiettes » est organisée dans 21 collèges publics. La découverte des spécialités européennes est au programme des restaurants scolaires du 14 Mai au 31 Mai. En parallèle des animations seront mises en œuvre par les équipes enseignantes pour sensibiliser à la citoyenneté européenne. Cette année, un quizz sur l’Europe sera également proposé aux collégiens et des livres pédagogiques sur l’Union européenne sont à gagner.

  • Gwennili : des actions à destination des jeunes finistériens

Pour la première fois, l’association Gwennili participe aux animations du printemps de l’Europe et proposera deux animations en mai et juin :

– 15 mai à 17h30 au Mox Café à Quimper : un café des langues sera organisé pour informer les jeunes sur la mobilité européenne

–  2 juin de 14h-17h au Terrain Blanc (MPT de Penhars) : 5 volontaires venant de différents pays européens en mission en Finistère proposeront différents ateliers et jeux sur l’Europe.

  • Un colloque sur l’avenir des fonds de cohésion européen

Le Département du Finistère en partenariat avec l’Association Française du Conseil des Communes et Régions d’Europe proposera un colloque le 26 juin prochain, à partir de 9h30, à la Maison du Département, à Quimper, sur les enjeux de la future politique de cohésion de l’Union Européenne

  • L’Europe en action

L’Union Européenne, via son appui financier, participe à faire vivre de nombreux projets dans les territoires. Dans le cadre du printemps de l’Europe, plusieurs acteurs de l’insertion, accompagnés par le Fonds Social Européen, ouvrent leurs portes. Il est ainsi prévu, le 28 mai, une visite des locaux de l’association En route pour l’Emploi (ERPE) qui mène un chantier d’insertion mécanique, une la plateforme mobilité et l’autoécole feu vert mobilité. L’association est basée à Brest, au 1 de la rue Louis Pidoux. Des « portes ouvertes » supplémentaires sont en cours de construction en lien avec nos partenaires de l’insertion.

Les coopérations européennes du Département

  • Expo photos Pen ar Bed / Cornwall / Alto Minho

Le Département du Finistère a construit deux coopérations européennes en Cornouailles britannique (UK) et avec la CIM Alto Minho (Portugal). Ces partenariats privilégiés sont nés du constat de similitudes entre les territoires, que ce soit autour de la géographie que des problématiques communes. Afin de faire mieux connaître ces traits communs, une exposition photos mettant en parallèle ces trois territoires sur des thématiques partagées a été réalisée. Cette exposition sera présentée du 21 Mai au 15 Juin à la Maison du Département.

Le projet européen SANA, déposé dans le cadre de l’action « petits partenariats collaboratifs » du programme européen Erasmus+ est le résultat du travail mené avec la CIM Altho Minho. Ce projet réunit les partenaires suivants : le Conseil départemental du Finistère en tant que Chef de file, le Comité Départemental du Handisport du Finistère (CDH29), la CIM Alto Minho (collectivité portugaise) et AGAN (Association des activités nautiques de Galice). Il a pour objectif d’améliorer l’offre sportive de pleine nature (sports nautiques, randonnées, vélo) pour les personnes en situation de handicap. Ce projet va permettre de préfigurer un label «  Sport & Handicap », de développer une mallette pédagogique à destination des animateurs sportifs et des bénévoles sur l’utilisation des équipements adaptés mais aussi sur les pratiques sportives adaptées Ces mois prochains, et notamment en juillet, deux expérimentations ouvertes au grand public seront menées en Finistère pour préfigurer le label.