Brest Métropole, Département du Finistère

2018, se recentrer sur l’essentiel

Meilleurs vœux pour l’année 2018 qui commence !

Meilleurs vœux à chacune et chacun d’entre vous ! Même si l’époque est particulière, le regard que nous choisissons de porter sur la réalité peut changer notre manière d’être, changer notre manière de faire, et in fine trouver ce qu’il y a de meilleur en chaque rencontre et en chaque situation. C’est le premier vœux que je formule : entrons dans cette nouvelle année les yeux ouverts et mettons de côtés les préjugés qui nous affligent.

2018 s’ouvre dans le tumulte médiatique et la confusion politique qui nous sont désormais familiers. Beaucoup d’entre nous se sentent perdus et trouvent l’horizon bien sombre. Le décalage entre les paroles et les actes des personnes en situation de responsabilité devient insupportable face à l’urgence de nous retrouver autour d’un projet commun pour l’avenir de l’humanité. Les inondations en France signent l’urgence climatique, les attentats meurtriers à Kaboul signent l’urgence diplomatique, les naufrages en Méditerranée signent l’urgence humanitaire, la précarité et la pauvreté galopante signent l’urgence sociale et économique, les scandales mettant en cause des personnalités harceleuses signent l’urgence féministe… j’arrête là cette énumération qui fait l’actualité quotidienne de ce début d’année. Stop. Se poser, réfléchir, s’ouvrir à la parole de l’Autre, décider ensemble : les remèdes sont connus, les valeurs sont posées. Assez de dire la Liberté, l’Egalité, la Fraternité : à présent il faut faire !

Faire société. Ensemble. Pour cela, il nous faudra tout d’abord résister au flot d’injonctions médiatiques et politiques qui nous divisent. Non, ce n’est pas la faute des autres, prenons chacun notre part du travail à mener. Oui, on peut débattre sans s’exclure. Non, les différences ne sont pas un problème en soi, lorsque l’on a la volonté partagée d’arriver à un but commun. Au contraire, « dans l’écart se trouvent les ressources pour produire du commun » dit le philosophe François Jullien. Non, le commun, ce n’est pas le même, ni le semblable. Oui c’est autre chose, c’est une création originale. C’est ce qui arrive quand on est vivants ici et maintenant, sans regarder l’Autre avec les yeux du passé, les yeux de la peur, les yeux du mépris de classe, les yeux de la volonté de domination.

« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux » dit Antoine de Saint Exupéry, habitué à voler de nuit sans instruments en s’orientant aux étoiles. Changer de regard, c’est aborder le monde avec le cœur. Celui qui protège l’humanité de sa folie et de sa violence intrinsèque depuis l’aube des temps, en nous permettant d’avoir accès à l’attachement, aux émotions, à l’élan d’être ensemble. Nous le partageons avec tous les mammifères, c’est notre algorithme de survie principal. Nos aptitudes sociales hors-norme ont fait de nous les dominants de tous les animaux terrestres. Notre IN (intelligence naturelle) est tellement plus complexe que l’IA (intelligence artificielle) que nous avons encore beaucoup de marge avant d’être asservis par des ordinateurs. Ce qui est triste, c’est que nous nous asservissons nous-mêmes, prenant les effets pour les causes, les vessies des puissants – seigneurs de la mauvaise foi – pour des lanternes politiques. Ce qui est triste, c’est que nous abdiquons nos responsabilités de dominants envers les animaux dominés, l’environnement domestiqué, les faibles de toute nature. N’avons-nous pas mieux à faire avec tout ce pouvoir ?

Il n’y a pas de dogme dans l’ici et le maintenant. Ni religieux, ni politique, ni idéologique. Juste une Liberté vertigineuse. Un gouffre, si l’on ne prend garde à la borner par l’Egalité et la Fraternité. Dans mon travail politique, j’essaie de développer toujours plus avant la participation des acteurs, quelles que soient les parties prenantes, citoyennes et citoyens isolés ou organisés, institutions, entreprises, et même en interne élus et services. Voir ensemble les problèmes, vivre ensemble le travail, fabriquer ensemble les réponses, mettre en œuvre ensemble. Complexe et imparfait, comme la Vie qui sans cesse invente et innove. En 2018, conjuguons le verbe vivre au présent de l’humanité.

Previous Post Next Post

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply