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Département du Finistère

Département du Finistère

C’est le printemps européen en Finistère !

Le Département du Finistère fête l’Europe en Bretagne !

Chaque année, le Conseil départemental du Finistère organise au printemps des animations dédiées à l’Europe. Ces mois représentent l’occasion de valoriser les initiatives menées par le Conseil départemental et plusieurs partenaires afin de célébrer une Europe riche de ses diversités et ainsi la rapprocher des citoyen.ne.s.

L’année européenne de la culture

Après une année 2017 consacrée à l’engagement associatif et au bénévolat, Nathalie Sarrabezolles, Présidente du Conseil départemental du Finistère, a souhaité faire de 2018 l’année de la culture dans le département. Cette initiative, qui s’inscrit dans l’année européenne du patrimoine culturel, vise à promouvoir l’ensemble de la dynamique culturelle finistérienne, portée par ses acteurs.trices, professionnel.le.s, bénévoles et élu.e.s. Plusieurs animations culturelles proposées par nos partenaires ou directement mises en œuvre le Département s’inscrivent ainsi dans le cadre du Printemps de l’Europe.

  • « L’Europe en bibliothèques »

Le service de la Bibliothèque départementale du Finistère en lien avec le réseau des bibliothèques du Finistère a réalisé une bibliographie incluant tous les supports disponibles (livres, CD, DVD et autres supports numériques) pour assurer la promotion de l’Europe en littérature. La bibliothèque de Plozévet organise la 2ème quinzaine de mai deux animations ludiques autour de l’Europe : lecture de contes européens et découverte de jeux européens.

  • « Artistes Tchèques en Bretagne », une exposition du Musée départemental Breton

Cette exposition a été co-construite avec la Galerie nationale de Prague. Des œuvres issues de la Galerie nationale de Prague, du musée d’Ostrava et des prêts de particuliers complèteront les collections du Musée départemental Breton. L’exposition débute le 16 juin prochain.

  • Ti Ar Vro Kemper

Dans le cadre de la Redadeg, Ti Ar Vro Kemper propose un concert européen le soir du 4 mai place St Corentin à Quimper, et un colloque sur les langues européennes régionales le lendemain au Centre des Congrès du Chapeau Rouge de Quimper, en présence de partenaires de Cornouailles britannique, du Pays de Galles, d’Irlande, du Pays Basque, de Galice…

  • Côte Ouest et le réseau « Cinéphare » : « L’Europe en courts » 

Pour la 3ème année consécutive, le Conseil départemental du Finistère, l’association Côte Ouest et le réseau « Cinéphare » s’associent pour mettre à l’honneur le court métrage européen et ses différentes facettes. Rendez-vous à partir du 7 mai pour une séance spéciale qui dresse le portrait d’une « Europe en courts » avec la projection de 6 films sélectionnés au Festival Européen du Film Court de Brest. En une heure et demie, les formes cinématographiques, les langues, les couleurs et les genres se succèdent et se répondent pour dessiner un portrait en mosaïque de l’Europe d’aujourd’hui. Dates et horaires : à partir du 7 mai à 20h30 jusqu’au 4 juin, 14 séances prévues. Tarif : en fonction des cinémas participant à l’opération. Liste détaillée : www.filmcourt.fr

La Citoyenneté européenne

  • L’Europe dans vos assiettes au collège

Afin de toucher le public des collégiens, l’opération « l’Europe dans vos assiettes » est organisée dans 21 collèges publics. La découverte des spécialités européennes est au programme des restaurants scolaires du 14 Mai au 31 Mai. En parallèle des animations seront mises en œuvre par les équipes enseignantes pour sensibiliser à la citoyenneté européenne. Cette année, un quizz sur l’Europe sera également proposé aux collégiens et des livres pédagogiques sur l’Union européenne sont à gagner.

  • Gwennili : des actions à destination des jeunes finistériens

Pour la première fois, l’association Gwennili participe aux animations du printemps de l’Europe et proposera deux animations en mai et juin :

– 15 mai à 17h30 au Mox Café à Quimper : un café des langues sera organisé pour informer les jeunes sur la mobilité européenne

–  2 juin de 14h-17h au Terrain Blanc (MPT de Penhars) : 5 volontaires venant de différents pays européens en mission en Finistère proposeront différents ateliers et jeux sur l’Europe.

  • Un colloque sur l’avenir des fonds de cohésion européen

Le Département du Finistère en partenariat avec l’Association Française du Conseil des Communes et Régions d’Europe proposera un colloque le 26 juin prochain, à partir de 9h30, à la Maison du Département, à Quimper, sur les enjeux de la future politique de cohésion de l’Union Européenne

  • L’Europe en action

L’Union Européenne, via son appui financier, participe à faire vivre de nombreux projets dans les territoires. Dans le cadre du printemps de l’Europe, plusieurs acteurs de l’insertion, accompagnés par le Fonds Social Européen, ouvrent leurs portes. Il est ainsi prévu, le 28 mai, une visite des locaux de l’association En route pour l’Emploi (ERPE) qui mène un chantier d’insertion mécanique, une la plateforme mobilité et l’autoécole feu vert mobilité. L’association est basée à Brest, au 1 de la rue Louis Pidoux. Des « portes ouvertes » supplémentaires sont en cours de construction en lien avec nos partenaires de l’insertion.

Les coopérations européennes du Département

  • Expo photos Pen ar Bed / Cornwall / Alto Minho

Le Département du Finistère a construit deux coopérations européennes en Cornouailles britannique (UK) et avec la CIM Alto Minho (Portugal). Ces partenariats privilégiés sont nés du constat de similitudes entre les territoires, que ce soit autour de la géographie que des problématiques communes. Afin de faire mieux connaître ces traits communs, une exposition photos mettant en parallèle ces trois territoires sur des thématiques partagées a été réalisée. Cette exposition sera présentée du 21 Mai au 15 Juin à la Maison du Département.

Le projet européen SANA, déposé dans le cadre de l’action « petits partenariats collaboratifs » du programme européen Erasmus+ est le résultat du travail mené avec la CIM Altho Minho. Ce projet réunit les partenaires suivants : le Conseil départemental du Finistère en tant que Chef de file, le Comité Départemental du Handisport du Finistère (CDH29), la CIM Alto Minho (collectivité portugaise) et AGAN (Association des activités nautiques de Galice). Il a pour objectif d’améliorer l’offre sportive de pleine nature (sports nautiques, randonnées, vélo) pour les personnes en situation de handicap. Ce projet va permettre de préfigurer un label «  Sport & Handicap », de développer une mallette pédagogique à destination des animateurs sportifs et des bénévoles sur l’utilisation des équipements adaptés mais aussi sur les pratiques sportives adaptées Ces mois prochains, et notamment en juillet, deux expérimentations ouvertes au grand public seront menées en Finistère pour préfigurer le label.

 

 

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L’Europe à venir ?

Consultation régionale : quelle politique européenne après 2020 ?

Lors de la Commission Permanente du Conseil Départemental du Finistère du lundi 5 mars 2018, j’ai tenté de tracer le contexte, les enjeux et les actions entreprises par le Département dans l’actualité riche de la préparation des futures politiques européennes post 2020. Retrouvez ici mon intervention en séance :

Madame la Présidente, Cher.e.s collègues,

Vous m’avez souvent entendu dans cette assemblée affirmer avec force que l’Europe est notre avenir. Cette affirmation résonne tout particulièrement en ce moment, où, je cite pêle-mêle et sans hiérarchie :

  • Brexit,
  • migrants,
  • guerre en Syrie,
  • accords commerciaux du Mercosur

bref, crise après crise, l’on en vient à se demander si l’Europe a un avenir. La question devient vertigineuse si l’on y ajoute nos doutes existentiels sur la pérennité de l’institution départementale. Vous aurez compris que je n’évoque ces incertitudes que pour mieux les balayer, car les peurs sont faites pour être combattues, et il n’y a rien de mieux que l’action pour sortir d’interrogations métaphysiques stériles.

Mais tout de même, raisonnons jusqu’au bout. Même si nous choisissons l’option positive où « l’Europe est notre avenir », persiste la sensation malaisante que cet avenir nous échappe en grande partie. C’est paradoxal alors que nous, élus du Finistère, sommes précisément légitimement et démocratiquement réunis ici pour prendre des décisions pour l’avenir de notre territoire.

Non pas que tout se déciderait à Bruxelles dans une Commission tentaculaire de technocrates malveillants, ne comptez pas sur moi pour ajouter de l’eau saumâtre à ce moulin populiste. C’est plutôt que la réalité est complexe, et que, comme pour les questions d’accessibilité dont nous allons parler tout à l’heure, notre avenir, y compris notre avenir dans l’Europe, semble être entre les mains de Paris. Paris qui n’écoute plus ses territoires et qui rêve de recentralisation dans la mondialisation, Paris qui, au mieux, ne veut plus voir qu’une seule tête métropolitaine dans de grandes régions désertes. Il nous faut donc agir collectivement pour que Paris et Rennes ne soient pas les terminus de nos ambitions finistériennes.

Mon intervention, cher.e.s collègues, se veut pédagogique sur le contexte, les enjeux, et les actions menées afin que nous puissions unir nos forces et parler d’une seule voix dans nos assemblées et dans nos réseaux, car une chose est sûre dans cet océan d’incertitudes : le Finistère est inaudible s’il est divisé.

I – Contexte : de quoi parle-t-on ?

Tous les 7 ans, L’Union européenne décide de ses futures finances ainsi que des politiques qui en découlent – je vous les regroupe en trois grandes catégories :

  • la Politique agricole commune (PAC),
  • la Politique de cohésion
  • les politiques sectorielles (ERASMUS+ -mobilité des jeunes, Horizon 2020 recherche, etc.).

Par rapport à la précédente période 2007-2013, ces étapes décisives pour l’après 2020 sont marquées par plusieurs évènements :

  • le retrait de la Grande Bretagne de l’UE (Brexit) prévu pour le 29 mars 2019,
  • la montée du populisme,
  • l’accroissement des disparités territoriales, sociales,
  • la menace du terrorisme
  • l’arrivée massive de migrants.

Le départ de la Grande Bretagne, un des principaux contributeurs de l’EU, devrait entrainer une perte de plus 12 milliards d’euros par an pour les finances de l’UE. En parallèle, l’Europe doit rechercher de nouvelles ressources pour financer de nouvelles dépenses dans les domaines de la gestion migratoire et de la défense.

Deux des politiques européennes qui ont le plus d’impact sur notre Finistère, la PAC et la politique de cohésion, risquent de subir d’importantes coupes budgétaires.

Ces questions ont été discutées par les chefs de l’Etat et de gouvernement lors du Conseil européen informel du 23 février dernier. Sans attendre la présentation de ses propositions pour le prochain cadre financier pluriannuel prévue pour le début du mois de mai 2018, la Commission européenne a décidé d’ouvrir le débat en mettant sur la table du Conseil européen une communication sur le sujet.

Dans ce document, elle présente différentes options envisagées pour notamment la politique de cohésion, la PAC, la recherche, le numérique, la mobilité des jeunes et les nouvelles dépenses que sont la défense et la gestion des frontières hors UE. Le respect de la conditionnalité des aides par le respect de l’état de droit au niveau national et des valeurs fondamentales de l’UE figure aussi comme une hypothèse à envisager suite à la crise polonaise et bulgare. Enfin, on y aborde également le financement du budget par des nouvelles recettes, des mesures correctrices en matière de contributions des Etats membres.

Pour mémoire, sur la période en cours 2014-2020, la PAC représente 408,3 milliards d’euros, soit 39 % du budget. Elle constitue le principal poste de dépenses de l’UE. La France est de loin l’Etat qui perçoit le plus d’aides au titre de cette politique, soit plus de 9 milliards d’euros.

La politique de cohésion, qui vise à réduire les inégalités de développement entre les différentes régions européennes, est dotée d’une enveloppe de 350 milliards d’euros, soit un 34 % du total du Budget dont 15 milliards sont attribués à la France.

Voilà le contexte. Parlons à présent des enjeux de ces politiques européennes pour la Bretagne en général, puisqu’une partie des fonds sont régionalisés, et pour notre territoire en particulier.

II – LES ENJEUX DES POLITIQUES EUROPENNES POUR LA BRETAGNE

II 1.Des politiques importantes pour la Bretagne mais encore peu lisibles

Sur un total de près d’un milliard d’euros alloués à la Bretagne pour la période 2014-2020, plus de 500 millions d’euros de fonds européens ont été programmés à ce jour.

La politique de cohésion, la PAC en Bretagne et la Politique commune de la pêche (PCP) constituent donc des dispositifs indispensables pour le financement des projets de nos territoires qu’ils soient urbains ou ruraux. Economie, innovation, formation, insertion, emploi, agriculture, pêche, environnement sont autant de secteurs d’activités où les fonds européens et d’investissement (FESI) interviennent en complémentarité des politiques nationales, régionales, départementales et locales.

A titre d’exemple, la politique de cohésion sur 30 ans a apporté aux territoires bretons un soutien financier de 1,6 milliards d’euros.

Ces financements ont permis :

  • dans le domaine des transports, la modernisation des lignes ferroviaires Brest/Rennes et Quimper/ Rennes (85,5 M€), la réalisation de nouveaux modes de transport tel que le téléphérique à Brest (4 M€), des aménagements de Pôles d’échanges multimodaux (PEM) comme celui de Morlaix (1,8 M€) et le déploiement de la fibre optique (75 M€).
  • dans le domaine de la recherche et d’innovation : le financement pour 18 M€ de projets portés par des établissements et centres du Finistère.
  • dans le domaine de la coopération : sur 2007-2013, les fonds INTERREG ont apporté aux acteurs de la coopération Finistère/Cornouailles britannique 4 millions d’euros

Le Conseil départemental est très impliqué dans la mise en œuvre des fonds européens, il assure :

  • la gestion d’une subvention globale de Fonds social européen (FSE) pour les actions qu’il met en œuvre dans son Plan départemental d’insertion. Son enveloppe FSE de 13,2 M€ pour la période 2014-2020 devrait être entièrement engagée d’ici la fin de la programmation.
  • le portage également en direct de projets
  • Ex : SANA pour Sporto Adaptita Naturo Nautika, dans le cadre du programme Erasmus + volet sport. Il vise à développer l’offre de sport de pleine nature à destination des personnes en situation de handicap.
  • Le cofinancement de projets stratégiques
  • Ex : Projet INTERREG franco-britannique ICE-Intelligent Community Energy, 4 partenaires finistériens (les deux Technopoles, Pole Mer et SDEF) qui obtiennent une subvention FEDER de 1 600 000 € – le Département cofinance le SDEF à hauteur de 420 000 € pour un projet.
  • l’accompagnement des acteurs du territoire dans l’ingénierie de projets européens thématiques, d’envergure très variable
  • Ex : Projet Europe pour les citoyens du Comité de jumelage Moëlan sur Mer-Lindenfels – 12000 € obtenus.

Mais ces fonds européens ne sont pas connus par le grand public ! Ainsi lors d’inaugurations d’équipements publics, ils ne sont pas toujours valorisés au même titre que les autres sources de financement. On a coutume d’entendre le Préfet, le député, le conseiller départemental, le maire… mais avez-vous jamais entendu de discours d’inauguration prononcé par le député européen ? La réponse est dans la question : jamais. « L’Europe, quel numéro de téléphone ? » disait Kissinger – l’Europe n’a toujours pas de visage dans les territoires. Le Conseil départemental fait sa part en assurant la promotion de projets aidés par les fonds européens lors du mois de mai de l’Europe, où il coordonne par ailleurs des activités de promotion de la citoyenneté européenne (dans les collèges publics, les cinémas…).

Le département n’est pas seul dans cet effort de valorisation. C’est aujourd’hui la Région, en tant qu’autorité de gestion des fonds, qui communique et qui assure le chef de filât en la matière. Il me faut donc à ce moment de mon exposé rappeler :

II 2. Les consultations publiques lancées par le Conseil régional de Bretagne et propositions régionales

Dans le cadre la préparation de la nouvelle génération de politique, le Conseil régional a lancé en octobre 2017 des rencontres territoriales (une par département). Dans le cadre de réunions à Quimper pour la politique de cohésion et celle de Pleyben pour la PAC, les acteurs Finistériens ont été nombreux, y compris ceux du monde agricole, à se mobiliser dans l’objectif d’alimenter les propositions régionales.

Lors de la session du 15 décembre 2017, le Conseil régional a adopté ses propositions de contributions auxquels le Conseil départemental y souscrit.

Les priorités suivantes ont été déclinées pour la politique de cohésion :

  • Maintenir une politique de cohésion pour toutes les régions. Pour ce faire, le Conseil régional demande de maintenir un budget européen ambitieux, alimenté par des ressources propres en plus des contributions des Etats membres.

 

  1. Renforcer la place des territoires. A ce titre, la Région entend rester autorité de gestion pour les programmes européens régionalisés
  2. Concentrer les fonds sur le numérique, la recherche et l’innovation, le changement climatique et mieux articuler les fonds européens avec les autres politiques européennes (plan Juncker et les politiques sectorielles (Horizon 2020, Cosme, Life, Erasmus+, Créative Europe…).
  3. Simplifier la mise en œuvre des fonds européens, en instaurant notamment un contrat de confiance avec les bénéficiaires.

Si l’on peut se féliciter des orientations et initiatives régionales, il ne faut pour autant pas désemparer pour porter les besoins et les ambitions spécifiques de notre territoire finistérien. Comme je l’ai évoqué en introduction de mon propos, il faut agir pour que le train à grande vitesse ne s’arrête pas à Rennes, et il faut aussi agir pour qu’à l’avenir l’Europe ne s’arrête pas à Rennes. Le Conseil Départemental a :

III – LA volonté d’être partie prenante dans la consultation et la negociation des futures politiques européennes post 2020

III 1. Rappel des premières contributions :

PAC

Le Conseil départemental a voté une proposition de contribution commune associant les 4 départements bretons et du Conseil régional. Une délégation de représentants des 5 collectivités est prévue pour des rencontres au Ministère de l’agriculture et à la DG Agri de la Commission à Bruxelles.

Politique de cohésion

Notre collectivité en partenariat avec la métropole de Brest, les agglomérations et les Pays ont adressé une contribution commune pour le territoire de l’ouest Bretagne.

Elle a signé par ailleurs la déclaration de l’Alliance pour la cohésion «Cohésion Alliance », initiée par le Comités des Régions et regroupant plusieurs instances représentatives de collectivités.

Elle va répondre à la consultation lancée par la Commission avant le 8 mars.

Coopérations transantionales

Brexit :

  • le Conseil départemental a adressé une lettre à Messieurs Barnier et Le Drian alertant sur l’impact particulièrement négatif du Brexit pour les territoires limitrophes à l’Angleterre et appelant à inventer de nouvelles coopérations avec notre pays voisin. Le CD29 est à l’origine de cette initiative, l’ensemble des Départements de Normandie et tous les Départements des Hauts de France (à l’exception de l’Aisne, non limitrophe) se sont associés à cette démarche.
  • Il a apporté sa contribution au Comité des Régions sur l’impact du Brexit sur son territoire
  • Il suit attentivement le déroulé des négociations notamment grâce à son partenariat avec la Cornouailles britannique et sa participation à la gouvernance du programme INTERREG franco-britannique.

Portugal et Politique de cohésion

  • Le Département va signer une déclaration commune avec son partenaire portugais, la CIM Alto Minho, sur l’avenir de la politique de cohésion.

Consultations lancées par la Commission européenne

Pour la politique de cohésion et les programmes sectorielles Créative Europe, Erasmus+ et Europe pour les citoyens, notre collectivité va répondre à la consultation lancée par la Commission européenne dont la date butoir est le 8 mars.

II 2. Principales priorités défendues :

Dans le cadre de contribution commune des acteurs de l’ouest Bretagne pour la politique de cohésion, le Conseil départemental a défendu les priorités suivantes :

  1. Améliorer l’accessibilité de la Bretagne par des moyens de communication de toute nature. Cet enjeu demeure essentiel pour la Bretagne, notamment sa partie occidentale que ce soit par le très haut débit, le ferroviaire, l’intermodalité de transport ainsi que les plateformes portuaires et aéroportuaires
  2. Soutenir la cohésion sociale. Il est primordial que le FSE soit maintenu pour favoriser la cohésion sociale et l’insertion vers l’emploi des personnes précarisées. L’insertion des jeunes doit être également une priorité par des moyens spécifiques dans le prolongement du programme Initiative Emploi des jeunes (IEJ). L’initiative associative et l’innovation sociale doivent être aussi encouragées.
  3. Soutenir la cohésion territoriale Il est proposé la création d’un objectif territorial permettant d’accompagner les projets de territoire choisis par les acteurs locaux eux-mêmes.
  4. Conforter l’excellence littorale. Il est nécessaire que la concentration thématique soit assouplie. Il est demandé comme pour la précédente programmation 2007-2013 qu’un axe stratégique soit reconduit pour les enjeux de la Maritimité prenant en compte l’ensemble de ses composantes (recherche, innovation, infrastructures portuaires, énergies marines renouvelables, nautisme, tourisme, sécurité maritime, biotechnologies marines,…).
  5. Pérenniser la coopération territoriale européenne. Il est demandé la défense des programmes Interreg et d’encourager les initiatives européennes permettant de continuer à travailler avec les britanniques.

III 3. Volonté du Conseil départemental de travailler en réseaux

Rappel des principes étapes :

Au niveau européen

La préparation du futur cadre financier pluriannuel ainsi que les propositions de règlements

Au niveau national/ régional

La définition du cadre stratégique national qui définit les priorités nationales pour les différents programmes et différents fonds européens

La répartition des enveloppes des fonds européens par région et par territoire

et enfin la préparation des programmes opérationnels

Par rapport à la préparation de ces échéances, le Conseil départemental souhaite s’impliquer avec un réseau d’acteurs pour mieux faire valoir ses priorités :

  • au niveau européen, avec notamment le Comité des régions,
  • avec nos partenaires de coopération que sont la Cornouailles Britannique et la Communauté Inter-Municipale d’Alto Minho, qui mènent déjà de nombreuses actions financées par les fonds européens et les programmes Interreg.
  • avec les réseaux nationaux dont notamment l’ADF (Association des Département de France), l’Association française des conseils de communes et des régions d’Europe (AFCCRE).
  • au niveau régional dans le cadre du partenariat avec le Conseil régional de Bretagne et l’Etat et en tant que membre du comité de suivi des fonds européens et des instances de programmation
  • au niveau de d’une démarche collective des territoires de l’ouest Bretagne qui a été initiée en 2017 pour la première contribution pour la politique de cohésion. Celle-ci pourraient réunir les acteurs et institutions qui sont concernés par ces futures programmations mais aussi ceux qui souhaitent œuvrer dans le champ de la promotion de la citoyenneté européenne notamment dans la perspectives des élections européennes en 2019.

Tels sont les axes de travail sur lesquels notre collectivité a démarré en 2017 et qu’elle entend en 2018 poursuivre et finaliser notamment dans le domaine de la gouvernance pour préparer ces échéances et bien au-delà en vue de participer à la réalisation du projet européen.

Je termine une petite illustration concrète de la belle citation de Jean Monnet « Nous ne coalisons pas des États, nous unissons des hommes. » en faisant un focus sur la délégation emmenée par Madame la Présidente en Alto Minho du 14 au 16 février 2018 :

FOCUS – Délégation Présidente en Alto-Minho – du 14 au 16 février 2018

La Présidente du Conseil départemental du Finistère, accompagnée par quatre conseillères départementales, et par des représentants du Parc Naturel Marin d’Iroise, s’est rendue en Alto Minho pour la première fois afin d’évaluer la mise en œuvre du protocole et faire un premier point d’étape avec le Président du Conseil Intermunicipal de la Communauté Intermunicipale de l’Alto Minho concernant le développement de la coopération. Le temps fort de cette délégation a été l’organisation d’un temps d’échange conséquent avec les acteurs institutionnels et socioéconomiques locaux. Pour travailler sur une contribution conjointe sur le devenir de l’Europe des régions après 2020, notamment celui de la Politique de Cohésion.

Voilà Madame la Présidente, cher.è.s collègues, la conclusion de ce point d’étape détaillé de l’action européenne locale. J’aurai le plaisir de vous en entretenir de nouveau en juin prochain pour approfondir la question du cadre stratégique de nos actions européennes départementales.

Je vous remercie de votre attention et je reste à votre écoute.

Département du Finistère

Hosny Trabelsi et moi-même : un binôme actif et engagé au service du Finistère

HosnyTrabelsi et Frédérique Bonnard Le Floc’h, élus du canton de Brest 5, en séance du Conseil Départemental du Finistère

Nous présentions tous deux des rapports en lien avec nos délégation ce vendredi 2 février 2018 en séance plénière du Conseil Départemental du Finistère. Hosny Trabelsi et moi-même sommes des élus départementaux engagés, actifs dans le groupe majoritaire Finistère et Solidaire aux côtés de la Présidente Nathalie Sarrabezolles, au service d’un projet départemental ambitieux et innovant, et au service des habitantes et des habitants du canton de Brest 5 Kerichen/Saint Marc. N’hésitez pas à nous solliciter.

Département du Finistère, Non classé

Un Finistère connecté et ouvert : l’Europe et les coopérations territoriales pour « make ARmorica great again » !

Le Finistère terre d’Europe

Un très beau rapport présenté ce vendredi 2 février 2018 en séance plénière du conseil départemental sur l’Europe et les coopérations territoriales. Le Finistère accorde une importance majeure aux affaires européennes, mon intervention ci-dessous rappelle pourquoi :

 

En octobre 1991 le Centre de Recherche Bretonne et Celtique organisait un colloque international intitulé «1491, la Bretagne, Terre d’Europe ». 1491. Vous constatez avec moi, chers collègues, que l’arrimage de notre territoire à la réalité européenne ne date pas d’hier, et que ce fait historique, scientifique, ne relève pas d’un prisme idéologique quelconque. L’Europe fait non seulement partie intégrante de notre histoire locale, mais elle fait aujourd’hui plus que jamais notre actualité. Au premier chef, le Finistère est terre d’Europe. C’est à ce titre qu’il entend prendre toute sa part dans le vaste mouvement de débat, de lobby et de contribution qui anime les parties prenantes à la gouvernance européenne et qui a lieu en ce moment.

Le rapport qui vous est proposé aujourd’hui illustre la manière dont l’Europe irrigue de manière transversale des champs d’action publique majeurs pour notre département et vous propose de poursuivre en 2018 le travail engagé avec tous nos partenaires. Il s’agit de se saisir de l’Europe à la fois comme moteur et comme ressource pour le développement local, mais également comme catalyseur de la vision d’un destin commun pour des habitants et des territoires en interdépendance, confrontés aux mêmes défis. Notre volonté consiste à faire de cette réalité européenne historique une « réalité européenne augmentée », c’est-à-dire un espace porteur de sens politique, un espace de projets partagés, et un espace de réussite qui ne laisse de côté ni aucun citoyen ni aucun territoire.

Cela est à présent reconnu bien au-delà de nos frontières administratives, le Finistère est à la pointe des questions européennes dans l’Ouest, car il utilise tous les leviers à sa disposition :

  1. En s’investissant fortement dans la coopération territoriale européenne avec la Cornouailles Britannique et la Communauté Inter-Municipale d’Alto Minho, qui produit d’ores et déjà de nombreuses actions concrêtes financées par les fonds européens inter-régionaux ;
  2. En mobilisant massivement les fonds structurels européens – presque 50 millions d’euros à ce jour – pour soutenir la cohésion sociale et territoriale, la politique agricole commune et la politique de la pêche et des affaires maritimes ;
  3. En intensifiant, à partir de 2018, ses efforts de promotion de la citoyenneté européenne, notamment en direction de la jeunesse finistérienne afin de faciliter sa mobilité et donc sa qualification et sa formation ; en préparant les débats citoyens nécessaires dans la perspective des élections européennes de 2019
  4. Enfin en étant à l’initiative de démarches politiques communes fortes, autrement dit à l’initiative de la structuration d’un véritable lobby territorial ouest breton augmenté de nos partenaires anglais et portugais, pour contribuer à influencer la définition des futures politiques de l’union européenne : contribution sur la PAC, contribution sur la politique de cohésion et l’évolution des fonds FSE, FEDER, FEADER, FEAMP, contribution sur l’avenir des fonds transnationaux INTERREG, Horizon 2020 pour l’innovation et la recherche, Erasmus +, etc.

Un mot pour finir sur l’enjeu du Brexit. Vous le savez, les liens avec le Royaume-Uni ne s’effaceront pas avec son départ de l’Union européenne. C’est au quotidien que nos universités, nos entreprises, nos collectivités, mais également nos habitants vivent la relation avec leurs homologues de l’autre côté de la Manche. Garants des solidarités humaines et territoriales, les Départements défendent le maintien d’outils facilitant les échanges entre les deux rives au-delà de la seule dimension économique. Ainsi, il nous est apparu essentiel d’interpeller officiellement Messieurs Barnier et Le Drian pour leur faire part officiellement de cette volonté, partagée par un collectif de départements maritimes que nous avons réunis au sein de l’ADF. Nous avons tout juste commencé à travailler sur le co-développement avec Morlaix Communauté d’une plateforme de coopération avec le sud de l’Angleterre, et nous souhaitons également profiter des liens privilégiés de la Région Bretagne avec le Pays de Galle pour impulser des actions transfrontalières au sein du groupe de travail Brexit régional, tout comme au sein du groupe de travail Brexit métropolitain.

Ce ne sont que quelques exemples issus des axes de travail de notre stratégie territoriale européenne, en cours de réflexion et d’élaboration au cours de l’année 2018. Nous nous sommes donnés pour objectif de donner dynamisme, force et cohérence à toutes les initiatives des acteurs et des institutions qui souhaitent œuvrer dans le champ européen sur le territoire du Finistère. Cette stratégie sera élaborée de manière participative, et vous aurez l’occasion d’y contribuer pleinement.

Permettez-moi une note d’humour pour conclure mon propos. En pensant à nos ancêtres bretons de 1491 me vient une ambition nouvelle. Le président Trump veut rendre sa grandeur à l’Amérique, « make America great again » et il ne fait que l’isoler dans son égoïsme  ; nous, nous avons entrepris de projeter notre Finistère à sa bonne échelle, celle du monde : « make ARmorica great again » (rendre à l’Armorique sa grandeur) !

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Un Finistère attractif : 5,6 millions d’euros en 2018 pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation

1 million d’euros supplémentaires au budget 2018 du Département pour l’enseignement supérieur et la recherche

La séance plénière de l’assemblée départementale des 1er et 2 février me permet de mettre en exergue les efforts consentis par notre département pour soutenir et développer ce moteur d’attractivité qu’est l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. Retrouvez mon intervention en séance ci-dessous :

Les séances plénières sont pour chacune et chacun d’entre nous l’occasion de mesurer toute la richesse de l’action départementale, l’occasion de recenser les atouts mais aussi les attentes de notre territoire, et de tenter d’en construire une vision partagée.

J’ai la faiblesse de croire que cet objectif est presque atteint en ce qui concerne l’enseignement supérieur et la recherche lorsque j’entends, mercredi passé à Quimper, le Président de l’UBO placer ses vœux universitaires 2018 sous le signe des territoires. Si la recherche en Finistère est au niveau de l’excellence mondiale, c’est parce qu’elle s’origine et se ressource dans les territoires – ces deux échelles ne s’excluent nullement, elles se complètent et se nourrissent.

C’est exactement la position départementale. C’est cette position qui justifie les soutiens financiers importants – 5,6 millions de dépenses pour 2018 – notamment ceux figurant au PA300 dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région, pour des dossiers qui vous sont maintenant familiers et qui vous sont rappelés dans ce rapport.

C’est aussi cette position qui veille à ce que l’ensemble des fonctions d’excellence liées à l’enseignement supérieur et à la recherche soient soutenues quels que soient leur lieu d’implantation dans le Finistère. IFREMER et le Campus Numérique de Bretagne, le Pôle des Excellences Maritime et Océanolab à Brest, bien sûr. Mais pas seulement sur le territoire administratif de la Métropole.

La plateforme de régionale de transfert technologique du CEA TECH à destination des filières agricoles et agroalimentaires est à Quimper, et son rôle n’est pas moins supérieur et pas moins excellent que si elle avait été implantée ailleurs dans le Département. Plus encore nous devons nous féliciter de cette implantation en Finistère et non dans un autre Département breton. Le Département s’engage fortement financièrement sur la première phase comme précisé dans la convention rassemblant tous les acteurs du projet. De nouveaux soutiens pourraient être déclenchés ultérieurement si nécessaire.

Tout comme la recherche conduite par VEGENOV à St Pol de Léon, ou par les équipes de la pisciculture expérimentale de l’INRA à Sizun dont je salue au passage la décision courageuse de redémarrer l’activité après le sinistre criminel qui a détruit la quasi-totalité de leur élevage – le Directeur régional de l’INRA Bretagne-Normandie, Patrick Herpin, a tenu à me rappeler de vive voix combien son organisme était attaché à ses sites finistériens de Sizun et de Ploudaniel, dont les travaux sont uniques en France, et combien il appréciait la présence du Département aux côtés de ses équipes.

Tout comme les projets collaboratifs menés par le MNHN de Concarneau avec les acteurs de la pêche et de la conchyliculture, tout comme bien sûr les recherches mondialement reconnues conduites par la Station Biologique de Roscoff autour des biotechnologies… J’arrête là une énumération qui pourrait devenir fastidieuse tant le Finistère accompagne de projets, de sites et d’établissements divers implantés sur l’ensemble de son territoire – le rapport les décrit bien mieux que moi.

En 2018 nous avons l’ambition d’approfondir ce dialogue avec les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche à travers une nouvelle instance de coordination du Schéma Départemental de Développement Universitaire et Scientifique. A l’avenir il s’agit de faire converger les stratégies de ces acteurs afin de mieux articuler ces dernières avec nos politiques territoriales, notamment celles qui concernent la vie étudiante et la jeunesse. En matière d’enseignement supérieur et de recherche, la collectivité des solidarités qu’est le Département est dans son rôle lorsqu’elle cherche à conjuguer le verbe « exceller » au présent de l’humanité.

Brest Métropole, Département du Finistère

2018, se recentrer sur l’essentiel

Meilleurs vœux pour l’année 2018 qui commence !

Meilleurs vœux à chacune et chacun d’entre vous ! Même si l’époque est particulière, le regard que nous choisissons de porter sur la réalité peut changer notre manière d’être, changer notre manière de faire, et in fine trouver ce qu’il y a de meilleur en chaque rencontre et en chaque situation. C’est le premier vœux que je formule : entrons dans cette nouvelle année les yeux ouverts et mettons de côtés les préjugés qui nous affligent.

2018 s’ouvre dans le tumulte médiatique et la confusion politique qui nous sont désormais familiers. Beaucoup d’entre nous se sentent perdus et trouvent l’horizon bien sombre. Le décalage entre les paroles et les actes des personnes en situation de responsabilité devient insupportable face à l’urgence de nous retrouver autour d’un projet commun pour l’avenir de l’humanité. Les inondations en France signent l’urgence climatique, les attentats meurtriers à Kaboul signent l’urgence diplomatique, les naufrages en Méditerranée signent l’urgence humanitaire, la précarité et la pauvreté galopante signent l’urgence sociale et économique, les scandales mettant en cause des personnalités harceleuses signent l’urgence féministe… j’arrête là cette énumération qui fait l’actualité quotidienne de ce début d’année. Stop. Se poser, réfléchir, s’ouvrir à la parole de l’Autre, décider ensemble : les remèdes sont connus, les valeurs sont posées. Assez de dire la Liberté, l’Egalité, la Fraternité : à présent il faut faire !

Faire société. Ensemble. Pour cela, il nous faudra tout d’abord résister au flot d’injonctions médiatiques et politiques qui nous divisent. Non, ce n’est pas la faute des autres, prenons chacun notre part du travail à mener. Oui, on peut débattre sans s’exclure. Non, les différences ne sont pas un problème en soi, lorsque l’on a la volonté partagée d’arriver à un but commun. Au contraire, « dans l’écart se trouvent les ressources pour produire du commun » dit le philosophe François Jullien. Non, le commun, ce n’est pas le même, ni le semblable. Oui c’est autre chose, c’est une création originale. C’est ce qui arrive quand on est vivants ici et maintenant, sans regarder l’Autre avec les yeux du passé, les yeux de la peur, les yeux du mépris de classe, les yeux de la volonté de domination.

« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux » dit Antoine de Saint Exupéry, habitué à voler de nuit sans instruments en s’orientant aux étoiles. Changer de regard, c’est aborder le monde avec le cœur. Celui qui protège l’humanité de sa folie et de sa violence intrinsèque depuis l’aube des temps, en nous permettant d’avoir accès à l’attachement, aux émotions, à l’élan d’être ensemble. Nous le partageons avec tous les mammifères, c’est notre algorithme de survie principal. Nos aptitudes sociales hors-norme ont fait de nous les dominants de tous les animaux terrestres. Notre IN (intelligence naturelle) est tellement plus complexe que l’IA (intelligence artificielle) que nous avons encore beaucoup de marge avant d’être asservis par des ordinateurs. Ce qui est triste, c’est que nous nous asservissons nous-mêmes, prenant les effets pour les causes, les vessies des puissants – seigneurs de la mauvaise foi – pour des lanternes politiques. Ce qui est triste, c’est que nous abdiquons nos responsabilités de dominants envers les animaux dominés, l’environnement domestiqué, les faibles de toute nature. N’avons-nous pas mieux à faire avec tout ce pouvoir ?

Il n’y a pas de dogme dans l’ici et le maintenant. Ni religieux, ni politique, ni idéologique. Juste une Liberté vertigineuse. Un gouffre, si l’on ne prend garde à la borner par l’Egalité et la Fraternité. Dans mon travail politique, j’essaie de développer toujours plus avant la participation des acteurs, quelles que soient les parties prenantes, citoyennes et citoyens isolés ou organisés, institutions, entreprises, et même en interne élus et services. Voir ensemble les problèmes, vivre ensemble le travail, fabriquer ensemble les réponses, mettre en œuvre ensemble. Complexe et imparfait, comme la Vie qui sans cesse invente et innove. En 2018, conjuguons le verbe vivre au présent de l’humanité.

Département du Finistère

Département : 7 dossiers ESRI à la commission permanente du 6 novembre 2017

La Commission Permanente de ce 6 novembre est riche en rapports concernant l’Enseignement Supérieur et la Recherche en Finistère : pas moins de 7 dossiers sont proposés au vote des conseillers, ce qui démontre l’importance du soutien du Département au Finistère à ces filières d’excellence.

Pour rendre concret mon propos, voici le détail de ces subventions :

– réajustement à la baisse de la participation départementale au projet C@mpus numérique de Bretagne à 1 147 403 € maximum, au lieu de 1 254 556 €, pour s’ajuster à la réalité de la dépense ;
– attribution d’une subvention de :
• 700 000 € maximum à l’UPMC pour l’opération Réhabilitation et aménagements du campus Blue valley sur le site du Laber, inscrite dans le CPER 2015-2020 ;
• 35 490 € maximum à la Région Bretagne pour le projet FLEXHAM (« jambon » végétal !) , labellisé par le pôle de compétitivité Valorial, répartie de la façon suivante : 20 779 € pour ADRIA Développement et 14 711 € pour BBS ;
• 54 508 € maximum à la Région Bretagne pour le projet HEMLYO, labellisé par les pôles de compétitivité Atlanpole Biotherapies et Mer Bretagne Atlantique, à destination de l’UBO ;
• 120 000 € maximum à l’ESC Force Ouest pour le fonctionnement de l’école en 2017 ;
• 30 610 € maximum à la CCIM Bretagne Ouest pour le fonctionnement de la formation ISUGA en 2017 et de 7 500 € pour le solde au fonctionnement 2015 ;
– attribution du solde de l’opération « Réalisation du département Génie civil de l’IUT de Brest à Morlaix » à Morlaix communauté, d’un montant de 15 030 €.

Vous aurez noté que ces dossiers concernent tout le territoire Finistérien, du nord au sud, montrant par là-même l’effet d’aménagement du territoire des établissements d’enseignement supérieur et de recherche pour notre département.

Département du Finistère

Renforcer l’action européenne du Finistère

Cette session plénière du Conseil Départemental a vu pour la première fois la présentation d’un rapport consacré à la question européenne. La Présidente Nathalie Sarrabezolles est la seule élue bretonne au sein de la délégation française du Comité des Régions qui siège à Bruxelles. Elle y fait entendre la voix du Finistère, pas seulement en tant que Présidente du Département mais également au nom de toutes ses collectivités et de tous ses acteurs publics ou privés. La régénération du projet européen est en ce moment au centre des préoccupations. C’est dans ce cadre qu’elle a accueilli favorablement ma proposition d’élaboration d’une stratégie finistérienne européenne. Retrouvez ci-dessous mon intervention d’aujourd’hui.

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Madame la Présidente, Cher.e.s Collègues,

L’Europe est la cible de tous les populismes. Trop normative, trop technocratique, pas assez politique, éloignée des citoyens, impuissante à protéger qui que ce soit, aux mains des lobbies… Bref, un « machin » international comme les détestait De Gaulle qui est devenu l’archétype d’un système de gouvernance sans gouvernement, rejeté de tous bords.

Sauf que. Man soll nicht das kind mit dem bad schütteln. On ne doit pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Sauf que sans l’Europe, notre Finistère, territoire excentré par rapport aux grands pôles de croissance ne peut peser efficacement dans le jeu implacable de l’économie mondialisée. Avec l’Europe, au contraire, le Finistère a sa carte à jouer en étant un acteur qui compte parmi ceux qui structurent la Défense, la Recherche, l’Agriculture ou la Pêche par exemple.

L’Europe est donc une chance pour le Finistère, que nous avons su saisir par le passé et qu’il nous faut continuer à cultiver pour l’avenir.

Ce rapport rappelle comment, à travers des exemples de mises en œuvre des fonds européens, les coopérations européennes ou les programmes communs Interreg, l’Europe irrigue notre territoire.

Ainsi dans la première partie du rapport, il est rappelé qu’une manne de 47,9 millions d’euros issus des fonds européens structurels et d’investissement a bénéficié au Finistère entre 2014 et 2016. Les agriculteurs, les chercheurs, les collectivités, les acteurs sociaux et les personnes en insertion en ont bénéficié directement. Ces fonds sont gérés soit avec la Région Bretagne, auxquels ils sont délégués par la Commission, soit en direct par nos services pour le Fonds Social Européen.

Au-delà de ces fonds, des programmes thématiques viennent financer des projets portés par les acteurs de notre territoire tels que ceux œuvrant dans le domaine culturel, la mobilité de notre jeunesse et leurs études supérieures (Marie Gueye pourra nous en parler tout l’heure), l’environnement, le nautisme…

Le département du Finistère est profondément ouvert sur le monde, conscient que de par sa situation, il est indispensable de construire des projets communs et de s’appuyer sur des réseaux d’échanges. Il met donc en œuvre des coopérations bilatérales entre la Cornouailles britannique et le territoire portugais de la CIM Alto Minho qui portent des projets de développement et d’innovation sur les thématiques jeunesse, tourisme, économie bleue ou agriculture. Les technopôles et les pôles de compétitivité sont des partenaires de longue date de projets collaboratifs INTERREG qui préparent le développement des filières économiques de demain.

Enfin, notre projet départemental 2016-2020 est parfaitement compatible avec la stratégie Europe 2020 et ouvre des perspectives de financement de nos propres politiques publiques par le biais d’appel à projets régionaux ou communautaires que nous devons saisir.

Certes il ne faut pas nier les lourdeurs dans la mise en œuvre des fonds, les transpositions trop lentes, peu sécurisantes pour les porteurs de projets. Je pense notamment à la question des avances de fonds sur le FSE. Ces questions techniques doivent être réglées. Mais en tant qu’élu local il faut aussi valoriser, expliquer et positiver auprès des citoyens les apports de l’Europe pour le Finistère.

Dans la seconde partie du rapport, il vous est proposé d’examiner les conséquences du BREXIT pour la Bretagne et le Finistère en particulier. Compte tenu des enjeux économiques pour nos filières d’excellence que sont la pêche en premier lieu, l’agriculture et l’agroalimentaire, le tourisme, les transports, la recherche, le Département a tout intérêt à participer aux réflexions stratégiques initiées par la Région Bretagne et le CESER.

Sur ces enjeux liés au Brexit comme sur les questions de la future politique européenne de cohésion, il est vital que nous sachions analyser finement les menaces et les opportunités pour le Finistère, puis que nous mobilisions tous les acteurs du territoire pour élaborer une stratégie territoriale européenne afin notamment de nous mettre collectivement en ordre de marche pour :

  • nouer les partenariats bilatéraux indispensables,
  • financer les adaptations nécessaires
  • organiser un lobby efficace
  • accueillir les opportunités de développement

Notre expérience de terrain, faite de coopérations multiples et de développement territorial équilibré, est un exemple utile à faire valoir dans les débats sur la préparation des futurs programmes européens post 2020. Nous ne serions pas ce que nous sommes sans la politique de cohésion, elle doit être poursuivie, adaptée, simplifiée.

Voilà Mesdames et Messieurs, un court résumé de ce rapport. Il s’ouvre volontairement sur le travail à mener autour des politiques de cohésion après 2020. Sur les enjeux locaux comme sur les compétences de Département, notre assemblée va faire entendre sa voix et ses idées. C’est un travail à mener nous nous engageons ainsi à la rentrée auprès de l’ADF, qui à l’instar de l’ARF, souhaite faire entendre la voix des départements dans la préparation de la future programmation.

En conclusion, il vous est demandé de

  • prendre acte d’un premier bilan de toutes les actions européennes menées en Finistère depuis 2014
  • D’engager le département dans une démarche pro active pour la future programmation de 2020 en confortant le besoin des fonds structurels pour notre territoire et l’avenir des programmes INTERREG dans le contexte du Brexit
Département du Finistère

La commission permanente du 6 juin 2017 accorde plus de 600 000 euros à l’enseignement supérieur et à la recherche en Finistère

 

 

Le programme d’action 300 est particulièrement mis à contribution lors de cette session de la commission permanente du Conseil Départemental en date du 6 juin. Des dossiers défense, sciences marines, biotechnologies, agro-alimentaire sont ainsi financés du nord au sud du département, ainsi que des équipements pédagogiques pour différentes composantes à l’Université de Bretagne Occidentale. Ces subventions sont indispensables à la performance de nos établissements et de nos laboratoires, avec une valeur ajoutée territoriale indiscutable et des retombées immédiates pour notre tissu économique.

En voici quelques exemples :

  • 23 000 € à l’ENSTA Bretagne pour le projet SOPHIE STIC&Ondes,
    inscrit dans le CPER 2015-2020,
    • 52 363 € à ADRIA Développement pour l’acquisition d’équipements
    de recherche et développement sur la période 2017-2019, projet inscrit au
    CPER 2015-2020,
    • 90 000 € à Yncréa Ouest pour le soutien au développement de sa
    recherche sur l’année 2017,
    • 204 396 € à l’UBO répartie sur 11 projets d’acquisition
    d’équipements pédagogiques,
    • 149 855 € à la Région Bretagne pour le projet OCEACTIF, labellisé
    par le pôle de compétitivité Mer Bretagne Atlantique, à destination de la
    Station biologique de Roscoff (CNRS),
    • 24 422 € à la Région Bretagne pour le projet PHYMIA 2, labellisé par
    le pôle de compétitivité Valorial, répartie de la façon suivante : 16 884 € pour
    ADRIA développement et 7 538 € pour l’UBO,
    • 58 014 € à la Région Bretagne pour le projet FRESH, labellisé par le
    pôle de compétitivité Valorial, à destination de Vegenov

Dans le cadre du Schéma Départemental de Développement Universitaire et Scientifique du Finistère, des discussions sont en cours pour réviser nos dispositifs d’intervention. L’idée est de mieux territorialiser nos soutiens, de mieux prioriser nos actions en accord avec les autres financeurs, d’aller vers la valorisation des pratiques innovantes chez nos partenaires. En espérant que nos marges de manœuvre budgétaires, très étroites et en diminution constante, nous permettent cet exercice d’intelligence collective…

Département du Finistère

Finistère innovant : le conseil départemental se lance dans le design participatif de politiques publiques

Retrouvez mon intervention lors de la session du Conseil Départemental des 26 et 27 janvier :

L’innovation, c’est avant tout de l’intelligence collective au service d’une vision bienveillante

Penser le département comme un laboratoire d’idées et un incubateur d’initiatives, c’est d’abord lui reconnaître une tradition bien ancrée d’association des parties prenantes aux politiques qu’il développe autant que de réponses innovantes apportées aux besoins identifiés. Mais, dans le monde en perpétuel mouvement qui est désormais le nôtre, c’est surtout répondre à la nécessité d’insuffler la transformation au cœur même de son projet en tant que collectivité. Le choix des mots « laboratoire » et « incubateur » ne doit rien au hasard : en remettant les individus et leur créativité au centre du processus, en adoptant des méthodes qui font la part belle à l’expérimentation, on se rapproche d’un modèle de développement biologique. Ne dit-on pas d’une bonne innovation qu’elle est virale ?

S’il s’agit bien au préalable de partager une vision, pour autant, l’innovation ne se décrète pas. Elle se mûrit, se nourrit de méthodes participatives, de guides décisionnels, d’analyse de bonnes pratiques, de confrontations organisées entre des mondes qui jusqu’ici se méconnaissent. L’art de diriger y est porté au paroxysme, puisqu’il s’agit de donner plus de pouvoir à ceux qui font, plus de confiance à ceux qui osent, et à acquérir une culture du risque qui n’est pas l’ADN premier d’une administration.  Le tout en ayant en tête que les objectifs restent clairs : résoudre les problèmes des habitant.e.s, trouver les réponses concrètes. C’est enfin une manière authentiquement populaire d’envisager l’exercice du pouvoir. Le seul mot se terminant en « cratie » qui est visé dans cette approche – et nous en connaissons de fâcheux tels que bureaucratie, technocratie, ploutocratie, gérontocratie, phallocratie, kleptocratie… – , le seul mot en « cratie » encouragé disais-je, c’est celui de démocratie !

Se revendiquer en tant qu’organisation innovante pour le Département du Finistère en 2017, c’est tout d’abord mettre en mouvement notre collectivité. Nous savons que les agents, à des degrés divers, souffrent de cette réforme territoriale qui est pour le moment « au milieu du gué », de devoir faire face à des changements impréparables , et de difficultés budgétaires dont aujourd’hui on ne voit pas la fin . Redonnons-leurs, redonnons-nous des marges de manœuvre, des possibilités collectives de vraies décisions. Plutôt que de subir le changement, soyons ensemble à la manœuvre.

Posons le cadre : la nouvelle Mission animation, coordination, innovation (MACI) est chargée de travailler à une stratégie interne et externe d’innovation. Cette stratégie n’est pas un exercice en chambre, elle sera confrontée à un comité de suivi de l’innovation qui rassemblera en 2018  des personnes qualifiées de tous horizons professionnels afin d’orienter l’action du Département en matière d’innovation.

Les agents nécessitent d’être formés au développement d’approches innovantes, et leurs initiatives doivent être encouragées. Nous préparerons tout au long de cette année un programme de formation et le cahier des charges d’un appel à projet interne destiné à chaque Direction, afin de faire émerger des expérimentations concrètes dès l’année prochaine. Enfin, élus et services doivent pouvoir s’emparer simplement d’une boîte à outil de l’innovation départementale, dont le fonds sera constitué tout au long de l’année 2017.

A l’externe, accompagner, accélérer l’émergence des projets innovants en Finistère est l’autre versant d’une stratégie d’innovation à 360 degrés. Pour 2017 nous avons la volonté de mettre en valeur la dynamique existante en lançant un prix de l’innovation, largement relayé par nos outils de communication. Un travail très transversal nous permettra de jeter les bases d’une ingénierie de l’innovation au service des territoires, communes et établissements de coopération intercommunaux, afin que le savoir-faire acquis par le Département profite à tous. Innover c’est aussi se différencier, jouer de ses atouts, faire émerger des projets de territoire en faisant converger les acteurs, ce que nous ne manquerons pas de relayer dans nos contractualisations et nos conventionnements.

Dans cette optique, les rapports suivants consacrés à l’innovation sociale et l’économie sociale et solidaire déclineront ces volets sectoriels. Dans ses différents aspects, ce grand engagement vise avant tout à lever les freins de l’inertie collective , à faire du lien fécond, à envisager sans complexe les paradoxes et les ambivalences d’une société en mutation, d’une monde en transition. Innover c’est faire jaillir des solutions inattendues de la convergence d’éléments que tout oppose. C’est notre  vision d’un Finistère qui ne clive pas, qui n’exclut personne, qui intègre chaque acteur et qui s’enrichit des différences que nous retenons, Madame la Présidente, pour bâtir un nouveau mode de faire durable dans la confiance, dans le pragmatisme, dans la simplicité, dans l’efficacité, pour les femmes et les hommes de ce département.