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Brexit : et après ?

On sait peu de choses sur les conséquences réelles du Brexit de nos voisins anglais. En revanche, il est intéressant de rappeler le processus qui vient d’être déclenché par le référendum.

Après le discours de Mr. Cameron, le gouvernement du Royaume-Uni devra :

  • Choisir un nouveau leader (prévu en octobre 2016)
  • Décider quand (et comment) utiliser l’art. 50 des traités européens sur la manière de quitter l’UE.

L’article 50 engendrera alors l’ouverture des discussions sur le mandat de négociation. Ce mandat portant soit sur les futures relations, soit seulement sur la sortie.

– 2 résultats possibles :

o Un accord de sortie est trouvé dans les 2 ans.

o Aucun accord de sortie n’est trouvé dans les 2 ans, 2 issues possibles :

  1. Etendre la période et ré-ouvrir les négociations
  2. Si aucune unanimité, les négociations se retrouveront dans une impasse.

L’accord de ratification est accepté : le Royaume Uni sort de l’UE.

Il n’est pas accepté : c’est une nouvelle impasse.

Il est à noter que l’Ecosse et l’Irlande du nord ont déjà exprimé leur volonté de rester dans l’UE.

En outre, les espaces atlantiques du Royaume Uni, ceux avec qui coopèrent régulièrement avec les territoires bretons (South West, une partie du North West et le Pays de Galles) ont voté en majorité pour quitter l’UE, à l’exception de l’Ecosse, de l’Irlande du Nord et des districts et régions suivantes :
Liverpool (NW); Wirall (NW); Sefton (NW); Ceredigion (W); Vale of Glamorgan (W); Gwynedd (W); Cardiff (W); Monmouthshire (W). South Hams (SW) Bristol (SW); Mendip (SW); Bath & North East Somerset (SW); Isles of Scilly (SW); South Lakeland (NW); Gibraltar.

Aucune information n’existe à propos de l’impact sur les programmes INTERREG ou sur les accords de pêches. Toutefois, Donald Tusk, président de l’UE, assure que toute la législation de l’EU s’appliquera jusqu’à la fin des négociations.

Il est regrettable que le populisme des dirigeants anglais ait engendré cette europhobie stérile. L’Angleterre compte-t-elle réguler à elle seule l’économie libérale mondialisée qui fait tant de dégâts sociaux sur son territoire ? Réguler la finance aveugle est un combat qui ne peut se mener que collectivement. Si des gens ont faim, si des personnes sont sans soins, si les services publics n’existent plus en Angleterre, ce n’est pas la faute de l’Europe mais celle de l’incurie de ses dirigeants. Ces derniers tentent de détourner les regards du peuple de son incompétence cupide, ils ont ouvert la boîte de Pandore du populisme.

L’Europe doit se préparer à de profondes réformes politiques pour ne pas être balayée par cette lame de fond. Et en premier, remettre le projet social au cœur de la construction européenne.

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