All Posts By

frederiquehubon

Département du Finistère

Décisions de la Commission Permanente du CD29 du 2 septembre 2019

Pour les cantons de Brest Métropole, c’est plus de 296 050 € de crédits engagés par la collectivité départementale qui se déclinent de la manière suivante :

*** Soutenir des projets culturels transversaux
Association Danse à tous les étages – Brest
– 5 000 € Appel à projets « Culture solidaire » :  » Créatives à Brest « 
– 5 000 € Appel à projets « Culture solidaire » : « Créatives à Morlaix »
Association Vivre le Monde – Brest
– 3 500 € Appel à projets « Culture solidaire » :  » Rencontre 19/20″
Le Fourneau, Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public – Brest
– 8 000 € Appel à projets « Culture solidaire » : « Odyssée en terres finistériennes »
Le Quartz – Brest
– 4 000 € Appel à projets « Culture solidaire » : « Re-pulse »
REMA / SPIC la Carène – Brest
– 7 000 € Appel à projets « Culture solidaire » : Instrumentarium numérique et handicap, la musique pour
tous – Résidence de création
Association Un soir à l’ouest – Brest
– 8 000 € Appel à projets « Culture solidaire » :  » Kerlevenez en danse « 
Association le festival invisible (Studio fantôme) – Brest
– 3 500 € Appel à projets « Culture solidaire » :  » les femmes dans l’Histoire images d’archives, musique
et paroles au service de la mémoire « 
Compagnie Dérézo – Brest
– 5 000 € Appel à projets « Culture solidaire » : Ateliers d’expression artistique CCAS-DEREZO « Ulis sur les
îles »
Association le festival invisible (Studio fantôme) – Brest
– 2 500 € Appel à projets « Culture solidaire » :  » Chansons carton « 
Association Ultra – Le Relecq-Kerhuon
– 5 000 € Appel à projets « Culture solidaire » : « la Station lente – Phase II Low – Tech Lab »
– 4 500 € Appel à projets « Culture solidaire » : « Le Patio, une innovation sociale par le Design »
*** Soutenir la dynamique des arts vivants et des pratiques artistiques sur les territoires
Association Marmouzic – Brest
– 5 000 € Annule et remplace la demande présentée à la commission permanente du 4 février 2019 en
raison d’une erreur sur la dénomination de l’association
*** Education-jeunesse
** Moderniser et rendre accessibles les collèges publics
Cité Harteloire – Brest
– 14 640 € Subvention exceptionnelle de fonctionnement
Collège Kerhallet – Brest
– 6 676 € Subvention d’investissement pour l’acquisition du matériel de cuisine
** Soutenir les actions éducatives des collèges
Collège Harteloire – Brest
– 600 € Subvention dispositif « collège et territoire » : Projet « C’est pour moi »
– 600 € Subvention dispositif « collège et territoire » : Projet « Avancer les yeux bandés »
Collège Saint Pol Roux – Brest
– 500 € Subvention appel à projet «# Body acteur » : Ateliers encadrés sur les temps méridiens
Collège Kerhallet – Brest
– 1 000 € Subvention appel à projet «# Body acteur » : Ateliers encadrés sur les temps méridiens
– 2 324,80 € Subvention pour le dispositif « collège au cinéma »
Collège Fontaine Margot – Brest
– 1 000 € Subvention appel à projet «# Body acteur » : ½ Journée Sport Armées Jeunesse (SAJ)
– 4 000 € Subvention pour l’appel à projets « Jumelages Culturels »
Collège Les 4 Moulins – Brest
– 1 800 € Subvention du dispositif « Agendas 21 des collèges »
Collège Saint Michel – Plouzané
– 1 500 € Subvention du dispositif « Agendas 21 des collèges »
« Ensemble Sillages » pour la collaboration avec le collège Anna Marly – Brest
– 4 000 € Subvention pour l’appel à projets « Jumelages Culturels »
« La Carène » pour la collaboration avec le collège Kerallan – Plouzané
– 6 000 € Subvention pour l’appel à projets « Jumelages Culturels »
Collège Victoire Daubié – Plouzané
– 6 000 € Subvention pour l’appel à projets « Jumelages Culturels »
– 1 079,25 € Subvention pour le dispositif « collège au cinéma »
Collège Kerbonne Javouhey – Brest
– 6 000 € Subvention pour l’appel à projets « Jumelages Culturels »
Collège Anna Marly – Brest
– 490 € Subvention pour le dispositif « collège au cinéma »
Collège l’Iroise – Brest
– 299,25 € Subvention pour le dispositif « collège au cinéma »
Collège Penn Ar C’hleuz – Brest
– 2 058,75 € Subvention pour le dispositif « collège au cinéma »
Collège Croas Ar Pennoc – Guilers
– 1 016 € Subvention pour le dispositif « collège au cinéma »
Collège La Croix Rouge – Brest
– 2 375 € Subvention pour le dispositif « collège au cinéma »
Collèges La Fontaine Margot, Iroise, Anna Marly, Harteloire, Kerhallet – Brest
Collège La Fontaine Blanche – Plougastel Daoulas
– 5 000 € Subvention dispositif « collège et territoire » : Projet Trophée d’improvisation Saison 2
Collège Vizac – Guipavas
– 3 840 € Subvention pour l’appel à projets « Jumelages Culturels »
– 800 € Subvention dispositif « collège et territoire » : Projet « Lire pour devenir, écrire pour s’affranchir »
– 750 € Subvention dispositif « collège et territoire » : Projet « Au fil des maux ; de la différence à l’indifférence »
– 650 € Subvention dispositif « collège et territoire » : Projet Médiation par les pairs « parler pour s’apaiser »
– 603,75 € Subvention pour le dispositif « collège au cinéma »
Collège Camille Vallaux – Le Relecq Kerhuon
– 4 000 € Subvention du dispositif « Agendas 21 des collèges »
– 1 042,50 € Subvention pour le dispositif « collège au cinéma »
« Plages magnétiques » pour la collaboration avec le collège Camille Vallaux – Le Relecq Kerhuon
– 4 000 € Subvention pour l’appel à projets « Jumelages Culturels »
Collège Diwan – Le Relecq Kerhuon
– 4 000 € Subvention pour l’appel à projets « Jumelages Culturels »
– 2 190 € Subvention pour le dispositif « collège au cinéma »
Collège La Fontaine Blanche – Plougastel-Daoulas
– 581 € Subvention pour le dispositif « collège au cinéma »
Soutenir la planification et l’éducation familiale
Subvention dans le cadre de l’appel à projet vie affective et sexuelle (collège et territoire)
Collège Croas Ar Pennoc – Guilers : 250 €
Collège Saint Pol Roux – Brest : 500 €
Collège L’Harteloire – Brest : 800 €
** Doter les collèges en matériel ou participer à leur financement
Collège Kerhallet – Brest
– 554 € Subvention pour des équipements mobiliers
– 197 € Aide à l’acquisition de matériels de cuisine
Collège Anna Marly – Brest
– 17 119 € Subvention pour l’acquisition de matériels de cuisine
Collège Kerallan – Plouzané
– 453 € Subvention pour la réparation de matériel de cuisine
Collège Anna Marly – Brest
– 1 170 € Subvention pour des équipements mobiliers
Collège La Fontaine Margot Kéranroux – Brest
– 7 054 € Subvention pour des équipements mobiliers
Collège Victoire Daubié – Plouzané
– 1 737 € Subvention pour des équipements sportifs
Collège Camille Vallaux – Le Relecq-Kerhuon
– 1 455 € Subvention pour l’acquisition de matériels de cuisine
– 1 085 € Subvention d’entretien des locaux
– 419,94 € Subvention pour des équipements pédagogiques
Collège Fontaine Blanche – Plougastel-Daoulas
– 1 530 € Subvention pour la réparation de matériel de cuisine
** Soutenir l’information, les initiatives et les engagements des jeunes
Association O’BORDELO – Guipavas
– 1 500 € Fonds d’aide à l’initiative et aux projets des jeunes : « O’Bordel’O 2019»
La Maison des Lycéens de Dupuy de Lome – Brest
– 1 500 € Fonds d’aide à l’initiative et aux projets des jeunes : « Nous, les jeunes »
*** Emploi- Attractivité
** Valoriser la mer et le littoral
Association Terre de Glisse – Brest
– 17 950 € Aide aux manifestations nautiques : Finist’Air Sailing
Ligue de Bretagne de Voile – Brest
– 8 000 € Aide aux manifestations nautiques : Tour de Bretagne à la Voile : étapes de Brest et Concarneau
Canoë Kayak Brestois – Brest
– 9 195 € Aide à l’acquisition de matériel nautique
– 3 705 € Aide à la filière haut niveau
Société des Régates – Brest
– 6 019 € Aide à l’acquisition de matériel nautique
*** Enfance – Famille
** Soutenir la parentalité
LAEP « Les Brinics » Association les Amarres Centre social & culturel – Brest
– 9 098 € Subvention 2019
** Soutenir les modes d’accueil de la petite enfance
Subvention de fonctionnement
Association Don Bosco – Gouesnou : 1 058 €
Commune de Brest : 1 4145 €
Commune de Guilers : 1 679 €
Commune de Plouzané : 3 105 €
Commune de Guipavas : 2 461 €
Commune du Relecq-Kerhuon : 1 541 €
Commune de Plougastel-Daoulas : 2 369 €
*** Europe-International
** Encourager la coopération décentralisée et la solidarité internationale
Breizh Mali – Plouzané
– 1 500 € Appel à projets « objectifs de développement durable » : Projet d’appui au centre de santé
communautaire du village de Pomorododiou, dans le pays Dogon au Mali
Comité d’animation couleur quartier – Brest
– 3 375 € Appel à projets « jeunesse et citoyenneté » : Chantier solidaire de 8 jeunes au Togo
*** Insertion
** Favoriser les conditions d’accès et de retour à l’emploi
DEFIS Emploi Pays de Brest : protocole d’accord 2014/2021 pour la mise en œuvre du
PLIE – Pays de Brest
– Avenant au protocole d’accord 2014/2021 pour la mise en œuvre du PLIE porté par l’association DEFIS Emploi
*** Mobilités
** Promouvoir les modes doux et les modes de transport alternatifs à la voiture en solo
Brest A Pied A Vélo – Pays de Brest
– 1 600 € Subvention dans le cadre d’un appel à projets mobilité : Challenges « à vélo au boulot »
Association Don Bosco / Direction Mobilité – Pays de Brest
– 1 100 € Subvention dans le cadre d’un appel à projets mobilité : Le vélo simple et à assistance électrique au service d’un parcours d’insertion et de formation professionnelle
Astérie – Presqu’île de Plougastel
– 2 000 € Subvention dans le cadre d’un appel à projets mobilité : La Cabane à pouce ou dispositif d’autostop organisé
*** Sport
** Agir en faveur du sport pour tous
Commune de Guilers
– 7 416 € Soutien à la rénovation du Fort de Penfeld : Réfection du toit du gymnase
Fédération française des Echecs – Brest
– 4 000 € Soutien au championnat de France des 12 meilleurs clubs au complexe sportif de l’UBO

Département du Finistère

Décisions de la Commission Permanente du Conseil Départemental du Finistère du 1er juillet 2019

Pour les cantons de Brest Métropole, c’est plus de 2 697 560€ de crédits engagés par la collectivité départementale, qui se déclinent de la manière suivante :

  • Association Côte Ouest – Brest – 2 500 € Soutien au projet « culture et handicap » Association Longueur d’Ondes – Brest – 5 000 € Soutien au programme d’éducation à l’image et d’ateliers de sensibilisation des publics à l’écoute et à la radio Soutenir la dynamique des arts vivants et des pratiques artistiques sur les territoires La Rigole – Brest – 7 500 € , Aide à la coproduction du projet « Si Camille n’était pas morte » de S. d’Orgeval Valoriser et conserver les archives Ville de Brest – Brest – 5 565,45 €
  • Participation aux travaux du dépôt annexe des archives départementales Conserver et valoriser le patrimoine architectural et archéologique sur les territoires CEPAM UMR 7264 – Plougastel-Daoulas – 12 000 € Soutien au projet de fouilles archéologiques sur le site du Rocher de l’Impératrice
  • Préserver et soutenir le développement culturel des musées et des sites du réseau Association « Les amis du patrimoine » – Musée de la fraise et du patrimoine – Plougastel Daoulas dans le cadre du Contrat de territoire avec Brest Métropole – 6 666 €
  • Aide au fonctionnement Ancrer les arts visuels en Finistère Image – Plougastel-Daoulas – 7 650 € Soutien aux postes d’animateurs de cinéma art et essais associatifs
  • Education-jeunesse Promouvoir le développement social local du Pays de Brest Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) – Pays de Brest – 8 160 € Soutien à l’accompagnement individuel visant à l’autonomie des jeunes
  • Soutenir l’enseignement supérieur et la recherche Brest’aim – Brest – 200 000 € Programme de développement de culture scientifique d’Océanopolis
  • Soutenir la transmission et la pratique de la langue bretonne Sked – Brest – 1 200 € Aide aux projets intergénérationnels « Tro-dro dit ! »
  • Soutenir l’information, les initiatives et les engagements des jeunes Evasion Pays Accueil Loisirs – Brest – 7 500 €
  • Soutien au fonctionnement Un habitant – Guilers – 200 €
  • Aide à l’obtention du BAFA (brevet d’animateur aux fonctions d’animateur) Maison Pour Tous de Pen Ar Creach – Brest – 7 650 €
  • Soutien aux fonctions de coordination 2019 Doter les collèges en matériel ou participer à leur financement – Subvention de réparation de matériel de cuisine : Collège public Kerallan – Plouzané : 879 € Collège public Victoire Daubié – Plouzané : 2 684 € Collège public Anna Marly – Brest : 4 564 €
  • Moderniser et rendre accessibles les collèges publics (programme pluriannuel de travaux) Collège La Fontaine Margot Keranroux – Brest – 8 403 €
  • Subvention pour la création de terrains de basket Collège du Vizac – Guipavas – 150 000 € Traitement acoustique de salles
  • Accompagner les investissements dans les collèges privés – Soutien à l’investissement (rénovation, construction, accessibilité bâtiments socilalires…) : Ogec Collège privé Saint Michel – Plouzané : 28 724 € Ogec Groupe Scolaire Collège privé La Croix Rouge – Brest : 92 426 € Ogec Groupe Scolaire de L’estran Lycée Privé Charles de Foucaud – Brest : 114 372 € Ogec Groupe Scolaire – Lycée Privé Javouhey Kerbonne – Brest : 43 848 € Ogec Groupe Scolaire Sainte Anne – Brest : 95 493 € Ogec Groupe Scolaire St Vincent Collège privé Saint Vincent – Brest : 34 428 € Ogec Sainte Marie – Collège privé Sainte Marie – Guilers : 16 766 € Ogec Collège Saint Jean De La Croix – Collège privé St Jean de la Croix – Le Relecq Kerhuon : 32 144 € Ogec Saint Charles Sacré Coeur – Collège privé Saint Charles – Guipavas : 44 981 € Ogec Ste Anne – Collège privé Sainte Anne – Plougastel Daoulas : 51 151 € Skolaj Diwan Penn Ar Bed – Le Relecq Kerhuon : 42 889 € – Soutien à l’achat de matériel informatique : Collège privé La Croix Rouge – Brest : 10 803 € Collège privé Estran – Brest : 10 483 € Collège privé A.M. Javouhey – Brest : 12 278 € Collège privé Sainte Anne – Brest : 9 246 € Collège privé Saint Vincent – Brest : 6 141 € Collège privé Sainte Marie – Guilers : 4 866 € Collège privé Saint Michel – Plouzané : 6 015 € Collège privé Saint Charles – Guipavas : 7 251 € Collège privé Diwan Penn Ar Bed – Le Relecq-Kerhuon : 5 690 € Collège privé Saint Jean de La Croix – Le Relecq-Kerhuon : 8 564 € Collège privé Sainte Anne – Plougastel-Daoulas : 7 066 €
  • Aide aux travaux dans les écoles bilingues breton du 1er degré Ville de Brest dans le cadre du Contrat de territoire avec Brest Métropole – 41 975 €
  • Aides aux travaux à l’école du Forestou – 60 000 € Aides aux travaux au groupe scolaire Paul Eluard – 80 000 € Aides aux travaux, regroupement des écoles maternelles Lyon et Algésiras – 53 210 € Aides aux travaux à l’école Jean Macé
  • Assurer le fonctionnement des collèges publics – Dotation Education physique et sportive 2019 Collège public Harteloire – Brest : 13 383,57 € Collège public Iles Du Ponant – Brest : 3 163,39 € Collège public Iroise – Brest : 19 710,34 € Collège public La Fontaine Margot – Kéranroux – Brest : 13 870,24 € Collège public Kerhallet – Brest : 15 086,93 € Collège public Les Quatre Moulins – Brest : 13 383,57 € Collège public Anna-Marly – Brest : 12 653,55 € Collège public Penn Ar Ch’leuz – Brest : 10 195,42 € Collège public Saint Pol Roux – Brest : 10 220,18 € Collège public Croas Ar Pennoc – Guilers : 10 220,18 € Collège public Kerallan – Plouzané : 11 923,54 € Collège public Victoire Daubié – Plouzané : 10 950,19 € Collège public du Vizac – Guipavas : 15 816,94 € Collège public Camille Vallaux – Le Relecq Kerhuon : 13 383,57 € Collège public La Fontaine Blanche – Plougastel Daoulas : 14 113,58 € Collège public du Vizac – Guipavas – 1 455,48 € Dotation de fonctionnement complémentaire
  • Assurer le fonctionnement des collèges privés – Dotation Education physique et sportive 2019 : Collège privé Estran – Brest : 526,16 € Collège privé A.M. Javouhey – Brest : 4 162,66 € Collège privé La Croix Rouge – Brest : 3 177,04 € Collège privé Saint Vincent – Brest : 8 636,85 € Collège privé Sainte Anne – Brest : 5 224,28 € Collège privé Sainte Marie – Guilers : 4 881,70 € Collège privé Saint Michel – Plouzané : 9 733,50 € Collège privé Saint Charles – Guipavas : 9 763,39 € Collège privé Diwan Penn Ar Bed – Le Relecq-Kerhuon : 10 359,83 €Collège privé Saint Jean de La Croix – Le Relecq-Kerhuon : 7 300,13 € Collège privé Sainte Anne – Plougastel-Daoulas : 11 923,54 €
  • Emploi- Attractivité Valoriser la mer et le littoral Société des Régates – Brest – 1 202 € Soutien à la manifestation Distro War – 6 000 € Soutien au Championnat de France de voile Handivoile Brest – Brest – 2 350 € Aide à l’organisation de journées promotionnelles et de la Régate handivoile – 6 160 € Aide à l’acquisition de matériel nautique Association Voile en Pays de Brest – Brest – 5300 € Aide au fonctionnement USAM Voile – Brest – 14 000 € Aide à l’acquisition de matériel nautique – 6 039 € Aide à la filière de haut niveau
  • Favoriser les conditions d’accès et de retour à l’emploi AGDE – Brest – 12 960 € Subvention 2019 Rail Emploi Services – Brest – 12 960 € Subvention 2019 Sato Relais – Brest – 49 680 €
  • Subvention 2019 Renforcer l’attractivité touristique Association des Sept calvaires monumentaux de Bretagne – Plougastel-Daoulas – 15 000 €
  • Aide au fonctionnement Enfance – Famille Promouvoir le développement social local du Pays de Brest Association Départementale de la Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence et des Adultes du Finistère (ADSEA 29) – Pays de Brest dans le cadre du Contrat de territoire – 27 895 € Maison des Parents : – Validation de la convention partenariale avec la ville de Brest, la CAF et l’ADSEA 29 – Soutien au fonctionnement de l’ADSEA 29 Centre social Horizons Lagrange Ouest – Brest – 71 594 € Soutien aux actions de prévention jeunesse Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) et Centre social Horizons Lagrange Ouest – Pays de Brest – 8 160 € Soutien aux actions de prévention jeunesse : – AFEV : 4896 € – Centre social : 3264 €Groupe Pédagogique Animation Sociale (GPAS) – Pays de Brest – 59 839 € Soutien aux actions de prévention jeunesse Comité d’animation Couleur Quartier – Brest – 37 436 € Soutien aux actions de prévention jeunesse Soutenir la parentalité – Subvention 2019 Archipel Aide et Soins à Domicile – Brest : 15 734 € Ensemble Autour de Bébé – Brest : 11 785 € La Ribambelle – Brest : 18 000 € MPT du Guelmeur – Brest : 5 200 € Commune de Guipavas : 1 552 € Soutenir les modes d’accueil de la petite enfance Association « Planète Loisirs » – Brest dans le cadre du Contrat de territoire avec Brest Métropole – 22 500 € Subvention pour l’accueil d’enfants en situation de handicap
  • Agir en faveur de la protection maternelle et infantile Réseau de Périnatalité de Bretagne Occidentale – Brest – 3 000 € Soutien aux actions
  • Environnement Agir pour la protection et la découverte des espaces naturels et des paysages pour tous publics Brest Métropole – Brest dans le cadre du Contrat de territoire avec Brest Métropole – 7 026 € Subvention de fonctionnement – Gestion de la randonnée et/ou des espaces naturels
  • Insertion Promouvoir le développement social local du Pays de Brest La Caisse à Clous – Pays de Brest dans le cadre du Contrat de territoire avec Brest Métropole – 17 000 € Soutien aux actions de solidarité auprès des personnes fragilisées ABAFFE – Pays de Brest dans le cadre du Contrat de territoire avec Brest Métropole – 1 000 € Soutien aux actions de formation linguistiques – 9 000 € Soutien aux actions d’insertion professionnelle SOS Familles Emmaüs – Finistère nord – 1800 € Soutien aux familles en difficultés financières Groupe Pédagogique Animation Sociale (GPAS) – Pays de Brest – 6 200 € Soutien à l’action de « lutte contre l’isolement avec le développement durable » Favoriser l’accès aux droits et à l’autonomie des publics en situation de précarité AGEHB – Pays de Brest – 59 514 € Aide à l’accueil de jour : « Le Phare »Solidarités
  • Financer la vie à domicile des personnes âgées Aqualife – Pays de Brest – 1 200 € Soutien au projet initiation sport sénior Archipel – Brest – 3 636 € Soutien aux ateliers histoires brestoises Association les Amitiés d’Armor – Brest – 80 035,48 € Forfait activité SPASAD 2019 CCAS – Brest dans le cadre du Contrat de territoire avec Brest Métropole – 150 800 € Soutien au fonctionnement du Centre local d’information et de coordination (CLIC) CCAS – Résidence de Poul Ar Bachet – Brest – 25 808,99 € Forfait autonomie 2019 Mutuelles de Bretagne Finistère – Brest – 54 053,78 € Forfait activité SPASAD 2019 Office des retraités de Brest (ORB) – Brest – 10 486 € Soutien au dispositif « accès aux activités PA/PH » – 4 953 € Soutien au dispositif « atelier « regard sur soi » – 3 053 € Soutien au dispositif « le B-a-BA » – 1 330 € Soutien au dispositif « les alternatives à la conduite » – 3 253 € Soutien au dispositif « promotion mobilité » Association Vert le jardin – Pays de Brest – 5 000 € Soutien au dispositif  » un jardin pour 2″ Association d’action sociale éducative et culturelle – Le Relecq-Kerhuon – 2 000 € Soutien à la mise en place d’ateliers cuisine séniors Centre social l’Astérie – Plougastel-Daoulas – 6 000 € Soutien au projet « Vieillir à Plougastel-Daoulas » SIVU des Rives de l’Elorn – Ehpad de Ker Laouena – Le Relecq Kerhuon – 17 615,66 € Forfait autonomie 2019 Contribuer à la construction des établissements pour les personnes handicapées Association l’Arche – Le Relecq-Kerhuon dans le cadre du Contrat de territoire avec Brest Métropole – 10 000 € Aide à la restructuration du foyer de vie Ker Heol
  • Sport Agir en faveur du sport pour tous Brest Métropole – Brest – 60 000 € Aide au fonctionnement du Centre de médecine du sport Tonnerre de carreaux – Brest – 3 000 € Subvention pour la 2nde édition du National de pétanqueClub nautique brestois – Brest – 1 100 € Subvention pour le meeting de natation du grand ouest catégorie « jeune » – 200 € Subvention pour le meeting de natation « Tout commence en Finistère » Guilers VTT nature – Guilers – 1 000 € Subvention pour la Chouette Guilérienne, Les 24 heures de VTT du Pays de Brest
Département du Finistère

BILAN DES FONDS EUROPÉENS 2014/2020 DANS LE FINISTÈRE

Lors de la séance plénière du 20 juin 2019, j’ai présenté un rapport sur le bilan des fonds européens dans le Finistère.

Pour remettre le sujet dans un contexte plus global, la Cour des comptes, dans un rapport établi à la demande de l’Assemblée nationale publié le 22 mai, a établi que la France se situe « dans la moyenne européenne » pour la consommation des fonds, tout en conservant d’importantes marges de progrès ». Fin 2018, la France a engagé 61 % des FESI qui lui ont été attribués (65,6 % en Europe) et payé aux bénéficiaires 35 % des montants (27,7 % en Europe). Le transfert de la gestion des fonds européens structurels et d’investissement (FESI) des services de l’Etat vers les régions y est analysé en demi-teinte, en soulignant que le manque d’anticipation de l’Etat a entrainé des difficultés diverses :

  • transfert d’un nombre d’emplois insuffisants vers l’échelon local,
  • articulation compliquée avec le maintien de politiques nationales sociales et agricoles,
  • fusion des régions, exercice de nouvelles compétences,
  • et enfin défaillance de trois systèmes informatique de gestion qui ont terriblement retardé l’instruction et le paiement des dossiers.

Dans ce contexte, l’échelon local a fourni des efforts considérables pour administrer au mieux ces fonds de cohésion et faire en sorte qu’ils irriguent au maximum les acteurs territoriaux.

En Finistère, nous nous sommes engagés dans une stratégie européenne de territoire, qui prévoit une observation régulière de la consommation de ces fonds afin de mieux les piloter. Vous constaterez avec moi que le Finistère contribue largement à la bonne performance régionale en Bretagne. Pour le Finistère, ce sont plus de 132 M€ de fonds européens qui ont été attribués aux projets de notre territoire sur un total programmé en Bretagne de plus de 584 M€ pour l’ensemble des fonds et programmes (volets régionaux et nationaux).

Ces fonds européens viennent soutenir l’insertion, l’emploi, la formation, la recherche, les transitions, l’agriculture, la pêche, la cohésion des territoires, les coopérations ou la citoyenneté et sont indispensables au dynamisme de notre département.

La montée en puissance tardive des fonds LEADER et FEAMP, due aux cafouillages de l’Etat, est une source d’inquiétude mais aussi une source de mobilisation pour les acteurs concernés du monde de l’agriculture et de la pêche, et nous veillons très attentivement à stimuler au maximum les projets.

Enfin il nous est impossible aujourd’hui de réduire les incertitudes liées au Brexit, mais sachez que notre position privilégiée dans les réseaux européens nous permet d’être informés et de réagir rapidement.

Cet investissement dans les réseaux nous rend acteur des discussions en cours pour la prochaine génération de politiques européennes et des fonds qui y sont associés, nous aurons l’occasion d’y revenir lorsque les nouvelles instances politiques européennes suite à l’élection du Parlement auront précisé les nouveaux budgets, programmes et règlements. Nous sommes inquiets de l’absence de dialogue territorial de la part de l’Etat, qui négocie seul avec Bruxelles sans les collectivités, avec une fragilisation de la position française dont vous avez peut-être eu l’écho dans la presse récemment.

Notre Europe c’est celle des territoires, des projets, des acteurs de terrain. Nous ne voulons pas de la captation des ressources européennes par l’Etat au profit de politiques nationales injustes (regardez la réforme de l’assurance chômage !), inefficaces, qui ne font plus sens aux yeux de nos concitoyens et qui sont dues aux errances politiques de ce gouvernement qui barre notre horizon. L’Europe quant à elle peut contribuer à ouvrir notre avenir, et nous sommes bien décidés à l’utiliser dans ce sens.

Pour le Finistère, les montants programmés par fonds et programme se répartissent comme
suit :
· 43,7 M€ dans le cadre Fonds européen de développement régional (FEDER),
· 21,8 M€ dans le cadre du Fonds social européen (FSE),
· 36,7 M€ dans le cadre du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER),
· 3,5 M€ dans le cadre du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche
(FEAMP),
· 11,91 M€ au titre des programmes Interreg,
· 14,46 M€ au titre du programme Horizon (recherche),
· 156 projets au titre du programme d’Erasmus (échanges des étudiants et de scolaires),
· 10 projets au titre des programmes thématiques dont 8 projets au titre d’Europe, créative (culture) et 2 projets au titre de Life + (environnement),
· 5 projets au titre du programme Europe pour les citoyens.

Brest Métropole

La Fabrique Citoyenne du Bien Vivre

Brest est une ville forte, à taille humaine, où il fait bon vivre grâce à l’engagement de ses habitant.e.s et à la culture de la solidarité qui lie collectivité, associations, et citoyen.ne.s. Et demain ? Comment faire vivre cette culture commune dans un monde en transition ?

Pour réfléchir ensemble au programme de gauche à porter lors des prochaines municipales, nous organisons un cycle d’ateliers participatifs ouverts, avec trois thématiques :

  • Bouger / accéder le jeudi 6 juin à 20h à la MPT de Lambézellec. Quelles mobilités demain à Brest ? Se déplacer collectivement et individuellement, mais aussi accéder au logement, aux commerces et aux services quels que soient ses moyens, son handicap ou son âge, comment organiser une ville pour tous…
  • Se réaliser / être en lien, dans le courant du mois de juillet à Recouvrance (date et lieu à confirmer). Travailler, étudier, se cultiver, participer à la vie associative…
  • Etre en confiance / partager, dans le courant du mois de septembre au centre ville (date et lieu à confirmer). Evoluer en sécurité, organiser la solidarité, penser les espaces publics…

C’est un dispositif très rythmé qui propose en ouverture quelques interviews d’habitant.e.s sur le thème à traiter, puis l’intervention d’un témoin, acteur associatif ou praticien, qui proposera un point de vue et une problématique et enfin la mise en participation des personnes présentes sous forme de tables de 5 à 8 personnes qui produira des propositions selon la matrice Conserver/Cesser/Créer.

Nous invitons largement toutes celles et ceux qui souhaitent imaginer un projet collectif pour le futur social, écologique et humain de notre ville à venir contribuer à ces ateliers ouverts.

Brest Métropole

Brest Métropole avance, se transforme, se développe, et son carburant, c’est l’Europe !

Unie dans la diversité

J’ai eu l’honneur de prononcer les propos introductifs au Conseil de Métropole du 26 avril 2019 dernier. Voici mon intervention :

Monsieur le Président, Chè.e.r.e.s Collègues,
Pour les habitantes et les habitants qui regardent peut-être pour la première fois ce conseil métropolitain en vidéo, j’ai un message simple : Il y a 46 délibérations à l’ordre du jour de ce conseil qui montrent que Brest Métropole avance, se transforme, se développe, et son carburant, c’est l’Europe ! Donc le bulletin de vote que vous glisserez – ou pas ! – dans l’urne dira qui va décider là-bas de notre avenir ici… Il est bon de le rappeler, à l’heure où 74 % des jeunes interrogés par le Journal du Dimanche déclarent qu’ils n’iront pas voter aux élections européennes le dimanche 26 mai prochain, et que d’une manière plus générale 59 % des français du panel IFOP interrogé il y a quelques jours ont l’intention de s’abstenir. Quand on connait comme je le connais l’importance de l’enjeu, ça fait froid dans le dos…

A bon entendeur : toutes les délibérations de ce conseil sont concernées, toutes, soit directement par des fonds, soit indirectement du fait de l’environnement réglementaire, par des politiques européennes, et certaines, comme par exemple la numéro 24 procèdent directement d’un programme européen. Renewable Energy Region, c’est le nom de ce projet, est un exemple parfait pour décrire comment l’Europe nous aide à projeter la Métropole dans l’avenir en relevant le défi majeur de ce futur si incertain : accélérer les transitions, mais de manière solidaire avec les territoires qui sont en interdépendance avec la Métropole. L’Europe ça aide à innover, à avancer plus vite, et surtout avec tout le monde !

Dans RegEnergy il s’agit de créer une alliance avec la Communauté de Communes du Kreizh Breizh (du centre Bretagne) pour produire de l’énergie renouvelable, et que chacun puisse répondre aux objectifs issus de l’urgence climatique. Nous amenons le projet, l’argent européen du projet, et nous mettons à disposition l’ingénierie complexe pour développer le projet – ils sont le territoire où va se produire l’énergie décarbonnée dont nous avons besoin tous ensemble. Sans l’opportunité de cette coopération Interreg, aurions-nous seulement eu l’idée de ce partenariat original, et surtout combien de temps aurait-il fallut pour que nous trouvions les moyens pour le réaliser ?

L’Europe est partout dans nos politiques publiques, surtout dans les plus innovantes et les plus solidaires, ce projet du contrat de réciprocité Ville-Campagne avec le Pays du Centre Ouest Bretagne nous le prouve. C’est la raison pour laquelle nous avons adopté le 1er février dernier une Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire : pour donner à lire ces enjeux et pour fédérer tous les acteurs autour d’un plan d’action à construire ensemble pour capter toutes les opportunités possibles et parer ensemble les menaces potentielles.

Freiner la construction européenne, réduire son ambition, diminuer ses moyens, c’est mettre Brest Métropole en panne. Si vous aimez ce territoire, si pour vous « ici c’est Brest » ça veut dire qu’on est bons parce qu’on sait faire ensemble, alors votez aux européennes, et votez pour des gens qui ont de l’ambition pour l’Europe. Loin des clichés d’un ramassis de lobbyistes sans âmes et de technocrates malfaisants, l’Europe peut tout à fait ressembler à ce que nous essayons nous-même de bâtir à la pointe bretonne : une alliance de territoires engagés pour que chacune et chacun de ses citoyens, quels que soient ses besoins, y compris d’être protégé et accompagné, ait le meilleur avenir possible dans un monde vivable. Nous, petit territoire excentré à la pointe, nous métropole coopérative, nous territoire maritime ouvert et confronté à la mondialisation, nous avons terriblement besoin d’une Europe au service de notre projet de développement durable, protectrice des solidarités et de l’intérêt général.

Comment faire ? Sachez que les nouvelles politiques européennes pour la période 2021-2027 seront décidées par les nouveaux parlementaires. Ce sont eux qui vont décider du cadre et des ressources de notre futur développement. Je m’explique. Les fonds de cohésion représentent presque 1 milliard d’euros pour la Bretagne dans la programmation 2014-2020 – et je ne vous parle même pas de la politique agricole commune, des fonds spécifiques pour les laboratoires de recherche ou des prêts massifs pour les grands projets dits prêts Juncker. Pensez-vous une seconde que nous pourrions faire sans ? Que notre Etat national abonderait magiquement sa dépense publique pour financer nos projets de développement local, et pas les siens en priorité ?

En France, ce sont les collectivités locales, quelles que soient leur taille et leur richesse, qui sont en première ligne pour faire face aux défis de la transition. Lutter contre le réchauffement climatique, construire des plans alimentaires locaux, augmenter la part du bio dans les cantines, faire en sorte que tous aient accès au numérique et sache s’en servir… l’Etat-nation sur tous ces sujets est inefficace, voire défaillant, voire dysfonctionne, et c’est l’Europe, dans une relation directe, qui nous donne les moyens d’agir, d’organiser notre résilience locale avec nos territoires alliés, nos coopérations.

Encore quelques chiffres pour convaincre les derniers sceptiques. Entre 2014 et 2018 ont été programmés :

  • 11,8 millions d’euros de Fond Social Européen pour des actions d’insertion sur le territoire du Pays de Brest
  • 11 millions d’euros de FSE pour les actions de formation professionnelle du programme Bretagne Formation de la Région Je me permets de souligner que ces fonds bénéficient en direct aux habitantes et habitants du pays de Brest qui sont concernés par le retour à l’emploi ou la formation : l’Europe c’est pour les gens, pas seulement pour les grands équipements !
  • 38 millions d’euros de FEDER, le fond européen de développement, dont par exemple 15 millions pour le nouveau quai des énergies marines du port qui représente notre avenir industriel et 4 Millions pour le téléphérique
  • 10 millions de FEDER au titre des projets de coopération territoriale européenne où des acteurs du territoire sont partenaires comme IFREMER, l’UBO, le Technopôle, la Maison de l’Emploi …

A travers l’enveloppe de 10 millions d’euros de FEDER dont la programmation est confiée à la Métropole, l’Europe accompagne des projets qui sont le visage de la Métropole de demain : le transport urbain collectif en site propre, le futur pôle d’échange multimodal de la gare, la réhabilitation thermique du parc de logement social de plusieurs bailleurs sociaux sur le territoire, le futur portail numérique de services aux familles… ce ne sont que quelques exemples.

Envoyer au parlement des élus motivés par la construction européenne, donner plus de pouvoir aux parlementaires par rapport aux Etats Nationaux pour réguler la financiarisation du monde et faire à nouveau prévaloir le citoyen et la planète, c’est notre meilleure assurance vie dans un monde de géants pas toujours démocrates et jamais désintéressés.

L’Europe n’a rien d’une chimère opaque et distante, elle structure et irrigue le quotidien de chacun : droits politiques, droits sociaux, droits économiques, liberté de circulation. Nos voisins du Royaume Unis commencent à s’en rendre compte, eux qui voient avec angoisse poindre la fin de cette citoyenneté européenne. Ils commencent à comprendre qu’ils vont être livrés, isolés et faibles, à l’appétit des économies prédatrices dirigées par les populistes ultralibéraux qui exercent le pouvoir à l’Est comme à l’Ouest.

Pour autant la réalité européenne d’aujourd’hui – je dis bien la réalité, pas ce qu’on en fantasme aux extrêmes – ne me satisfait pas. Livrée aux eurosceptiques et aux populistes, elle a perdu son souffle. J’ai coutume de dire que l’Europe est la plus belle idée après la République. Et j’ai bien l’impression que ni l’une ni l’autre ne tiennent plus leurs promesses. Pour autant réduire le débat à « tu l’aimes ou tu la quitte » n’est qu’un cadeau naïvement offert aux démagogues. Ni l’Europe ni la République d’aujourd’hui ne sont les seules possibles. Je suis une frustrée d’Europe et c’est bien pour cela que je veux m’engager dans le débat pour changer ce qui doit l’être. Dans l’esprit des fondateurs, l’Europe ne peut être que sociale, universaliste, ouverte et pluraliste, aux avant-postes du progrès humain, autant que protectrice des droits et des libertés. Si l’on gouvernait simplement plus de 500 millions d’européens d’un coup de menton viril, ça se saurait. Ce monde est complexe, imbriqué, interconnecté. Individualisé. Pour gouverner l’Europe il faut une vision partagée, convaincre, susciter des alliances, bâtir des programmes, bref, faire de la politique. Nuancée. Participative et aussi un peu experte. Pragmatique, qui règle les vrais problèmes.

C’est un peu comme pour la Métropole, Monsieur le Président – et oui, on est toujours le grand machin technocratique de quelqu’un… Pour autant chacune des délibérations qui vous sont présentées ce soir disent le souci d’avancer dans le réel sans se payer de mot, ni pour autant renoncer à nos idéaux. Face aux transitions, à ses crises, c’est la démocratie et le faire ensemble qui sont en jeu. L’Europe est l’une des réponses les plus efficaces à ces enjeux mondiaux et à leurs traductions locales, pas le nationalisme étroit. « Ici l’avenir se dessine à plusieurs » peut-on lire au 3ème étage de la Métropole. Parce qu’ici nous savons la puissance de l’action collective au service de notre destin commun, nous sommes la pointe avancée de cette Europe telle que la voulait Simone Veil, première présidente du parlement européen (entre 1979-1982). Je la cite :

« Se fixant de grandes ambitions, l’Europe pourra faire entendre sa voix et défendre des valeurs fortes : la paix, la défense des droits de l’homme, davantage de solidarité entre les riches et les pauvres. L’Europe, c’est le grand dessein du XXIème siècle. »

Soyons à la hauteur de cette grande voix. Le 26 mai prochain, soyez, soyons au rendez-vous de l’histoire du 21ème siècle. Au rendez-vous de notre histoire.

Brest Métropole

Brest Métropole l’Européenne

Le magazine de la collectivité de Brest Métropole, Sillage, consacre tout un dossier à l’Europe dans notre territoire

Ce mois-ci dans Sillage, un dossier complet, concret, facile à comprendre, sur la réalité européenne du territoire de Brest Métropole. Il vous donnera un aperçu de tout le travail fourni pour intégrer en transversalité la dimension européenne dans toutes nos politiques publiques. Brest est la seule métropole à avoir adopté une stratégie métropolitaine européenne de territoire…

Département du Finistère

La Commission Permanente du Conseil Départemental du 4 mars 2019 a soutenu nombre de projets et de structures sur le territoire de Brest Métropole

Vos conseillers départementaux sur le territoire de Brest Métropole

Pour les cantons de Brest Métropole, c’est 1 884 131 € de crédits engagés par la collectivité départementale qui se déclinent de la manière suivante :

Environnement

Accompagner la gestion durable de l’eau potable et de l’assainissement
– Brest Métropole – Pays de Brest – 33 000,00 € dans le cadre du programme de subventions en eau potable : périmètre de protection des captages : indemnisations de terrains Aménagement du territoire

Garantir l’Offre de Logement adaptée pour chaque Finistérienne et chaque Finistérien

Un habitant – Brest – 23 769,43 € dans le cadre de l’aide à l’amélioration des logements du parc privé
– Une habitante – Le Relecq Kerhuon – 27 000,00 € dans le cadre de l’aide à l’amélioration des logements du parc privé

Culture

Ancrer les arts visuels en Finistère
– Canal Ti Zef – Brest – 3 000,00 € d’aide au fonctionnement
Association Film et culture – Brest – 11 000,00 € d’aide au fonctionnement
Soutenir la dynamique des arts vivants et des pratiques artistiques sur les territoires
– Association Le Festival Invisible – Brest – 5 000,00 € d’aide au fonctionnement
– Association DRAMA (Ensemble Sillages) – Brest – 3 000,00 € d’aide à la diffusion
– Association les Contemporains – Brest – 4 360,00 € d’aide à la diffusion
Développer la médiation des oeuvres par le réseau des bibliothèques
– Association ENKI – Brest – 3 600,00 € dans le cadre du programme de promotion du livre : soutien à l’organisation de la 9ème édition du festival des carnets de voyages « Ici&ailleurs »

Education-jeunesse

Soutenir l’enseignement supérieur et la recherche
– Ensta Bretagne – Brest – 25 000,00 € de soutien à l’acquisition d’équipements scientifiques pour la recherche
– Yncréa Ouest – Brest – 80 000,00 € de soutien à l’acquisition d’équipements scientifiques pour la recherche
Moderniser et rendre accessibles les collèges publics
– Collège des Quatre Moulins – Brest – 150 000,00 € pour la validation du programme de remplacement de la toiture et sécurisation de l’escalier extérieur d’évacuation du bâtiment E
– Ville de Brest – 970 000,00 € participation à la construction du centre sportif communal Foch (attribution d’une subvention et passation de la convention de partenariat) à la Cité mixte Harteloire de Brest
Doter les collèges en matériel ou participer à leur financement
– Collège Les Quatre Moulins – Brest – 3 842,00 € de subvention pour le changement du groupe de chambre froide – 1 253,00 € de subvention pour l’acquisition d’un chariot chauffant à assiettes
– Collège Victoire Daubié – Plouzané – 1 047,00 € de subvention pour le remplacement du kit de régulation sur la cellule de refroidissement – 975,00 € de subvention pour le remplacement de l’évaporateur sur la vitrine réfrigérée
– Collège Saint Pol Roux – Brest – 2 268,00 € de subvention pour l’acquisition d’équipements pédagogiques : imprimante 3D
– Collège Croas Ar Pennoc – Guilers – 2 143,00 € de subvention pour l’acquisition d’équipements pédagogiques : imprimante 3D
Soutenir l’information, les initiatives et les engagements des jeunes
– Théâtre du Grain – Brest – 3 000,00 € de soutien pour la 2ème édition du Défi Eloquence
– 4 jeunes habitants – Brest – 200,00 € d’aide chacun pour l’obtention du BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur)
– Une habitante – Le Relecq-Kerhuon – 200,00€ d’aide au BAFA
– Un habitant – Guipavas – 200,00 € d’aide au BAFA

Emploi- Attractivité

Soutenir l’agriculture
– Un habitant – Plougastel-Daoulas – 3 150,00 € d’aide à l’installation en agriculture

Environnement


Agir pour la protection et la découverte des espaces naturels et des paysages pour tous publics
– Brest Métropole – Brest, dans le cadre du contrat de territoire – 531 100,00 € de soutien à la restructuration des locaux du Conservatoire botanique national


Europe-International

Favoriser l’intégration européenne
– Ville de Brest Modalités de l’appel à projets commun dans le cadre du Printemps de l’Europe


Insertion


Promouvoir le développement social local du Pays de Brest
– « Comité d’animation et de liaisons » Centre social de Kérangoff – Pays de Brest – 200,00 € de soutien au projet « TRAM » Tous réunis actifs et mobilisés
– Association « Sentier vous bien » – Pays de Brest – 1 155,00 € de soutien au projet « Et nous alors ? »
– Association « AGIR ABCD » – Pays de Brest – 360,00 € de soutien au projet « Café budget »
– Association « Parentel » – Pays de Brest – 1 568,00 € de soutien au projet « Mineurs non accompagnés »
– Association « Les pieds nus » – Pays de Brest – 600,00 € de soutien au projet « Atelier danse parents enfants » «
– Loisirs Ty an Holl Les Amarres » – Pays de Brest – 210,00 € de soutien au projet « atelier cuisine »


Sport

Agir en faveur du sport pour tou.te.s
– Comité départemental de Sport Adapté – Gouesnou – 2 400,00 € d’aide à l’organisation du « Gentleman Pétanque » Gouesnou
– Union nationale du sport scolaire (Unss) – Brest – 3 000,00 € d’aide à l’organisation du championnat de France de voile des collèges et de sport adapté
– Amicale Cycliste de Gouesnou – Gouesnou – 500,00 € d’aide à l’organisation de la 7ème édition du cyclo-cross de Penguérec
– Brest Urban Trail – Brest – 3 000,00 € d’aide à l’organisation de la 2nde édition du Brest Urban Trail
– Gymnastique rythmique et sportive du Ponant – Brest – 500,00 € d’aide à l’organisation de la finale de la zone Ouest Guipavas
– Bmx – Guipavas – 2 700,00 € d’aide à l’organisation de la 1ère manche du challenge national de BMX
– Les Gars du Reun – Guipavas – 3 000,00 € d’aide à l’organisation de la 42ème édition du tournoi de football international « le Challenge du Printemps »

Brest Métropole

Brest se dote d’une Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire

Lors du conseil de Métropole du vendredi 1er février, je suis intervenue pour présenter notre nouvelle Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire (SMET), lancée dans le cadre de la SMDE. L’Europe a construit Brest et sa région, elle est toujours l’avenir de notre territoire dans la mondialisation. Bouclier démocratique, social, environnemental, l’Europe est notre dernière frontière dans un monde menaçant en transition.

Frédérique Bonnard Le Floc’h en conseil de Brest Métropole du 1er février 2019 présente la Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire

Retrouvez ci-dessous mon intervention en séance :

Monsieur le Président, Mes Cher.e.s Collègues,

L’Europe brûle et nous regardons ailleurs ! Il est temps que les bâtisseurs d’Europe reviennent sur le chantier. Il est temps que les voix des progressistes, des humanistes, des justes, fassent chœur pour une Europe qui donne corps à nos valeurs.

L’Europe est paradoxale, comme la vie elle-même qui parait si contradictoire au premier regard. Si l’on veut bien élargir son horizon, les liens commencent rapidement à faire sens, et la dynamique apparaît. Sa construction est inachevée ? Parce qu’elle dépasse notre génération ! Sa complexité est grande ? Parce que 508 millions d’Européen.ne.s sont traités en citoyen.ne.s et non en consommateur.trice.s asservi.e.s ! Son pouvoir est trop faible ? Parce qu’on a soigneusement pris soin, par électoralisme national, d’omettre de lui donner un vrai visage et un vrai projet politique.

L’Europe est devenue au fil des années un préjugé repoussoir, commode à offrir en pâture à l’opinion, un bouc émissaire lointain à l’usage des politicien.ne.s qui ne sont pas à la hauteur ni de leur mission ni de leur mandat. Comme si faire vivre la démocratie à l’échelle d’un continent et bâtir le projet de développement humain et durable qui va avec avait la moindre chance sans un sens des responsabilités politique, économique et médiatique à la même hauteur.

Trop de cyniques veulent assigner les citoyens européens à résidence identitaire autour d’une église de village ou d’un pseudo-minaret de banlieue, à résidence politique néo-libérale parce qu’il n’y aurait pas d’alternative à l’économie financière (« there is no alternative » en version Thatchérienne originale !), les assigner à résidence sociale au profit de leur caste technocratique ou mafieuse, à les piéger dans l’illusion que les droits et les libertés dont certains jouissent doivent être refusés à d’autres et à agiter la peur du déclassement, professent que la violence patriarcale doit faire loi et que les faibles – les enfants, les jeunes, femmes seules, malades, personnes en situation de handicap, en difficulté sociale, personnes âgées modestes – que les faibles disais-je que nous avons tous été et que nous serons tous un jour, ne sont que des poids, ne sont que des proies.

L’Europe est notre dernière frontière. Le symbole de l’achèvement de la conquête d’un monde occidental libre, un monde d’égalité de droits et de fraternité solidaire. Le symbole d’un monde occidental exemplaire et responsable face aux enjeux des transitions multiples qui transforment nos sociétés comme notre planète. Le symbole d’un bouclier contre les néofachistes 2.0 et les nouveaux empereurs de démocrature.

Entre le Brexit, la crise des migrants, celle de la zone Euro, la montée des populismes et le déferlement de l’euroscepticisme, nous vivons un moment de questionnement intense de l’avenir du projet européen. Avec la Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire, la métropole de l’Ouest Breton s’est dotée d’une stratégie-cadre pour organiser au mieux la réponse territoriale à des enjeux globaux qui se déclinent localement. Là comme dans bien des domaines, Brest Métropole est pionnière dans cette démarche d’animation territoriale et de lobby stratégique.

Au moment d’exhorter les électeurs à donner un avenir à l’Europe, souvenons-nous de ses débuts. Penser l’avenir européen de Brest, c’est d’abord se souvenir des fondements historiques de l’Union Européenne : reconstruire un monde de paix. Dans un territoire détruit par la guerre, la solidarité européenne a été l’un des ferments de la reconstruction (Glasgow a été l’une des premières villes à se mobiliser pour reconstruire Brest), puis du développement économique et social de l’Ouest breton. La libre circulation, l’Etat de droit, les droits fondamentaux politiques, économiques et sociaux au cœur du projet européen répondent parfaitement au projet métropolitain brestois intitulé « Brest, Métropole ouverte et solidaire » qui promeut, outre l’excellence économique et technologique, les valeurs d’égalité, de solidarité, d’éducation qui ont guidé les pères fondateurs européens dans la construction d’un espace de justice, de liberté, d’émancipation et d’épanouissement individuel et collectif.

Le document qui vous est soumis est un cadre. En lui-même il n’est pas suffisant, il précède un exercice partenarial à venir de déclinaison en plan d’action. Il est structuré en 4 parties :

En premier lieu par la présentation du contexte particulier de nos travaux de préparation du post 2020, avec nos interlocuteurs nationaux, régionaux, et locaux au travers des réseaux et des associations d’élus, ou en direct à Bruxelles. A la suite des propositions de la Commission européenne mi-2018 s’ouvre un cycle de négociations entre les Etats membres (via le Conseil européen), le Parlement européen, et la Commission européenne. Puis des déclinaisons nationales et territoriales. Initialement un accord était prévu d’ici aux prochaines élections européennes de mai 2019. On pense aujourd’hui, de source parlementaire, que cet accord sera repoussé en septembre après l’installation du nouveau parlement. Cela rend l’enjeu des élections européennes d’autant plus brûlant. Selon la coloration politique du nouveau parlement, les politiques de l’Union Européenne ne seront pas les mêmes. Or, c’est crucial pour notre territoire. Le nouveau parlement aura t’il le courage de voter un budget ambitieux, qui permettra de nous accorder autant de fonds de cohésion qu’auparavant, malgré le retrait britannique et malgré l’euroscepticisme de certains Etats-membres ? La pointe bretonne, dans le contexte national de restrictions budgétaires aux collectivités, en a terriblement besoin.

Au-delà du volume des enveloppes disponibles, le maintien de la subsidiarité reste également un enjeu. C’est l’Etat français qui négocie seul avec la Commission, et l’on entend des velléités de re-centralisation des fonds, au bénéfice des seules politiques de l’Etat. Si cet écueil parvenait à être dépassé, nous ferions face à une autre menace de recentralisation – régionale celle-ci. J’anticipe un peu sur les pistes d’action présentées en troisième partie du document en annonçant que nous nous positionnons d’ores et déjà en proposant un montage innovant en termes de co-construction du Programme Opérationnel Régional et d’une nouvelle gouvernance multi-niveaux qui en découlerait autour d’un contrat métropolitain chapeau.

Revenons au document. Vient ensuite l’analyse des enjeux pour les acteurs de la Métropole, que nous avons classés en quatre axes :

  • 1. la dynamique de la pointe bretonne, son accessibilité et les coopérations
  • 2. l’économie de la connaissance et de l’innovation, les filières d’excellence
  • 3. l’emploi, la formation, l’inclusion économique et sociale des personnes éloignées de l’emploi
  • 4. la mise en œuvre de la transition écologique et énergétique et le développement urbain durable

Dans la partie concernant les pistes d’actions, vous retrouverez une liste très intéressante des nombreux projets européens en cours et des initiatives de la collectivité comme des différents acteurs locaux. Il m’est impossible de détailler les nombreuses actions qui vont découler de cette stratégie, mais l’esprit est la mise en mouvement de tous les acteurs territoriaux (collectivités, associations, entreprises, écoles, citoyens…) pour capter toutes les ressources possibles et développer toutes les opportunités issues du cadre européen.

Enfin, une dernière partie détaille la gouvernance de la stratégie. Notamment pour animer le partenariat, il est envisagé la constitution d’une Conférence territoriale sur les questions européennes, en connexion avec la gouvernance existante de SMDE.

Je termine ma présentation en citant Mario Vargas Llosa, récemment interviewé dans Libération :

« Le «rêve européen» ne sera jamais réservé aux Européens. Au contraire, le meilleur de la tradition occidentale est l’universalisme, c’est d’avoir défendu des droits et des libertés bénéfiques à tous les êtres humains sans exception. C’est pourquoi une Europe unie profitera autant aux Européens qu’au reste de l’humanité. Les populismes, à commencer par le pire de tous, le nationalisme, sont une réponse tribale à la mondialisation qui produit de l’incertitude et de la peur, avant tout parmi les «tribus» ethniques, religieuses et politiques les plus primitives. Elles mettent en cause la culture de la liberté. Il est indispensable de les affronter et de les vaincre avec les armes pacifiques de la raison et du vote »

Je vous remercie de votre attention.

Non classé

L’enseignement supérieur et la recherche en Finistère démontrent la pertinence du fait départemental dans la décentralisation

En séance départementale budgétaire des jeudi 31 janvier et vendredi 1er février je me suis attachée à démontrer que le soutien à l’enseignement supérieur et la recherche que nous avons non seulement soutenu mais également amplifié durant ce mandat consacre la pertinence du fait départemental dans le nouveau paysage de la gouvernance territoriale. Le Département du Finistère s’est ainsi emparé des possibilités offertes par la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) pour ancrer l’excellence issue de l’ESR sur les territoires, en synergie avec les stratégies Régionales et Métropolitaines.

Le Conseil Départemental accueille  le Président de la Région Bretagne, Loïc Chesnais-Girard, avec qui nous avons une convention d’exercice partagée pour l’ESR 

Retrouvez ci-dessous mon intervention :

Madame la Présidente, Mes Cher.e.s Collègues,

Un budget c’est un projet politique en action. A l’occasion de la présentation du rapport particulièrement volontariste de soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche, je vous invite à constater avec moi l’ambition et la vigueur de nos actions départementales. Pas si mal pour des morts-vivants ! Et oui, combien d’olympiens technocrates n’ont-ils pas annoncé, promis, la mort des Département ? Delenda Finistere est ! Au bout du bout, si l’on détruit le département, c’est le Finistère qui meurt sous les feux croisés de la recentralisation régionale et de l’étranglement budgétaire. L’Etat met les territoires en concurrence, divise pour mieux régner, mais c’est sans compter la capacité ancienne, historique, des Départements à faire face aux mutations territoriales.

Nous avons en effet parfaitement démontré notre capacité à nous adapter et à assumer les nombreux transferts de charges de l’Etat, qui sont intervenus dans les domaines de la solidarité, de la voirie, des collèges ou encore du handicap malgré des compensations financières notoirement insuffisantes. Loin des clichés passéistes, les Départements font preuve d’initiatives et d’innovation, ils se saisissent d’instruments et de dispositifs pour s’adapter au nouveau contexte.

Pour exemple, la convention d’exercice territorial concerté avec la Région Bretagne pour l’enseignement supérieur et la recherche qui nous permet de continuer à nous battre, aux côtés des autres financeurs locaux, pour la soutenabilité des fonctions d’excellence de la pointe bretonne. Nous sommes pionniers en la matière, et le CD35 s’est appuyé sur notre SDDUS (Schéma Départemental de Développement Universitaire et Scientifique) pour élaborer son propre schéma. Comme nous ils veulent pouvoir continuer à faire de l’aménagement du territoire avec du développement d’activités tournées vers l’avenir, pas seulement pour gérer la pénurie ou les difficultés.

Dans le contexte actuel de crises multiples, dont la crise démocratique n’est pas la moindre, nous arrivons à ce point paradoxal où ce sont les plus anciennes formes de collectivités, celles que l’on promettait de reléguer dans la préhistoire de l’administration territoriale moderne, je pense aux communes d’une part et à ces vieux, ces chers départements d’autre part, qui finalement gardent la confiance des citoyens. A mi-chemin entre des régions stratégiques trop grandes et des communes et intercommunalités trop petites, le Département est certainement le bon échelon pour produire la péréquation qui va contribuer à réduire les inégalités territoriales, en faisant le lien entre le rural et l’urbain – justement parce que les politiques publiques qu’il développe font le lien entre la solidarité territoriale et les solidarités humaines qui profitent directement aux habitants.

C’est une collectivité habituée à se réinventer, qui désormais a l’innovation au cœur de l’action publique locale. L’innovation c’est l’ADN de la décentralisation : comment apporter de nouvelles réponses de proximité ? A ce sujet, le Département s’est pleinement emparé de la loi NOTRe : ingénierie à disposition de la ruralité, open data, conception collaborative des politiques publiques incluant la participation citoyenne, différenciation territoriale qui permet de faire de notre collectivité un pilier des services publics du futur. Cette question des services publics est particulièrement importante à un moment où bien des citoyens ont l’impression d’être abandonnés dans des territoires de relégation et cherchent désespérément à retrouver le principe d’égalité républicaine. Aujourd’hui, en France, ce sont les Départements qui sanctifient le principe de subsidiarité inscrit dans la Constitution française et cher à l’Union Européenne.

Récapitulons : si j’ajoute bout à bout la légitimité démocratique, la cohésion sociale et territoriale, la capacité à innover pour un service public à même de rétablir l’égalité républicaine, l’investissement dans les excellences locales, et l’européanisation de ses politiques publiques, je dresse le portrait du fait départemental comme la collectivité la plus à même de faire face aux transitions à l’œuvre en ce 21è siècle.

C’est précisément ce fait départemental que nous souhaitons faire reconnaître et mettre en dialogue au sein de la Chaire Territoire et Mutations de l’Action Publique (TMAP) – oui, cher.e.s Collègues, rassurez-vous, j’en viens au rapport ! Car dans ce rapport il vous est proposé de rejoindre le bureau de la Chaire. Elle est pilotée par Sciences Po Rennes et constitue un espace d’échanges, de formation et de recherche sur la nouvelle gouvernance territoriale. C’est une occasion de ressourcer nos conceptions de l’action publique en bénéficiant de l’état de l’art des recherches internationales conduites sur le sujet, d’avoir des échanges privilégiés avec les acteurs bretons : la région, les deux métropoles, le CD 35, le CD 56, les villes moyennes… de venir défendre vigoureusement le fait départemental et, espérons-le, susciter des innovations dans la gouvernance publique. L’école d’été de la Chaire, destinée aux doctorants internationaux, aura lieu cette année à Brest et son accueil sera co-organisé par le Département et la Métropole.

Bien entendu, l’adhésion à la Chaire n’est qu’une nouveauté en matière d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation parmi de nombreuses actions. Le rapport qui vous est soumis recense de manière exhaustive les interventions de notre collectivité prévues pour 2019. En première partie vous avez le détail de la réalisation du volet ESR du Contrat de Plan Etat-Région au travers des 5 conventions de site de Brest, Morlaix, Quimper, Concarneau et Roscoff / Sizun – pour Brest et Quimper vous avez une déclinaison dans le contrat métropolitain d’une part (par exemple le dossier du pôle santé de l’UBO ou le transfert d’IFREMER), et dans le contrat de territoire de Quimper d’autre part, concernant notamment la plateforme régionale de transfert technologique du CEA Tech. Les commissions permanentes de 2019 examineront les dossiers d’investissement figurant au contrat et fur et à mesure de leur transmission, j’aurais donc l’occasion d’y revenir.

Il vous est soumis en seconde partie 5 nouveaux projets structurants pour le Finistère, émargeant aux contrats de territoire :

  • L’espace des transitions énergétiques à Océanopolis pour à peu près 350 000 euros – par ailleurs nous reconduisons le soutien au programme de culture scientifique pour 200 000 euros –
  • La restructuration du site de l’ESAAB à Quimper pour 250 500 €
  • L’aménagement d’espaces pédagogiques innovants sur le site du Laber à la station biologique de Roscoff pour 40 000 € qui transiteront par Haut-Léon Communauté –
  • Et les projets d’extension ADRIA et VEGENOV. Pour Adria nous avons une première estimation de notre participation attendue à hauteur de 350 000 €, pour Vegenov les chiffrages sont encore en cours.

Enfin la troisième partie concerne la poursuite du soutien spécifique aux établissements, hors projets et conventions CPER. Ce soutien participe à l’acquisition d’équipements pédagogiques, à l’acquisition d’équipements pour la recherche et l’accueil de chercheurs post-doctorant selon une formule désormais jumelée appelée « aide aux programmes de recherche émergents », qui est mieux adaptée à l’accompagnement des laboratoires innovants, et enfin à l’organisation de colloques, dont nous cherchons à favoriser la venue en Finistère en dehors des grandes collectivités.

Le soutien revêt également la forme de subventions de fonctionnement. Pour l’UBO nous les reconduisons en l’état en attendant de re-conventionner avec l’établissement lorsque les rapprochements en cours avec l’ENIB et les équipes de recherche de l’UBS auront abouti dans le projet qui porte le joli nom de code de « Alliance Universitaire Bretonne ». Nous reconduisons également celles destinées à l’EESAB, à l’ISUGA, à BBS, à la recherche d’ADRIA et de VEGENOV.

Enfin suite à la première réunion de la gouvernance du SDDUS nous avons lancé quelques actions qui seront développées en 2019 : une contribution territoriale commune aux futurs programmes européens de financement de la recherche et un groupe de travail pour bâtir le futur observatoire de la vie étudiante en Finistère, particulièrement pertinent alors que la presse nous apprend qu’un étudiant sur 5 ne mange pas à sa faim.

Chers collègues je vous engage à poursuivre l’effort Départemental dans l’un des moteurs du développement de notre territoire et de notre société. L’enseignement supérieur et la recherche sont à l’intersection du développement, de l’innovation, de l’aménagement du territoire et de l’émancipation par le savoir. La compétition autour de la production d’idées et de connaissance s’accélère, les conditions de vie des étudiants restent difficiles : le département demeure un maillon indispensable de cette chaine de valeur tendue vers l’avenir.

Je vous remercie de votre attention.

Département du Finistère, Non classé

Europe : le Finistère moteur pour un new deal

La session plénière de début d’année du Conseil Départemental est l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée et d’esquisser les actions à venir, avec leur déclinaison budgétaire. Pour cette session des 31 janvier et 1er février , j’ai pu présenter les orientations 2019 concernant notamment les politiques européennes menées par le Département.

Frédérique Bonnard Le Floc’h en séance départementale plénière
du vendredi 31 janvier 2019

Au moment où nous nous préparons à encaisser le choc du Brexit, nous sommes plus que jamais moteurs pour participer à l’élaboration de politiques européennes post 2020 qui permettent l’attractivité et le développement de la pointe bretonne, autant que les solidarités humaines qui font le cœur de nos politiques publiques. C’est aussi le moment pour notre majorité de gauche de rappeler notre attachement aux coopérations européennes et aux valeurs humanistes de fraternité entre les peuples, gage de développement partagé.

Retrouvez ci-dessous mon intervention en séance :

Madame la Présidente, Mes Cher.e.s Collègues,

Face au redoutable alignement des planêtes que constitue le Brexit, les désormais proches élections européennes et la définition des nouvelles politiques communes, dont la PAC et la politique de cohésion qui sont vitales pour notre territoire, le Département du Finistère s’est doté d’une stratégie-cadre pour organiser au mieux la réponse territoriale à ces enjeux. Là comme dans bien des domaines, le Finistère est pionnier dans cette démarche d’animation territoriale et de lobby stratégique. Le rapport vous rappelle les actions menées en 2018 tant au niveau contractuel que des coopérations ou en matière de citoyenneté européenne, je n’y reviendrai pas.

A présent que le naufrage du Brexit se confirme, 2019 sera marqué par nos travaux de préparation du post 2020, avec nos interlocuteurs nationaux et régionaux, au travers des réseaux et des associations d’élus, ou en direct à Bruxelles.

En premier lieu je vous propose un tour d’horizon rapide de l’avenir des fonds de cohésion. A la suite des propositions de la Commission européenne de mai-juin 2018 concernant le cadre financier pluriannuel 2021-2027 puis les projets de règlements des fonds européens, s’ouvre un cycle de négociations entre les Etats membres (via le Conseil européen), le Parlement européen, et la Commission européenne, qui doit aboutir à un accord. Initialement cet accord était prévu d’ici aux prochaines élections européennes de mai 2019.

Ces négociations se déclineront ensuite aux échelles nationales, régionales et territoriales. On pense aujourd’hui, de source parlementaire, que cet accord sera repoussé en septembre après l’installation du nouveau parlement. Cela rend l’enjeu des élections européennes d’autant plus brûlant.

Selon la coloration politique du nouveau parlement, les réponses de l’Union Européenne aux défis de l’instabilité géopolitique, des problématiques de sécurité et de défense, des migrations, du Brexit et sa mise en œuvre, de l’élargissement de la zone euro à plusieurs pays de l’Est, de l’Europe sociale, du changement climatique, etc. seront plus ou moins ambitieux. Or, c’est crucial pour notre territoire. Le nouveau parlement aura t’il le courage de voter un budget ambitieux, qui permettra de nous accorder autant de fonds de cohésion qu’auparavant, malgré le retrait britannique et malgré l’euroscepticisme de certains Etats-membres ?

La pointe bretonne, dans le contexte national de restrictions budgétaires aux collectivités, en a terriblement besoin. Non seulement les collectivités, mais aussi, je le rappelle, les entreprises, personnes en recherche d’emploi ou en formation, organismes de formation professionnelles, associations d’insertion, établissements d’enseignement supérieur, de recherche, centres techniques pour l’innovation, organismes pour le développement économique, de l’agriculture, de la pêche, du tourisme, de la culture, coopérations territoriales pour l’éducation, la jeunesse… la liste des bénéficiaires de ces fonds est longue, très longue, car l’Europe est partout en Finistère.

Les propositions initiales de la Commission évoquent de plus une concentration thématique des fonds de cohésion qui nous interrogent fortement.

Par exemple, on nous annonce 5 nouveaux objectifs stratégiques, avec une concentration minimale de 85 % du FEDER sur l’OS1 et l’OS2 (avec au moins 60% sur l’OS1 ).

  • OS 1. Une Europe plus intelligente (transformation économique innovante et intelligente)
  • OS 2. Une Europe plus verte, sobre en carbone (inclut la transition énergétique, l’économie circulaire, l’adaptation aux changements climatiques et la gestion du risque) •
  • OS 3. Une Europe plus connectée (mobilité et connectivité des TIC)
  • OS 4. Une Europe plus sociale (socle européen des droits sociaux)
  • OS 5. Une Europe plus proche des citoyens (développement durable des zones urbaines, rurales et côtières et initiatives locales) Je vous laisse apprécier la portion congrue qui serait laissée à nos problématiques d’accessibilité et de mobilité (OS3), de développement social (OS4) ou de développement local (OS5), qui ne sont pas de petits sujets pour le Finistère.

Je vous laisse apprécier la portion congrue qui serait laissée à nos problématiques d’accessibilité et de mobilité (OS3), de développement social (OS4) ou de développement local (OS5), qui ne sont pas de petits sujets pour le Finistère.

Au-delà du volume des enveloppes disponibles, le maintien de la subsidiarité reste également un enjeu. C’est l’Etat français qui négocie seul avec la Commission, et l’on entend des velleités de re-centralisation des fonds, au bénéfice des seules politiques de l’Etat. Si cet écueil parvenait à être dépassé, nous ferions face à une autre menace de recentralisation – régionale celle-ci. Nous nous positionnons d’ores et déjà sur cette question en proposant un montage innovant en termes de co-construction du Programme Opérationnel Régional et d’une nouvelle gouvernance multi-niveaux qui en découlerait.

J’en viens à présent sur l’actualité des coopérations. En 2019, la coopération avec la CIM Alto Minho devrait s’enrichir de trois nouveaux axes autour de l’éducation, des solidarités humaines et de la citoyenneté européenne. Notre nouveau VIE, Sébastien, est sur place et se tient à la disposition des territoires et des acteurs pour monter de nouveaux projets.

S’agissant de la Cornouailles, les brumes de la perfide Albion compliquent singulièrement le paysage. Politiquement le Corwall Council affiche sa volonté de continuer à coopérer. En aura-t’il la possibilité et les moyens ? Les possibilités de scénario de sortie du Royaume-Uni ou non restent aujourd’hui quasi infinies du fait du nombre d’incertitudes. Quelques questions importantes :

  • Y aura-t-il de nouvelles élections au Royaume-Uni ? et quels en seront les résultats ?
  • Un nouveau référendum peut-il être décidé ?
  • Les élections européennes peuvent-elles se tenir sans députés britanniques si la date du Brexit est repoussée ?

Il apparaît néanmoins aujourd’hui possible que la date du Brexit puisse être reportée de quelques mois pour de nouvelles discussions, qui ne devraient pas toucher sur la proposition d’accord en tant que tel mais sur les futures relations avec le Royaume-Uni une fois la sortie actée. Sur cette question, je ne peux conclure autrement que par « wait and see » !

S’agissant précisément de la coopération Cornouailles, le contrat de la VIE en place prend fin en septembre 2020. La coopération fête cette année ses 30 ans, dont 12 ans de présence de nos volontaires. L’agenda de la VIE est actuellement assez chargé :

  • La coopération Finistère-Cornouailles suit en ce moment le montage de 5 projets INTERREG Manche, et est également très active sur les dossiers Erasmus+ (lien collèges et monde associatif) et Europe pour les citoyens (jumelage Morlaix-Truro…).
  • Une grande partie du temps de travail est également liée :
    • aux demandes de stage/contacts (MFR Poullan, Gwennili, déplacement de la filière cinéma de l’Université de Falmouth, auteur cornique sur le festival jeunesse de Doëlan…)
    • à l’ouverture vers de nouvelles thématiques (social autour du handicap notamment)
    • aux projets culturels non liés à des financements (expo communes, expertise breton/cornique, déplacements en Cornouailles d’acteurs de l’industrie créative avec Morlaix Communauté)
    • au suivi du Brexit : retour précieux du VIE point de contact, tant pour les Finistériens que pour les Corniques, de plus la présence d’une VIE rassure les potentiels partenaires pour poursuivre leurs activités.

Pour notre coopération, deux scénarii possibles dans la perspective du Brexit :

Scénario 1 – DEAL (Brexit au 31 mars ou reporté)

D’ici à 2020, le Royaume-Uni est éligible à tous les fonds européens jusqu’à la fin de programmation. Contrairement à l’INTERREG Atlantique où il n’y a plus de projets possibles pour cette période, le programme INTERRREG Manche dispose encore de 135 millions d’euros non consommés.
Dans une moindre mesure, il reste également encore des dizaines de millions d’euros non programmés sur le programme INTERREG Europe du Nord-Ouest. On peut facilement prévoir un surplus de demandes sur ces programmes, et sur Erasmus+ pour des projets bilatéraux, car plusieurs organisations mettent actuellement leurs projets en suspens Post 2020, le Royaume-Uni sera probablement éligible à Erasmus+/H2020/le nouveau programme Europe pour les citoyens (« Droits et Valeurs ») sur un profil de type Norvège. Le Cornwall Council milite pour être également éligible aux INTERREG, néanmoins il semble peu probable qu’un INTERREG France-Manche-Angleterre soit reconduit tel quel. En revanche on peut imaginer un INTERREG regroupant le France-Manche-Angleterre, le Bénélux et l’Irlande, cette option étant soutenue par la Région Bretagne. Dans ce cas de figure, le maintien d’un VIE semble extrêmement pertinent, même post 2020. On pourrait envisager que des liens plus souples soient faits avec la coopération Pays de Galles (qui est la coopération gérée par la Région Bretagne) et l’Irlande, afin que son champ d’intervention et son portefeuille de contacts soit élargi sur cette zone

Scénario 2 – NO DEAL

C’est un scénario complexe à définir, car il y aura forcément des points d’accord pratiques entre l’UE et le Royaume-Uni, surtout dans la gestion de la programmation actuelle. En l’état, on peut envisager un positionnement du VIE davantage sur les échanges ne nécessitant pas de fonds européens : les jumelages, la mobilité jeunesse hors Erasmus+, le social ; et la positionner comme point d’entrée sur les questions d’une « eurorégion » celte et post-Brexit. Dans ce cas ses activités consisteraient à faire de la veille, de l’information et des propositions stratégiques sur la prochaine année, en lien avec la personne du Cornwall Council basée à Bruxelles notamment. La charge de travail restera importante au moins sur l’année 2019. Il est un peu tôt pour définir le post 2020, mais on discute déjà techniquement avec la Région Bretagne d’un VIE « celte », sur une zone qui couvrirait Irlande, le Pays de Galles et la Cornouailles anglaise. De son côté, la Cornouailles est en train de se rapprocher de son voisin gallois sur les questions post-Brexit, avec une délégation du gouvernement gallois qui se rend en Cornouailles dans les prochains mois. Il faudra également penser cette réflexion plus globale en lien avec le partenariat portugais, qui se fragiliserait s’il se maintenait sans autre coopération à côté. En effet, beaucoup de projets sont tripartites. A noter qu’une réunion est prévue le 6 mars prochaine à Brest avant le bureau de la CRPM (Commission Régionale des Régions Périphériques Maritimes) le 7 mars avec Julian German, 1er Vice-Président du Cornwall Council et Emily Kent, cheffe de service Economie, Compétences et Culture. Lors de cet entretien pourront être abordés ces différents scénarii et le futur de la coopération.

Pour le Département du Finistère, cette séquence européenne est l’occasion de rappeler et de promouvoir les valeurs communes qui irriguent à la fois notre projet politique local et l’idéal européen, où pour faire face aux enjeux d’un monde en transition et aux appels des peuples qui souffrent, nous devons rester « unis dans la diversité » comme le rappelle la devise de l’Europe.

Je vous remercie de votre attention.