Blog de Frédérique Bonnard Le Floc'h - comprenez et commentez l'actualité de l'action politique de votre élue à Brest Métropole et au Département du Finistère - Page 2
Brest Métropole

Mon bilan à mi-mandat 2ème partie : une métropole coopérante en actions. II – 2 : les fonds et projets européens

Brest Métropole en délégation auprès de la Commission Européenne

Pour faire suite à l’article « mon bilan à mi-mandat 1ère partie », et à celui décrivant « les politiques contractuelles et les coopérations territoriales », voici quelques exemples concrets d’actions menées dans le cadre de ma délégation depuis 2014, relevant du 2ème levier stratégique.

2) LES FONDS ET PROJETS EUROPEENS
Savoir monter des projets structurants pour le territoire co-finançables par les fonds européens est un savoir-faire historique de Brest Métropole qui doit être conforté.

 2.1 Les programmes opérationnels européens 2014-2020 et l’ITI FEDER FSE Brest métropole

-Participation active au partenariat régional et à ses instances de programmation (CRPE) et de suivi (comité de suivi régional inter-fonds Feder-Fse-Feader-Feamp) ; la Bretagne dispose pour la période 2014-2020 de plus de 900M€ de fonds européens :

  • Feder 307M€ gérés par la Région
  • Fse 122M€ gérés par l’Etat et 62M€ par la Région
  • Feader 368M€ gérés par la Région
  • Feamp 44M€ régionalisés et gérés par la Région
  • Les programmes de coopérations territoriales européennes INTERREG: programme transfrontalier Manche, programmes transnationaux Nord- ouest et Espace Atlantique, et le programme Interreg Europe

-Promotion des projets cofinancés par l’UE notamment lors de la fête de l’Europe de mai 2017, visites de projets à Brest pour les membres de la CRPE

Négociation et mise en place d’une convention Région – Brest métropole sur l’Investissement Territorial Intégré (ITI) Brest métropole doté d’un montant prévisionnel FEDER de 10 M€, Brest métropole étant organisme intermédiaire de la Région autorité de gestion du PO Feder – Fse Bretagne 2014-2020. L’Investissement Territorial Intégré (ITI) est un nouvel instrument européen créé pour favoriser l’utilisation de crédits européens au bénéfice de stratégies de développement multi-sectorielles et partenariales, à l’échelle de territoires locaux cohérents. Cet outil permet ainsi de mobiliser le soutien du Fonds européen de développement régional en croisant plusieurs axes du programme opérationnel régional, le PO FEDER-FSE Bretagne 2014-2020 «Investissement pour la croissance et l’emploi ». L’objectif est de faire émerger ou d’accompagner des projets sur le territoire de Brest Métropole. « Promouvoir le développement métropolitain au service du développement régional ». A cet effet, la métropole est chargée d’informer les bénéficiaires  potentiels et d’accompagner les porteurs de projet dans l’élaboration de leur demande. Je préside le Comité de sélection, constitué au niveau local, qui a pour mission l’examen et la sélection des projets sollicitant l’accompagnement du FEDER au regard des axes de développement du contrat métropolitain et du Programme Opérationnel.

Que contient l’ITI Métropole ?
Les actions mises en œuvre et gérées par Brest Métropole dans le cadre de l’ITI s’inscrivent à la fois dans le cadre des axes de développement du contrat métropolitain et dans celui de  trois actions du programme opérationnel régional FEDER-FSE 2014-2020 :

  • Favoriser le développement des pratiques et culture numériques : 1M€ Feder
  • Réhabiliter le parc de logement résidentiel – parc de logement social : 3,7M€ Feder
  • Soutenir le développement de l’inter et de la multi-modalité : 5,3M€ Feder

Le comité de sélection s’est réuni régulièrement et a programmé 54,60% de l’enveloppe prévisionnelle.

Des exemples de projets programmés :  

  • le téléphérique Siam – Capucins (4M€ de Feder) qui a aussi été programmé en CRPE, et retenu dans les opérations exemplaires promues à l’échelle nationale et européenne
  • des projets de réhabilitations de logements sociaux présentés par BMH et par Armorique Habitat
  • des projets numériques : portail famille ville Brest, cantine numérique de Brest, portail musiques modales de l’association DROM, Création d’une base de données géo-référencées pour le développement des usages et des services urbains Brest métropole , création des services billetteries des piscines et de réservation de bateaux au centre nautique Brest métropole, Grande école du numérique formation Code.bzh ISEN Brest YNCREA Ouest

2.2 Les projets européens

Brest métropole et Ville de Brest partenaires de 5 projets européens approuvés sur   5 thématiques différentes :

  1. Atlantic Blue Tech (ABT) : Développement de la filière des bio-ressources marines
  2. Ocean Citizen of the Future (OCF) : Sensibilisation aux métiers de la mer
  3. Climate Active Neighbourhoods (CAN) : Lutte contre la précarité énergétique à l’échelle des quartiers
  4. GrowGreen : Adaptation au changement climatique et lutte contre les inondations
  5. Atlantic Youth Creative Hubs (AYCH) : L’entrepreneuriat des jeunes (focus sur les industries créatives et le numérique)

Par ailleurs, Brest métropole est partenaire associé aux côtés du Technopôle Brest-Iroise d’un projet ProtoAtlantic (Interreg Atlantique) sur le développement d’un programme de prototypage et d’exploitation d’idées innovatrices.

Budget prévisionnel total de 1 443 089,00 € pour la collectivité, incluant un co-financement de l’Union européenne à hauteur de 1 069 624,25 € et une valorisation des coûts des Ressources Humaines en interne à hauteur de 463 952,76€ (hors recrutement de personnel dédié pour certains projet). Recrutement d’1 CDD de 3 ans en cours pour le projet Atlantic Youth Creative Hubs.

Autres résultats atteints :

  • Plus grande sensibilisation et mobilisation des services en interne (entre 2015 et 2017, 12 projets au sein desquels Brest métropole s’est inscrite en tant que partenaire ont été déposés)
  • Diversification des programmes européens et appels à projets (Interreg Atlantique, Interreg Europe du Nord-Ouest, Horizon 2020 – Villes et communautés intelligentes et Solutions basées sur la nature, Actions Urbaines Innovatrices, Urbact, Erasmus +)
  • Participation aux réunions d’information sur les appels à projets européens (Actions Urbaines Innovatrices, H2020, Urbact…)
  • Lien quotidien avec la mission « appels à projets », facteur d’une plus grande transversalité

Dans le prochain article, j’expose le travail mené en matière de lobbying et d’actions stratégiques.

 

Brest Métropole

Mon bilan à mi-mandat 2è partie : une métropole coopérante en actions. II – 1 : les politiques contractuelles et les coopérations territoriales

Signature du Contrat de Réciprocité Ville-Campagne entre Brest Métropole et le Pays du Centre Ouest Bretagne

Pour faire suite à l’article « mon bilan à mi-mandat 1ère partie », voici quelques exemples concrets d’actions menées dans le cadre de ma délégation depuis 2014, classées selon les leviers stratégiques expliqués dans le premier post.

1) LES POLITIQUES CONTRACTUELLES ET LES COOPERATIONS TERRITORIALES
Brest Métropole développe une politique contractuelle ambitieuse au service du co-développement de ses territoires d’influence et de ses partenaires.

Six contrats majeurs ont été négociés et conclut dans ma délégation durant ces trois années :

  • le CPER,
  • le Contrat Métropolitain,
  • le Contrat de Partenariat Région-Pays de Brest,
  • le Contrat de Territoire Conseil Départemental-Brest Métropole,
  • le Contrat de réciprocité ville-campagne avec le PETR du Pays Centre Ouest Bretagne. 

Le sixième contrat, le Pacte Etat-Métropole et ses deux volets « innovation métropolitaine » et « coopération métropolitaine » a, quant à lui, été supervisé par mon collègue Michel Gourtay, vice-Président en charge du développement économique. J’y participe de manière opérationnelle, dans la mise en œuvre des projets.

1.1 Le CPER 2015-2020 et le Contrat métropolitain 2015-2020

Participation active au partenariat régional de la phase de diagnostic stratégique territorial à la finalisation du CPER, rencontres spécifiques Etat, Région, métropole. Le CPER 2014-2015 Bretagne a été signé le 11 mai 2015 par le Préfet de Région et le Président du Conseil régional pour un montant total de 593,70 M€ pour l’Etat et 602,80 M€ pour la Région hors financements de l’Europe et des autres collectivités territoriales. Un avenant n°1 a été signé le 16 décembre 2016 et a porté les engagements à   617,65 M€ pour l’Etat et 621,83 M€ pour la Région suite à un abondement du volet ESR (site de Rennes) et innovation (Partenariat Régional d’Innovation PRI), et du volet territorial (attractivité des bourgs ruraux, politique de la ville NPNRU 8 quartiers du volet régional)
Dispositif adossé au Contrat de Plan Etat-Région 2015-2020 et son volet territorial, le contrat métropolitain permet de faire converger l’ambition de développement métropolitain entre les co-signataires que sont l’Etat en Région, Région Bretagne, le conseil départemental du Finistère et la métropole. Il consolide dans un document unique l’ensemble des différents soutiens apportés par l’État, la Région, le Conseil départemental du Finistère, les programmes européens et le programme des investissements d’avenir, à la stratégie de la métropole. Son champ d’action est large et recouvre l’accessibilité et la mobilité, l’emploi, l’enseignement supérieur, la recherche, l’innovation, la transition énergétique et écologique, le numérique, l’attractivité et la solidarité.

1.2 Le Contrat de partenariat Région Pays de Brest, CUP Pays de Brest

Participation active au partenariat local dans le cadre notamment du CUP comité  unique de programmation Pays de Brest (élus des Communautés et membres désignés par le Conseil de développement). Les crédits de la politique territoriale de la Région représentent une enveloppe globale consolidée de 27M€ environ sur la période 2014-2020 et compte tenu de l’élargissement du Pays de Brest à la Communauté de communes de Pleyben-Châteaulin-Porzay. L’animation de ce contrat est assurée par le Pôle métropolitain du Pays de Brest, la Région attribuant des crédits annuels d’ingénierie à cet effet. L’ensemble des dossiers programmés en CUP représente un total de 3, 055M€ de crédits de la Région au titre du contrat de partenariat sur le territoire de la métropole

Exemples de projets financés sur le territoire de Brest métropole :

  • le téléphérique (1M€),
  • le plan de déplacement durable de la métropole (axes bus, cyclables, piétons),
  • bâtiment totem du Campus mondial de la mer (1ère tranche accueil Pôle mer et TBI, 2ème tranche accueil FEM France énergies marines) et aménagement de la centralité place Copernic au TBI,
  • locaux stockage centre nautique au Moulin blanc,
  • stade F. Le Blé aire de grand jeu ,
  • BREST LIFE,
  • Océanopolis pavillon Bretagne,
  • cantine numérique,
  • équipements de proximité au Relecq Kerhuon, Guilers, Guipavas, Brest

1.3 Le Contrat de territoire 2015-2020 Conseil départemental – Brest métropole

Suivi et animation du contrat en lien avec le Conseil départemental et les communes, avenants annuels (crédits annualisés, ajustement de projets spécifiques). En 2017 la revue de projets pour un avenant à mi-parcours, a été conduite et doit se conclure tout prochainement. Au fil de l’eau, j’assure la présentation en Bureau de métropole des projets d’équipements de proximité des communes relevant des dotations thématiques territoriales (patrimoine, scolaire, culture et socioculturels, sport). Les engagements prioritaires et partagés retenus au contrat de territoire ont été déterminés à partir du projet stratégique de Brest métropole « BREST 2025 Métropole ouverte et solidaire ». Les partenaires contractualisent sur les orientations stratégiques suivantes à mettre en oeuvre dans les six ans du contrat. Chacune de ces orientations est déclinée en actions, pour lesquelles le contrat précise les montants des financements prévus, les opérations finançables, et le cas échéant les taux et plafonds de financement.

L’ensemble des actions représente un engagement potentiel du département sur le territoire de Brest métropole de 42,47 M€ dont 63% sont engagés à juin 2017

ENJEU 1 – Renforcer l’attractivité et la métropolisation en réaffirmant notamment la vocation maritime du territoire

  • Axe 1 : Aménagements et équipements métropolitains et structurants : Capucins, Fourneau, Quartz, CBN, Océanopolis, Stade F. Le Blé
  • Axe 2 : Soutien aux fonctions métropolitaines notamment maritimes : Port plateforme EMR, Estacade cale passage Relecq, Projets ESR en complément du CPER dont accueil Pôle mer et TBI,
  • Axe 3 : Accessibilité du territoire : contournement nord , Dotation de 3,4M€ pour projets de mobilité (téléphérique et TCSP, pôle échange Kerscao , étude ménage, échangeur Kervao)                

ENJEU II – Renforcer la cohésion territoriale par un développement    dynamique basé sur un cadre de vie de qualité

  • Axe 1 : Accompagner le développement économique, touristique et culturel : Camping du Relecq, Soutien annuel Musée fraise et du patrimoine de Plougastel, dotation patrimoine, Dotation équipement socioculturels, Dotation bibliothèques médiathèques
  • Axe 2 : Valoriser l’environnement local tout en assurant sa protection : Déchèteries, Projet Smart – Grid Capucins, Schéma départemental AEP  SPL eau Ponant
  • Axe 3 : Assurer l’équité territoriale par des équipements, aménagements, services, de proximité et de qualité : Dotation aménagements cyclables, Jalonnement bilingue, Dotation extension restructuration d’écoles, Gymnase Plouzané, Dotation équipements sportifs de proximité              

ENJEU III – Renforcer la cohésion sociale

  • Axe 1 : La définition d’actions en faveur des publics prioritaires : site internet pour acteurs de la jeunesse ,Crèche Penn ar Créac’h : 6 places d’accueil enfants en  handicap lourds, Multi-accueil de Gouesnou , Accueil Planète loisirs, Coordination jeunesse, Soutien annuel pour centres sociaux de Brest , Soutien aux EHPAD, CLIC 2, Expérimentation AMALYS, Convention CCAS Brest , Politique de la ville ; quartier ANRU contrat de ville, Accompagnement OPAH –RU Recouvrance , Compagnons bâtisseurs, terrains familiaux gens du voyage …
  • Axe 2 : Une gouvernance locale à conforter : Conforter la gouvernance locale de construction, suivi et évaluation du volet cohésion sociale du contrat de territoire : avenant spécifique et enveloppes dédiées ; Elaboration d’un diagnostic partagé

1.4 Le Contrat de Réciprocité Ville-Campagne entre Brest Métropole et le Pôle d’Equilibre Territorial Rural du Pays du Centre Ouest Bretagne

Le contrat de réciprocité ville campagne a été signé le 4 novembre 2016 à Plonévez du Faou par Jean Michel BAYLET, ministre de l’aménagement du Territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, la Région Bretagne, le Conseil départemental du Finistère, la Caisse des dépôts et consignations, le Pays du Centre ouest Bretagne et Brest métropole. Le comité de pilotage réuni à Châteauneuf du Faou le 16 juin 2017 a installé la gouvernance, la conférence interterritoriale, puis a fait l’état des lieux des actions et projets. A court terme il est décidé de saisir conjointement la Région Bretagne, pour demander de préciser les modalités de financement du dispositif d’appui aux projets inter-territoriaux: des porteurs de projets qui sont en attente de financement et pour proposer de travailler avec la Région à la mise au point d’un dispositif de financement de l’ingénierie de montage de projet, pour passer de l’idée au projet.

Le contrat de réciprocité ville campagne formalise deux grands engagements : pérenniser le cadre d’échange entre les deux territoires et accompagner les premiers projets opérationnels et ceux en devenir par l’inscription de ces projets aux contractualisations territoriales. 50 représentants des territoires (élus, chambres consulaires, services de l’Etat, de la Région, des Départements, organismes associés par les Conseils de développement), ont participé aux 3 groupes de travail qui se sont réunis à Brest et à Motreff pour mettre au point le protocole de coopération qui vise à une connaissance et une reconnaissance mutuelles, instauration d’un dialogue riche entre les deux territoires, et l’identification des premiers enjeux de coopérations selon 3 axes :

a) L’économie et l’insertion :

  • développer l’export de la production agro-alimentaire du Pays COB via les infrastructures de transport portuaire brestoises ;
  • promouvoir conjointement les destinations touristiques et les grandes manifestations culturelles ;
  • valoriser des filières alimentaires de proximité ;
  • organiser des échanges de pratiques autour des dispositifs de soutien à l’entreprenariat, des dispositifs d’insertion et des dispositifs d’accompagnement des usages du numérique.

b)  La santé, la culture et les services :

  • conforter l’accès aux soins pour les habitants du pays du COB tout en confortant le niveau d’activité des équipements brestois : Centre hospitalier régional universitaire, écoles et formations universitaires dans le domaine de la santé…
  • culture : les deux territoires présentent une richesse de création qui mérite d’être valorisée dans le cadre d’échanges et de collaborations.
  • mobilisation des potentiels et dynamiques de la jeunesse: structurer et développer le travail partenarial, consolider et renforcer l’accompagnement des jeunes, soutenir l’émergence de leurs projets et les amener à découvrir les deux territoires.
  • Améliorer l’accessibilité et les liaisons

c) L’énergie et l’environnement 

  • Deux territoires, labellisés Territoires à énergie positive et pour la croissance verte.
  • organisation d’un débouché sur le territoire de Brest métropole pour la filière bois-énergie en cours de structuration dans le pays du Centre ouest Bretagne ;
  • partage avec le pays du Centre ouest Bretagne de l’ingénierie déployée par Brest métropole et Energence dans les domaines de la performance énergétique de l’éclairage public et de la plate-forme d’accompagnement à la rénovation énergétique du bâti.
  • Les modalités d’exercice de la compétence eau et assainissement par les EPCI sont également identifiées comme un sujet potentiel d’échanges.

 Dans le prochain article, je détaille les actions concernant les fonds et projets européens, le lobbying et les actions stratégiques, ainsi que mes initiatives pour la formation-recherche en vue de la transformation de l’action publique locale.

Brest Métropole

Mon bilan à mi-mandat 1ère partie : au cœur des enjeux de la métropolisation, savoir mobiliser les ressources et organiser la coopération au service d’un projet de territoire inclusif

Brest Métropole ouverte et solidaire

Cet article est le premier d’une série où je prends le temps d’expliquer ce qui constitue ma vision de ma délégation aux politiques contractuelles et aux politiques européennes à Brest Métropole. Je le poste alors que les réunions publiques de bilan à mi-mandat commencent sur tout le territoire de la Métropole, à un moment où rendre compte sert de tremplin à nos propositions pour l’avenir, et à nourrir le débat public sur ce que sera notre territoire demain.

Dès le début du mandat 2014-2020, la création d’une délégation aux politiques européennes et contractuelles, qui n’existait pas auparavant, est un signal fort porteur de sens pour le modèle de développement de notre territoire. En accédant au statut de métropole, Brest, ville internationale, affirme l’ambition renouvelée d’inscrire tout projet, toute action, en cours ou à venir, dans une perspective européenne, au service du territoire et de ceux qui le font vivre. L’accent mis sur les politiques contractuelles indique une volonté de gouvernance territoriale fondée sur le dialogue et le contrat, en même temps qu’il acte le mode relationnel désormais prépondérant entre collectivités, partenaires, porteurs de projet et financeurs.

Ma délégation s’inscrit exactement dans la mise en œuvre du projet métropolitain 2025 « Brest, métropole ouverte et solidaire », qui conjugue l’exigence d’ouverture internationale et de gouvernance multi-niveaux à celle d’une agglomération résolument solidaire de son territoire ouest-breton, dont elle est naturellement, par ses ressources et par ses réseaux, par sa force de projection et sa capacité à rassembler tous les acteurs derrière une stratégie territoriale, le catalyseur du développement, sans volonté hégémonique ou concentration asséchante.

Son très haut degré d’intégration administrative, la qualité et l’intensité de sa planification à des échelles pertinentes, ses documents stratégiques élaborés avec d’autres collectivités du grand Ouest font de Brest Métropole un foyer d’innovation territoriale reconnu à l’échelle nationale et européenne, et j’ai plusieurs fois par an le plaisir d’accompagner nos services ou notre agence d’urbanisme dans des colloques et congrès où la parole brestoise est appréciée et inspirante.

En effet, au regard des difficultés croissantes des collectivités à répondre, par ses services publics ou par ses soutiens financiers, aux besoins de territoires fragilisés par les changements issus de l’économie mondialisée et la raréfaction budgétaire, Brest Métropole choisi de mobiliser ses forces vives économiques et citoyennes tous azimuts pour produire un développement durable et surtout partagé, sans en méconnaître les défis. 4 leviers principaux ont jusqu’alors été actionnés : les contrats territoriaux entre collectivités, les fonds et les projets européens, le lobbying stratégique et enfin la formation-recherche en gouvernance territoriale.

A mi-mandat, force est de souligner qu’il nous faut continuer à soutenir les efforts entrepris pour garder notre avance cohésive, qui est tout simplement vitale pour la plus petite métropole de la plus petite région française et, au-delà, pour l’ouest breton, compte tenu du déséquilibre régional au bénéfice de la partie Est de la Région Bretagne.

La faiblesse de la parole de l’Etat, dont l’horizon budgétaire se résume à quelques mois, la fin des politiques d’aménagement du territoire – pourtant indispensables pour compenser notre localisation périphérique – l’absence de marge de manœuvre fiscale et budgétaire des collectivités locales, à mettre au regard de l’injonction normative croissante qui émane des degrés administratifs supérieurs, le peu de richesse du bassin d’emploi et les besoins de solidarité croissants… tous ces facteurs rendent Brest Métropole fragile.

La vision politique claire, ambitieuse et solidaire, portée par François Cuillandre et son équipe permettent de transformer un point de faiblesse – l’interdépendance – en force. Encore faut-il que le déficit d’image de la collectivité, la transformation de l’Etat, l’affirmation régionale, l’affaiblissement départemental, le Brexit et la crise européenne, ne viennent pas mettre à bas brutalement tous nos efforts anciens. Rassembler, coopérer, fabriquer du projet et de l’adhésion, construire sur le long terme, être en pointe dans les réseaux, exister à toutes les échelles du mondial au local, tout ceci demande de la matière grise et des postes de haut niveau, de la méthode et de l’accompagnement, du temps, de l’énergie, des crédits de déplacement et de communication, dont nous ne savons pas encore dimensionner les besoins à juste proportion. Faire beaucoup avec peu demandera à raffiner notre organisation, encore calquée sur d’anciens modèles.

Malgré sa modestie, Brest Métropole a toujours été une cité-monde. Elle doit à présent en manifester les attributs : engranger de nouvelles ressources, s’inscrire dans les réseaux de transports structurants, construire une diplomatie territoriale qui ne dépend de personne mais associe tout le monde, contractualiser en bilatéral avec les places et les acteurs les plus importants sur ses marchés stratégiques, accueillir les citoyens du monde entier et s’y projeter de même avec facilité.

La marche est haute, mais dans notre cas, le « grandir ou périr » est une réalité tangible à l’horizon de cette fin de mandat, tout en conservant la méthode de coopérations qui fait du « modèle brestois » un modèle de société ouverte et d’efficacité de la dépense publique.

4 leviers sont actionnés pour adresser les enjeux précités :

1er levier : Les politiques contractuelles et les coopérations territoriales
Brest Métropole développe une politique contractuelle ambitieuse au service du co-développement de ses territoires d’influence et de ses partenaires.

2ème levier : les fonds et projets européens
Savoir monter des projets structurants pour le territoire co-finançables par les fonds européens est un savoir-faire historique de Brest Métropole qui doit être conforté.

3ème levier : le lobbying et les actions stratégiques
Brest Métropole participe à influencer et à enrichir de ses contributions partenariales les politiques européennes, nationales, régionales, départementales, les projets locaux et les réseaux thématiques, au service d’un développement économique s’appuyant sur sa maritimité.

4ème levier : la formation-recherche
Pour produire l’innovation indispensable à sa montée en puissance et faire reconnaître son modèle de métropolisation inclusive, Brest Métropole développe une ambition d’organisation apprenante, en partenariat avec les acteurs académiques régionaux.

Dans le prochain article, je donne un aperçu des actions réalisées ou en cours dans chacun de ces domaines.

Brest Métropole

Mon bilan à mi-mandat 3ème partie : demain, la Métropole européenne de Bretagne Ouest

En conclusion de ce bilan de mandat, une vision d’avenir et quelques propositions.

La responsabilité des élus de ce territoire est proportionnelle à ses fragilités, mais aussi au rôle mondial de premier plan que l’Ouest de la Bretagne est susceptible de jouer dans les années à venir. Sa force agricole et agro-alimentaire, dans le contexte du réchauffement climatique, va devenir de plus en plus stratégique pour nourrir le monde, alors que des millions de km2 d’autres territoires deviendront impropres à la culture. La recherche et les innovations issues du campus mondial de la mer vont peut-être révolutionner la médecine, l’alimentation humaine et animale, résoudre une partie de l’équation énergétique. Sa maritimité est une garantie d’insertion dans les réseaux d’échanges mondiaux.

Dans ce contexte, la Métropole est la pierre angulaire d’un développement véritablement durable de son territoire d’influence : capable d’organiser les solidarités et l’économie en circuits courts et/ou circulaires, et en même temps, jouer pleinement dans la mondialisation et faire redescendre sur le territoire la valeur ajoutée qui y est attachée.

Pour autant, des évolutions rapides et des moyens massifs sont nécessaires pour atteindre cet horizon. Plus que jamais, le rôle des élus est d’être les premiers entrepreneurs de ce territoire :

  • « faire société » avec tous (public, privé, associations, citoyens) pour agréger les ressources et bénéficier des énergies convergentes. Cela implique la conception de politiques publiques favorisant la participation de tous les acteurs, avec un diagnostic partagé, des objectifs communs, et un système d’évaluation en continu, bref, en mode projet.
  • exercer un leadership clair et inclusif, affirmant nos valeurs politiques solidaires, qui recoupent les valeurs culturelles du territoire. Dessiner l’horizon, assumer les responsabilités, faire converger les stratégies de tous les acteurs vers ce qui est structurant pour le territoire et ses habitants.

Cela implique que ce rôle moteur soit relayé par les élus et responsables de toutes les strates territoriales. A mon niveau, je m’efforce de faire converger les politiques publiques dans les mandats que j’exerce. Quelques propositions :

  1. Elaboration d’une stratégie européenne de territoire commune entre la Région Bretagne, le Département du Finistère et Brest Métropole. Cette stratégie devra produire des politiques de soutien économique, d’équipements structurants, culturelle, de citoyenneté européenne beaucoup plus massives que celles conduites actuellement. Pour la Métropole, cette démarche se traduira au sein de la SMDE mais aussi à la Direction des relations internationales et dans la Mission Stratégie et Prospective. Une direction des partenariats métropolitains, déclinable en direction des coopérations et des cofinancements, pourrait rassembler ces personnels pour produire une action plus synergique.
  2. Saisir l’opportunité du discours présidentiel pour lancer des conventions démocratiques européennes. Rendre l’Europe efficace, simple et désirable est la condition sine qua non pour faire barrage aux réflexes populistes électoraux qui s’expriment partout sur le continent, élections après élections. La construction de l’Europe des territoires et des citoyens est une urgence, cette Europe ne doit laisser aucun territoire (ni urbain ni rural) ni aucun citoyen en marge. La Métropole peut porter une parole forte sur le sujet. Dans les politiques communales, la systématisation des échanges entre élèves et étudiants et des voies de financement associées doivent être recherchés. Les jumelages repensés doivent servir au co-développement économique, culturel et citoyen dans notre territoire.
  3. Dialogue territorial et international renforcé dans le contexte de la crise du Brexit avec le Cornwall Council dans le cadre de ma délégation départementale. Le Brexit comporte des menaces mais aussi de grandes opportunités de relocalisation d’activités, il s’agit de mobiliser les acteurs économiques, académiques et associatifs pour se mettre en ordre de marche à ce sujet.
  4. La stratégie européenne commune devra produire une vraie « diplomatie territoriale » capable de nouer des contrats, projets, investissements, animations, échanges en direct avec les territoires qui sont/seront nos partenaires économiques. Qui est le ministre des affaires étrangères de notre Métropole (question du leadership) ? Quelle est la feuille de route diplomatique de nos collègues élus ? C’est en organisant les réponses à ces questions que nous nous créerons de nouvelles opportunités à l’étranger.
  5. L’organisation d’une présence d’influence systématique à Paris, Bruxelles, Rennes, dans les réseaux et sur les territoires européens d’intérêt.
  6. La recherche d’agilité et de performance dans nos réponses aux appels à projets (Département, Région, Etat, Europe). Se doter d’équipes élus/techniciens formées, dotées des outils de communication adéquats, bien impliqués dans les réseaux locaux pour rassembler rapidement les partenaires publics et privés pressentis. Ces ingénieurs d’affaires de haut niveau, réactifs en moins d’une semaine pour monter une réponse à un AMI et préparer un oral, sont indispensables pour gagner plus de cofinancements. Il faut faire monter en compétence ces élus et ces techniciens par la formation et le rajeunissement des équipes.
  7. Plus généralement, nous devons nous penser comme un gouvernement de territoire. Territoire certes dépendant et interdépendant, mais mondialisé. Les thalassocraties ou les villes hanséatiques qui nous ont précédées dans le temps sont un modèle à revisiter, alors que l’Etat s’éloigne et n’est plus aménageur de territoire et distributeur de croissance.

Demain, nous serons une région-métropole européenne avec une véritable gouvernance multi-niveaux et une vraie démocratie territoriale, apte à relever les défis d’un monde complexe, avec l’esprit de conquête, le bon sens et les valeurs solidaires qui font le génie de la pointe bretonne.

Brest Métropole

Le portrait social du quartier de Saint Marc par l’ADEUPA vient de paraître

Portrait social de Brest Métropole par l’ADEUPA http://www.adeupa-brest.fr

L’ADEUPA, l’agence d’urbanisme de Brest Métropole et de son pôle métropolitain, vient de faire paraître une étude détaillant le « portrait social » du territoire dans le cadre de son observatoire social. Réalisé à partir des données de l’Insee pour les 7 grands quartiers de Brest, les 8 communes, la métropole et le Pays de Brest, il donne à voir les évolutions en termes de population, d’habitat, d’activité et d’emploi, de revenus, d’éducation, de déplacements…

Conseillère départementale du canton de Brest 5 Europe-Saint Marc, je me suis penchée sur le quartier de mes administré.e.s, Saint-Marc, qui est aussi mon territoire de vie au quotidien. J’en ai retenu quelques chiffres qui sont autant de guides pour l’action :

Avec seulement 36 % de la population qui a moins de 30 ans, c’est le quartier le moins jeune de Brest.

La confirmation de la tendance forte au vieillissement du quartier est accompagnée d’une baisse démographique. C’est le signe d’un départ des familles vers d’autres quartiers et d’un faible turn-over. Il faudra intensifier la réflexion collective « bien vieillir » lancée depuis un peu plus d’un an par la municipalité et tous les acteurs du quartier, notamment afin de mieux prendre en compte le risque de solitude ou d’isolement social. Dans l’IRIS de Kerangall-Kérampéré une personne sur trois est âgée de plus de 60 ans ! En appartement (50 % des ménages vieillissants) ou dans la zone pavillonnaire, l’adaptation de l’habitat au grand âge de ses occupants est une priorité.

• Un ménage sur deux est composé… d’une seule personne

Cette moyenne est aussi celle de la ville centre. Cela signifie que, même si le quartier perd des habitants, il faudra construire plus de logements. Ceci n’est paradoxal qu’en apparence. Se retrouver seul.e, avec parfois un léger handicap lié à l’âge, avec moins de ressources, nécessite de pouvoir intégrer un logement adapté à ses nouveaux besoins. Or, faute d’offre suffisante, ces personnes seules occupent les grands appartements ou les pavillons qui seraient nécessaires au logement des nouvelles familles, bloquant la fluidité du parcours résidentiel dans le quartier. Il faut donc offrir plus de produits-logements diversifiés dans le quartier de Saint Marc, pour s’adapter à la réalité des parcours de vie des personnes. Or, l’augmentation moyenne du nombre de logements par an est deux fois plus faible qu’ailleurs dans la ville de Brest, ce qui fait de la densification du quartier un autre priorité.

•8,7 % des logements du quartier sont vacants

Ce qui est supérieur à la moyenne brestoise, avec une concentration autour de Keruscun-Sebastopol-Poul ar Bachet-Petit Paris. Cette vacance se concentre sur des typologies d’habitat d’avant-guerre, dont les immeubles de rapport souffrent de la faiblesse des copropriétés qui ne peuvent investir dans les rénovations nécessaires. Bas loyers qui logent de bas revenus, petits logements, quasi-insalubrité : la nécessité d’une rénovation urbaine importante de ces quartiers proches du centre-ville se fait jour, comme ce qui a été entrepris à Saint Martin et à Recouvrance.

• 73 % d’actifs dans le quartier, dont 20 % de cadres, record brestois.

46 % des actif.ive.s sont ouvrier.ère.s et employé.e.s. Pour autant, le chômage a augmenté de 2,2 % sur la période depuis 2013, mais les chômeurs restent inférieurs en nombre par rapport aux autres quartiers. La part des jeunes (jusqu’à 24 ans) parmi les chômeurs augmente plus vite que les autres tranches d’âge. A mettre en balance avec le fort taux d’études supérieures : plus d’un jeune sur deux dans le quartier poursuit des études après le bac, et le taux général de jeunes diplômés est bien supérieur à celui de la ville. Développer et diversifier le nombre d’emplois, et donc l’activité en général sur le quartier pour équilibrer par rapport au résidentiel, semble une piste intéressante pour répondre aux besoins.

• Le revenu médian est supérieur à celui de la Métropole.

Des disparités importantes entre le nord et le sud du quartier sont à souligner : si Forestou-Le Bot-Pont Neuf – Kérangall – Kérampéré font figure de quartiers riches, il n’en est pas de même pour le reste des ménages saint-marcois. Aucun de ces derniers ne figurent dans la tranche des plus bas revenus, ce qui fait que le taux de pauvreté est globalement très inférieur à celui de la ville sur l’ensemble du quartier. Ce qui doit focaliser l’attention c’est le creusement des inégalités et la nécessaire cohésion sociale du quartier, pour laquelle de grands efforts devront être faits pour contrer la tendance naturelle à la ségrégation sociale.

• Seulement 70 % des actif.ive.s habitant Saint-Marc travaillent à Brest

Ce qui explique peut-être que seul.e.s 13 % des actif.ive.s utilisent les transports en commun pour aller travailler. La proximité des grands axes routiers peut expliquer le choix de résidence à Saint Marc des cadres qui composent une bonne partie de la population active. Ces automobilistes doivent être sensibilisés à l’échelle de mobilité adaptée au quartier où ils résident, par des encouragements aux trajets à pieds, à vélo, en transport en commun, ces derniers devenant plus pratiques et plus désirables que le réflexe automobile.

En conclusion, une étude courte et synthétique très inspirante, qui marque l’évolution métropolitaine (vieillissement, richesse, polarisation interne et inégalités croissantes) de ce quartier de ville. C’est un regard global et donc un travail d’équipe qui est nécessaire pour élaborer un projet urbain et social qui réponde aux enjeux identifiés. La métropole (urbanisme, habitat, services de proximité), le département (social, vieillissement, handicap), la région (activités économiques, formation) doivent raffiner leurs approches territoriales pour cibler leurs dispositifs au plus près. J’y concoure avec détermination.

Brest Métropole

Rendre son rôle politique à la Commission Régionale de Programmation Européenne (CRPE)

 

La Commission Régionale de Programmation Européenne (CRPE) de la Région Bretagne est l’instance qui attribue formellement les fonds structurels européens (FEDER, FSE, FEADER, FEAMP) aux projets bretons éligibles. Elle est co-présidée par le représentant de l’Etat en Région – le Préfet de Région, ou, en l’occurrence, sa Secrétaire Générale aux Affaires Régionales, Cécile Guyader – et le Président de la Région Bretagne – ou en l’occurrence, Forough Salami-Dadkhah, vice-présidente en charge de l’Europe et de l’International. Les dossiers qui parviennent jusqu’à la CRPE sont instruits par les services de la Région et de l’Etat en amont. Il est exceptionnel qu’ils soient programmés en séance alors qu’ils ne répondent pas aux critères, et l’enjeu d’assister à la Commission, de défendre et de voter les projets est donc moindre pour les élus et les bénéficiaires. Pourtant, il s’agit bien d’une étape politique voulue par la Commission pour renforcer la démocratie territoriale et l’appropriation par les parties prenantes des enjeux européens. J’ajoute que les montants et la nature structurante des projets devrait inciter chaque élu à s’en emparer. Allons, mes collègues élus pourront en convenir : combien avons-nous connus de conseil municipaux où l’on s’écharpe pour une subvention de 3 000 €, alors que dans le même temps, la chaise du territoire est vide en CRPE où l’on programme plusieurs millions d’euros ? (ce jeudi 14 septembre, plus d’1,5 millions d’euros pour des projets finistériens !).

Constatant la désaffection croissante de l’instance, la Région Bretagne a lancé une concertation pour redynamiser cette Commission. Je participe presque systématiquement aux CRPE physiques, et j’ai suffisamment d’expérience en tant qu’élue locale pour pouvoir contribuer à la réflexion. Avec ma double délégation « politiques européennes » à la fois à Brest Métropole et au Département du Finistère, j’ai pu coordonner une réponse conjointe au questionnaire régional.

Voici nos propositions :

  • Présentation synthétique de chaque projet en séance , lors de CRPE se tenant systématiquement en réunion plénière une fois par trimestre et en mode visio-conférence lesautres fois (cf programmation 2007-2013) ;Les CRPE sur plateforme numérique Kelenn ont contribué au désintérêt constaté des acteurs ; il y a d’autre part une discordance entre les exigences de tenue des comités locaux (CUP, comité sélection ITI ) avec les impératifs de quorum et de vote pour un 1er avis d’opportunité , et les conditions de la CRPE dont l’avis conduit à la prise de décision de financement ; opportunité de revoir, d’assouplir en cohérence les règles de représentation et de fonctionnement des comités locaux
  • Présentation de quelques projets emblématiques par les porteurs de projets , et à titre d’exemple de bonnes pratiques pour les autres programmes Interreg , Horizon 2020, Actions Innovatrices Urbaines, Life, etc.
  • Visites de projets financés par les fonds européens sur sites à pérenniser 2 fois par an par exemple, et combinées à une CRPE délocalisée
  • Informations sur les dispositifs de financement : synthèses à faire en CRPE et documents détaillés diffusés et mis en ligne avec alerte sur cette mise en ligne : dispositifs, appels à projets
  • Information sur l’avancement financier des grands programmes, avec une information précise des affectations Feder, Fse, Feader, Feamp par action, par grand dispositif, les ITI , VT Feamp , et les programmes Interreg
  • Point d’actualité générale de l’Union Européenne, et de l’Union Européenne en Bretagne, en associant le partenariat aux différentes démarches à entreprendre : lobbying post 2020 en particulier, Brexit, programmes d’investissement de l’UE (Plan Juncker, …)

La très grande diversité des bénéficiaires des fonds européens, le foisonnement des projets, la complexité de la mise en œuvre des fonds, tout cela plaide pour faire de la CRPE une véritable instance d’acculturation commune des acteurs et l’émergence d’une intelligence territoriale régionale en lien avec l’Etat et l’Europe. De là peuvent découler une stratégie partagée, une priorisation des projets et un meilleur financement public pour ces projets structurants. La CRPE est l’occasion d’installer un mini-gouvernement multiniveau des projets financés par l’Europe. Réhabilitons cette instance en tant qu’instance politique et instance de projets partagés !

Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) de Bretagne

Bientôt un rapport du CESER de Bretagne « réinventons les centralités »

Projet de rapport du CESER de Bretagne « Réinventons les centralités »

Le travail approfondi de la commission aménagement du territoire du CESER de Bretagne sur la problématique des centralités va bientôt trouver son aboutissement. Pour la fin de cette année, le rapport « Centres-Bourgs et centres-villes de Bretagne : Réinventons les centralités ! » (titre provisoire) fournira aux élus, notamment régionaux, une réflexion et des outils méthodologiques pour mettre les centralités au cœur de la planification et de la contractualisation à toutes les échelles de territoire, du local au régional.

Chaque territoire, rural ou urbain, bassin de vie, doit se doter d’un projet de territoire stratégiquement articulé avec celui de ses voisins, projet promouvant des centralités « réinventées » par l’ensemble des acteurs. Association, inclusion, coopération et solidarité sont les maîtres mots de la démarche.

Cette démarche pourrait être résumée en 9 étapes itératives :

1 – la volonté politique,

2 – la mobilisation des acteurs (co-construction),

3 –  le diagnostic collégial,

4 – l’identification des centralités et leur mise en réseau,

5 – la stratégie de territoire partagée, sa traduction réglementaire (SCoT, PLUi),

6 – le projet de territoire « centralités »,

7 – le plan d’action,

A l’heure ou la Région Bretagne élabore son Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET), le CESER a souhaité rappelé que les transformations du rapport à la centralité, et notamment sa dilution et l’explosion des périphéries, résultent d’un choix de société, dont dépend la qualité de vie des bretons. Réinventer la centralité du bien-vivre ensemble est aussi l’occasion de bien-faire ensemble : la responsabilité est collective et entraîne la mobilisation de tous les acteurs publics, associatifs et privés dans la durée. Réinventer les centralités est le prétexte d’un exercice démocratique vertueux, politique au premier sens (de « polis », la cité).

Le rapport est à paraître fin 2017.

Département du Finistère

Renforcer l’action européenne du Finistère

Cette session plénière du Conseil Départemental a vu pour la première fois la présentation d’un rapport consacré à la question européenne. La Présidente Nathalie Sarrabezolles est la seule élue bretonne au sein de la délégation française du Comité des Régions qui siège à Bruxelles. Elle y fait entendre la voix du Finistère, pas seulement en tant que Présidente du Département mais également au nom de toutes ses collectivités et de tous ses acteurs publics ou privés. La régénération du projet européen est en ce moment au centre des préoccupations. C’est dans ce cadre qu’elle a accueilli favorablement ma proposition d’élaboration d’une stratégie finistérienne européenne. Retrouvez ci-dessous mon intervention d’aujourd’hui.

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Madame la Présidente, Cher.e.s Collègues,

L’Europe est la cible de tous les populismes. Trop normative, trop technocratique, pas assez politique, éloignée des citoyens, impuissante à protéger qui que ce soit, aux mains des lobbies… Bref, un « machin » international comme les détestait De Gaulle qui est devenu l’archétype d’un système de gouvernance sans gouvernement, rejeté de tous bords.

Sauf que. Man soll nicht das kind mit dem bad schütteln. On ne doit pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Sauf que sans l’Europe, notre Finistère, territoire excentré par rapport aux grands pôles de croissance ne peut peser efficacement dans le jeu implacable de l’économie mondialisée. Avec l’Europe, au contraire, le Finistère a sa carte à jouer en étant un acteur qui compte parmi ceux qui structurent la Défense, la Recherche, l’Agriculture ou la Pêche par exemple.

L’Europe est donc une chance pour le Finistère, que nous avons su saisir par le passé et qu’il nous faut continuer à cultiver pour l’avenir.

Ce rapport rappelle comment, à travers des exemples de mises en œuvre des fonds européens, les coopérations européennes ou les programmes communs Interreg, l’Europe irrigue notre territoire.

Ainsi dans la première partie du rapport, il est rappelé qu’une manne de 47,9 millions d’euros issus des fonds européens structurels et d’investissement a bénéficié au Finistère entre 2014 et 2016. Les agriculteurs, les chercheurs, les collectivités, les acteurs sociaux et les personnes en insertion en ont bénéficié directement. Ces fonds sont gérés soit avec la Région Bretagne, auxquels ils sont délégués par la Commission, soit en direct par nos services pour le Fonds Social Européen.

Au-delà de ces fonds, des programmes thématiques viennent financer des projets portés par les acteurs de notre territoire tels que ceux œuvrant dans le domaine culturel, la mobilité de notre jeunesse et leurs études supérieures (Marie Gueye pourra nous en parler tout l’heure), l’environnement, le nautisme…

Le département du Finistère est profondément ouvert sur le monde, conscient que de par sa situation, il est indispensable de construire des projets communs et de s’appuyer sur des réseaux d’échanges. Il met donc en œuvre des coopérations bilatérales entre la Cornouailles britannique et le territoire portugais de la CIM Alto Minho qui portent des projets de développement et d’innovation sur les thématiques jeunesse, tourisme, économie bleue ou agriculture. Les technopôles et les pôles de compétitivité sont des partenaires de longue date de projets collaboratifs INTERREG qui préparent le développement des filières économiques de demain.

Enfin, notre projet départemental 2016-2020 est parfaitement compatible avec la stratégie Europe 2020 et ouvre des perspectives de financement de nos propres politiques publiques par le biais d’appel à projets régionaux ou communautaires que nous devons saisir.

Certes il ne faut pas nier les lourdeurs dans la mise en œuvre des fonds, les transpositions trop lentes, peu sécurisantes pour les porteurs de projets. Je pense notamment à la question des avances de fonds sur le FSE. Ces questions techniques doivent être réglées. Mais en tant qu’élu local il faut aussi valoriser, expliquer et positiver auprès des citoyens les apports de l’Europe pour le Finistère.

Dans la seconde partie du rapport, il vous est proposé d’examiner les conséquences du BREXIT pour la Bretagne et le Finistère en particulier. Compte tenu des enjeux économiques pour nos filières d’excellence que sont la pêche en premier lieu, l’agriculture et l’agroalimentaire, le tourisme, les transports, la recherche, le Département a tout intérêt à participer aux réflexions stratégiques initiées par la Région Bretagne et le CESER.

Sur ces enjeux liés au Brexit comme sur les questions de la future politique européenne de cohésion, il est vital que nous sachions analyser finement les menaces et les opportunités pour le Finistère, puis que nous mobilisions tous les acteurs du territoire pour élaborer une stratégie territoriale européenne afin notamment de nous mettre collectivement en ordre de marche pour :

  • nouer les partenariats bilatéraux indispensables,
  • financer les adaptations nécessaires
  • organiser un lobby efficace
  • accueillir les opportunités de développement

Notre expérience de terrain, faite de coopérations multiples et de développement territorial équilibré, est un exemple utile à faire valoir dans les débats sur la préparation des futurs programmes européens post 2020. Nous ne serions pas ce que nous sommes sans la politique de cohésion, elle doit être poursuivie, adaptée, simplifiée.

Voilà Mesdames et Messieurs, un court résumé de ce rapport. Il s’ouvre volontairement sur le travail à mener autour des politiques de cohésion après 2020. Sur les enjeux locaux comme sur les compétences de Département, notre assemblée va faire entendre sa voix et ses idées. C’est un travail à mener nous nous engageons ainsi à la rentrée auprès de l’ADF, qui à l’instar de l’ARF, souhaite faire entendre la voix des départements dans la préparation de la future programmation.

En conclusion, il vous est demandé de

  • prendre acte d’un premier bilan de toutes les actions européennes menées en Finistère depuis 2014
  • D’engager le département dans une démarche pro active pour la future programmation de 2020 en confortant le besoin des fonds structurels pour notre territoire et l’avenir des programmes INTERREG dans le contexte du Brexit
Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) de Bretagne

Bientôt un nouveau rapport des CESER de l’Atlantique sur l’innovation et l’économie maritime

Attention, long article !

En attendant d’en retrouver l’intégralité sur le site du CESER de Bretagne voici la synthèse du rapport « innovation et économie maritime : un océan d’opportunités pour les régions de la façade atlantique française » auquel j’ai activement participé pour le CESER de Bretagne. Des représentants de Normandie, Bretagne, Pays de Loire, Nouvelle Aquitaine, se sont réunis régulièrement à Nantes ces derniers mois pour bâtir un rapport préconisant l’intensification des efforts en faveur de l’innovation dans l’économie maritime. La mer est en effet un gisement colossal et relativement méconnu de valeur ajoutée pour les économies littorales, pourvu que les stratégies convergent et que des synergies puissent se dégager pour faire face aux enjeux d’investissement et d’animation des écosystèmes à géométrie territoriale variable selon le sujet : pêche, énergies marines renouvelables, biotechnologies, planification littorale…

A travers une audition et plusieurs contributions écrites, je me suis efforcée de mettre en exergue la place privilégiée et particulière de Brest Métropole dans cette problématique inter-régionale. Bien que très bon communicants, les Pays de Loire ne sont pas les seuls à pouvoir se revendiquer du leadership de l’innovation maritime… En toute hypothèse, les besoins de soutien sont tels que les collectivités sont fortement incitées à s’entendre pour maximiser l’effet de levier de leurs dispositifs.

Saisissons donc collectivement cet océan d’opportunités.

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Innovation et économie maritime : un océan d’opportunités pour les régions de la façade atlantique française

Synthèse

Une hélice qui réduit la consommation énergétique d’un bateau de pêche. Une hydrolienne. Une application mobile qui permet aux utilisateurs de partager des sorties en mer. Un drone capable de cartographier des fonds marins ou d’analyser la qualité de l’eau. Une démarche visant à optimiser la gestion des flux de chargement et de déchargement dans un port. Une filière de valorisation des co-produits de la pêche. Un chantier de reconstruction d’un bateau du patrimoine ouvert au public. Un traitement contre le cancer à base de principes actifs d’origine marine. Une conférence régionale réunissant l’ensemble des parties prenantes pour élaborer et suivre les politiques publiques liées à la mer et au littoral.

Toutes ces initiatives constituent des innovations, en ce sens qu’elles intègrent le meilleur des connaissances, sont l’application d’une découverte dans un produit, un service ou un procédé, permettent de satisfaire un besoin ou une attente sociétale, et/ou rencontrent un marché actuel ou à venir. L’innovation peut ainsi prendre différentes formes : innovation de produit, de service ou d’usage, innovation de procédé ou d’organisation, innovation marketing et commerciale, innovation de modèle d’affaires, innovation technologique, innovation sociale. Un projet innovant combine le plus souvent plusieurs de ces dimensions : un nouveau produit nécessite que soient pensés ses usages et sa réglementation, une innovation organisationnelle peut conduire au développement de nouveaux outils, etc.

Ces initiatives relèvent ensuite de l’économie maritime, dont le poids varie en fonction des contours qu’on lui donne et des outils et méthodologies mobilisés pour la mesurer. Les CESER de l’Atlantique ont choisi de reprendre à leur compte l’approche du CESER de Bretagne basée sur les ressources et les services fournis à la société par les écosystèmes marins et côtiers et la notion de chaîne de valeur, incluant les activités indirectes.

Innovation et économie maritime ont en commun de mobiliser une approche transversale et transfilière, que les CESER de l’Atlantique ont souhaité placer au cœur de la présente contribution.

L’économie maritime est une réalité, en particulier sur la façade atlantique, et son potentiel de développement est très important. Les projections réalisées par l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) indiquent qu’« entre 2010 et 2030 sur une base de scénario « business as usual », l’économie de l’océan pourrait plus que doubler sa contribution à la valeur ajoutée globale […] et représenter environ 40 millions d’emplois (équivalents temps plein) »[1].

Dans cette perspective, le développement d’une économie maritime innovante et diversifiée constitue un enjeu majeur pour la France, au deuxième rang mondial pour ses espaces marins. Les régions de la façade atlantique disposent de réels atouts et d’une capacité à agir en la matière. C’est pourquoi les CESER de l’Atlantique ont choisi de se saisir ensemble de cet enjeu de développement.

Ces travaux ont permis de remonter aux sources de l’innovation dans l’économie maritime (partie I), d’en saisir les enjeux (partie II) et d’analyser les modalités d’accompagnement au regard des besoins des porteurs de projets innovants (partie III). Forts de cet état des lieux partagé, les CESER de l’Atlantique formulent des préconisations qui s’adressent d’abord aux exécutifs locaux, régionaux et nationaux, mais plus largement à l’ensemble des acteurs publics et privés impliqués dans l’accompagnement de l’innovation dans l’économie maritime (partie IV).

I. Aux sources de l’innovation dans l’économie maritime

Les CESER de l’Atlantique ont tout d’abord cherché à comprendre les ressorts de l’innovation dans l’économie maritime : quels acteurs la génèrent ? Pourquoi et comment naît-elle ?

Une grande diversité d’acteurs impliqués

La richesse et la diversité des forces de recherche publiques sur la mer et le littoral (grands instituts nationaux, établissements d’enseignement supérieur), réparties sur l’ensemble de la façade, sont un atout pour les régions atlantiques. La plupart de ces acteurs sont engagés dans des unités mixtes de recherche et dans des collaborations européennes et internationales, ce qui témoigne de leur dynamisme et de leur volonté d’ouverture.

De grands groupes industriels et des Entreprises de Taille Intermédiaire présents sur la façade ont fait le choix d’y localiser leurs activités de Recherche et Développement. Au-delà de la stratégie d’innovation qui leur est propre, ils ont un effet d’entraînement auprès d’autres acteurs, de par leur implication dans les « écosystèmes » locaux de l’innovation maritime et leur sous-traitance. Les Petites et Moyennes Entreprises et Très Petites Entreprises sont aussi particulièrement actives dans ce domaine.

Mais l’innovation n’est pas le seul fait des chercheurs ou des entreprises : les acteurs institutionnels, comme par exemple les Grands Ports Maritimes, et la société civile, notamment le monde associatif, sont également porteurs d’innovations.

Des motivations multiples

L’innovation est d’abord un moyen d’adaptation dans un contexte de mutations, face à de nouvelles contraintes (économiques, réglementaires, sanitaires, environnementales, sociétales, etc.). Les filières de la pêche et l’aquaculture sont par exemple confrontées depuis plusieurs décennies à de profondes évolutions, auxquelles elles ont su s’adapter, en s’appuyant notamment sur l’innovation.

Elle peut également naître en réponse à un besoin ou à une demande non satisfaits.

Elle est ensuite source de création d’entreprises et de développement de l’emploi dans l’économie maritime. Pour les entreprises existantes, elle constitue un levier de compétitivité. C’est une nécessité pour faire face à la concurrence sur un marché, mais également pour en conquérir de nouveaux. Elle offre alors des perspectives de diversification.

Enfin, l’innovation constitue un vecteur de visibilité et d’attractivité sur le marché mondial de la formation. L’enjeu est double : exporter des formations et attirer des étudiants étrangers dans les établissements français.

Les mécanismes de genèse de l’innovation

Si chacun des secteurs d’activités de l’économie maritime est source d’innovation (les activités dites « traditionnelles » tout autant que les filières dites « émergentes »), elle apparaît aussi et surtout aux interfaces entre ces domaines, et avec d’autres secteurs de l’économie. On parle alors de fertilisation croisée.

L’innovation naît rarement de manière isolée. Elle est le plus souvent le fruit de collaborations entre les acteurs cités précédemment : entreprises, chercheurs, institutionnels, société civile. Ces collaborations sont rendues possibles par la mise en réseau des acteurs. Elles s’ancrent également sur un périmètre géographique plus ou moins large : l’innovation collaborative naît d’« écosystèmes territoriaux », à différentes échelles, formalisés ou non.

Finalement, l’innovation est avant tout une démarche d’anticipation, de créativité et d’ouverture.

Ces mécanismes ne sont pas spécifiques à l’économie maritime mais se vérifient tout particulièrement dans ce domaine.

II Les enjeux de l’innovation dans l’économie maritime

Au-delà des acteurs qui la portent, l’innovation dans l’économie maritime est un enjeu pour l’ensemble de la société et en particulier pour les territoires littoraux.

Des réponses aux principaux défis sociétaux

Ces défis sont à la fois économiques, sociaux et environnementaux.

L’innovation dans l’économie maritime est d’abord créatrice de valeur ajoutée et d’emplois durables, de diversification et un relais de croissance pour l’économie. Elle est également source de développement à l’international. C’est enfin une porte d’entrée vers d’autres secteurs d’activité : elle génère des compétences pour partie transférables.

L’innovation maritime constitue ensuite un levier de transition énergétique. Au-delà de la capacité des activités maritimes à réduire leurs consommations énergétiques et à intégrer des énergies alternatives, le milieu marin est en lui-même une source importante d’énergies renouvelables : vent, courant, marée, houle, etc. Les bioressources marines sont de plus valorisables dans la conception de nouveaux matériaux et peuvent constituer une alternative à la pétrochimie.

La connaissance, la prévention des risques naturels littoraux et l’adaptation au changement climatique peuvent également être améliorées grâce à l’innovation maritime : modèles numériques permettant de simuler les effets sur un territoire de la hausse du niveau de la mer, dispositifs de protection souple du trait de côte, solutions d’aménagement réversible des plages, etc.

L’innovation maritime apporte aussi des éléments de réponse aux enjeux alimentaires, tant en termes de production, que de commercialisation et de transformation des produits de la mer : développement de nouvelles filières aquacoles (telles que l’algoculture), vente à distance par Internet dans les criées, valorisation des co-produits, etc.

La biodiversité marine représente un immense réservoir, peu exploré, de gènes, de molécules et de fonctions biologiques d’intérêt dans le domaine de la santé. De nombreux traitements médicamenteux sont en cours de développement à partir de principes actifs d’origine marine. La cosmétique est un autre débouché privilégié pour les bio-ressources marines.

Innover dans le domaine maritime est également un enjeu géostratégique, notamment en matière d’exploration et d’usage des ressources du sol et du sous-sol des fonds marins. La présence de la France dans tous les océans est aussi un enjeu de défense nationale. Ce secteur est particulièrement porteur d’innovation, tout comme la sécurité et la sureté maritime.

L’innovation offre des perspectives d’amélioration de la connaissance et de la protection des ressources et milieux marins, notamment du point de vue de l’acquisition de données. Autre exemple, les développements liés à l’éco-conception et à l’éco-navigation participent à la protection des écosystèmes côtiers.

Enfin, l’innovation est un moyen de développer la pratique et la culture de la mer. Elle permet notamment de rendre les sports et loisirs nautiques, et de manière générale les activités qui reposent sur un usage récréatif de la mer, accessibles au plus grand nombre. Elle contribue aussi à préserver et valoriser le patrimoine culturel maritime.

L’innovation dans l’économie maritime ne constitue bien évidemment pas l’unique solution aux multiples défis auxquelles la société est confrontée. Mais elle apporte de nombreux éléments de réponse pour accompagner les transitions (économique, énergétique) et prévenir les risques (sanitaires, naturels, géostratégiques), dans le respect du fonctionnement des écosystèmes marins et côtiers.

Des bénéfices pour les territoires littoraux

Par leur accès privilégié aux ressources marines, les territoires littoraux constituent le point de départ de toute une chaîne de valeur liée à la mer, dont ils bénéficient en retour.

L’innovation est un facteur d’attractivité pour ces territoires : elle contribue à attirer et/ou à retenir des populations, des entreprises et des projets.

L’innovation dans l’économie maritime a d’autres effets plus indirects mais fédérateurs sur les territoires littoraux. Etant essentiellement le fruit de croisements, elle est tout d’abord créatrice de liens, d’habitudes de coopération au sein d’un territoire, qui peuvent bénéficier à d’autres domaines. Une économie maritime innovante peut également constituer l’une des fondations de nouvelles identités régionales, contribuer à « faire région ».

Faire évoluer le regard sur la mer

Au-delà des bénéfices que l’innovation dans l’économie maritime apporte à la société et aux territoires littoraux, elle contribue également à faire évoluer le regard sur la mer, et à diffuser une « culture de la mer ».

Elle constitue tout d’abord un moyen de (re)valoriser les filières traditionnelles comme la pêche et l’aquaculture, confrontées à des difficultés de renouvellement des générations.

Ensuite, l’innovation peut permettre de faire (re)connaître la mer comme support d’activités économiques et de montrer l’importance et la diversité de l’économie maritime.

Toujours dans ce souci de mieux faire connaître la mer, l’innovation est aussi un moyen de sensibiliser à la richesse et à la fragilité du milieu marin.

III. L’accompagnement de l’innovation dans l’économie maritime

Les CESER de l’Atlantique ont souhaité caractériser les besoins des porteurs de projets, avant d’analyser les réponses apportées par les politiques, acteurs et outils d’accompagnement de l’innovation maritime.

Les besoins des porteurs de projets innovants : des spécificités maritimes

Tous les porteurs de projets innovants partagent un ensemble de besoins, auxquels l’économie maritime ne fait pas exception. Mais certains d’entre eux sont particulièrement prégnants dans l’économie maritime.

Sur le plan financier, certains domaines d’innovation nécessitent des volumes importants de capitaux (énergies marines renouvelables notamment). De plus, le déficit de connaissance de l’économie maritime conduit les acteurs qui lui sont extérieurs à percevoir l’investissement comme risqué. Les porteurs de projets innovants peuvent donc rencontrer plus de difficultés à réunir les financements nécessaires.

Sur le plan temporel, certains secteurs s’inscrivent dans des temporalités particulièrement longues, que ce soit en termes de développement et/ou d’autorisation administrative (biotechnologies, énergies marines renouvelables).

Le cadre réglementaire dans lequel s’exerce l’innovation maritime est particulièrement complexe, en raison notamment de la diversité des statuts juridiques des espaces et installations exploitées. Ces enjeux s’expriment particulièrement à l’interface terre-mer et dans le contexte portuaire.

L’expérimentation est un enjeu crucial pour les innovations destinées à opérer en mer, car les conditions du milieu sont exigeantes et ne peuvent pas toutes être anticipées ou simulées en laboratoire ou bassin d’essai. Pour tester leur viabilité en conditions réelles, les porteurs de projets innovants doivent avoir accès à des sites et infrastructures d’expérimentation adaptés.

Enfin, les usages de l’espace maritime, en surface et dans la colonne d’eau, sont multiples. L’arrivée de nouvelles activités économiques en mer est susceptible de générer des conflits d’usage avec les activités pré-existantes. L’enjeu de l’acceptabilité sociale est particulièrement fort s’agissant de la mer car elle n’est pas ou peu considérée comme support d’activités économiques.

Politiques, acteurs et outils d’accompagnement de l’innovation maritime

De très nombreux dispositifs sont mobilisés ou mobilisables pour accompagner l’innovation dans l’économie maritime sur la façade atlantique, aux différentes étapes des projets. Ils sont mis en œuvre par une grande diversité de structures publiques et privées.

Il existe à l’échelle européenne une dynamique en faveur de l’innovation dans l’économie maritime. Elle s’appuie sur des orientations stratégiques, des dispositions réglementaires et des leviers financiers. La mobilisation de ces financements peut encore être améliorée et suppose une sensibilisation et un accompagnement spécifique des petites et moyennes entreprises. Le Brexit pourrait avoir des conséquences non négligeables sur ce paysage européen, notamment pour les régions de la façade atlantique.

A l’échelle nationale, une politique maritime est en cours de définition. Le soutien à l’innovation dans l’économie maritime est l’un des axes de cette politique. Des réglementations sont également susceptibles de favoriser l’innovation dans l’économie maritime. La politique de soutien à l’innovation s’appuie en outre sur une grande diversité de structures et de dispositifs[2], dont la plupart se sont concrétisés sur la façade atlantique, et dont certain(e)s ont été dédié(e)s au domaine maritime.

A l’échelle régionale et interrégionale, des clusters et des centres techniques sont à la fois accompagnateurs et acteurs de l’innovation. Des banques et des fonds d’investissement s’intéressent aussi au potentiel d’innovation de l’économie maritime. Les Régions et les agences régionales de développement économique jouent un rôle majeur pour impulser et soutenir l’innovation via la définition d’orientations stratégiques et une grande diversité de leviers d’action. Des coopérations interrégionales ont également été développées à différentes échelles.

A l’échelle infrarégionale, un grand nombre d’acteurs de proximité[3] accompagnent les porteurs de projets innovants. La capacité d’intervention économique directe des Départements est restreinte depuis la loi NOTRe. Les communes et les Etablissements Publics de Coopération Intercommunale sont engagés dans le soutien à l’innovation.

La richesse de cet « écosystème » est une chance. Elle suppose néanmoins de relever deux défis : celui de la coopération entre acteurs d’une part, et celui du porter à connaissance, de la lisibilité et de l’accessibilité pour les porteurs de projets d’autre part.

Le défi de la coopération est d’autant plus crucial que l’économie maritime est par nature « transfilières » et que l’innovation naît essentiellement à l’interface entre les secteurs. Cet enjeu semble relativement bien pris en compte par les acteurs, comme en témoigne une multitude de cofinancements, d’effets leviers, d’interactions, d’initiatives fédératrices, etc.

Le porter à connaissance, la lisibilité et l’accessibilité pour les porteurs de projets restent à améliorer.

IV. Les préconisations des CESER de l’Atlantique

Comment mieux stimuler et accompagner l’innovation dans l’économie maritime et faire en sorte qu’elle contribue au développement des régions de la façade atlantique ? Les CESER de l’Atlantique formulent les propositions suivantes.

Faire connaître l’économie maritime, son potentiel, sa dimension innovante et sa capacité à répondre aux principaux défis sociétaux

La méconnaissance de la réalité de l’économie maritime et de sa capacité d’entraînement est l’un des premiers freins à l’émergence et à la concrétisation de projets innovants dans ce domaine. Il est donc essentiel d’y remédier.

Le préalable est de bien la définir et de mieux la connaître. Disposer d’outils partagés d’observation et de suivi est une nécessité, tant du point de vue quantitatif que qualitatif.

Les CESER de l’Atlantique se félicitent des nombreuses initiatives en cours, de l’échelle locale à l’échelle européenne, visant précisément à qualifier et quantifier l’économie maritime. Ils incitent l’ensemble des acteurs concernés à échanger pour faire converger leurs méthodologies et mutualiser leurs données.

Il faut ensuite donner à voir le potentiel de l’économie maritime et sa dimension innovante, et faire évoluer le regard sur la mer. Pour que la société civile s’approprie pleinement l’enjeu d’une économie maritime innovante, les nombreux initiatives et supports d’éducation à la mer dans toutes ses dimensions (économique, sociale, environnementale) doivent être soutenus et mobilisés : sites de vulgarisation et d’interprétation, évènements nautiques, tourisme industriel, associations, médias, etc. Une attention particulière doit être portée aux jeunes et aux décideurs. Cette diffusion d’une culture de la mer ne doit pas se limiter aux franges littorales, mais bien irriguer l’arrière-pays en profondeur.

Le principal enjeu est de montrer que l’innovation dans l’économie maritime contribue à répondre aux principaux défis sociétaux.

Positionner les régions de la façade atlantique comme des acteurs incontournables de la croissance bleue, dans une dynamique nationale et européenne

Les régions de la façade atlantique doivent d’abord placer la croissance bleue au cœur de leur propre stratégie de développement.

Les CESER de l’Atlantique les invitent à mettre en avant le potentiel et l’enjeu de l’innovation dans l’économie maritime dans les différents exercices de planification stratégique qu’elles auront à mener dans les prochaines années.

Ces orientations stratégiques doivent ensuite être déclinées dans les conventions et les partenariats qui lient les Régions, dans leur fonction de chef de file, aux autres acteurs publics et privés de l’« écosystème » de l’innovation, et notamment les Etablissements Publics de Coopération Intercommunale.

Elles doivent également se traduire dans les moyens alloués pour soutenir et impulser l’innovation dans l’économie maritime. Il est tout aussi important de confronter ces moyens aux résultats obtenus : il s’agit d’un enjeu d’évaluation des politiques publiques.

Enfin, la volonté d’impulser et de soutenir l’innovation dans l’économie maritime doit s’inscrire dans le cadre plus global d’une politique maritime intégrée, garante de l’équilibre entre les enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

Cette ambition suppose également de renforcer les coopérations interrégionales. Les Régions de la façade atlantique collaborent déjà au sein de programmes, projets et structures qui ont démontré leur pertinence. Mais au vu des enjeux, les CESER de l’Atlantique les incitent à être collectivement plus ambitieuses et à se donner un « cap commun ».

Ils préconisent l’élaboration d’une feuille de route partagée, qui constituerait une première étape vers une stratégie interrégionale en faveur de l’innovation dans l’économie maritime.

Cette feuille de route identifierait des priorités communes, basées sur les complémentarités des régions, sans occulter leur faculté à se différencier sur d’autres sujets et pourrait s’appuyer sur des moyens mutualisés dédiés : appels à projets communs, fonds d’investissement partagés, etc.

Ce positionnement des Régions doit s’inscrire dans une dynamique nationale et européenne.

Elles ont un rôle à jouer pour inciter l’Etat à mettre en œuvre une politique maritime intégrée ambitieuse, s’appuyant sur un portage politique et un pilotage administratif forts.

Elles peuvent encore renforcer leur visibilité et leur force de proposition à l’échelle européenne. Enfin, les porteurs de projets doivent être incités à mobiliser les sources de financements européens, et accompagnés pour ce faire.

Consolider un environnement favorable à l’innovation dans l’économie maritime sous toutes ses formes

Les régions de la façade atlantique constituent un « terreau » propice à l’innovation dans l’économie maritime. Cet environnement peut être rendu encore plus favorable.

Il s’agit d’abord de stimuler l’innovation en renforçant le soutien à la recherche publique, qu’elle soit fondamentale ou appliquée.

Il faut également inciter tous les acteurs qui font l’innovation au décloisonnement de leurs pratiques et favoriser les « croisements » de toutes natures : entre le secteur public et le secteur privé, entre le monde de la recherche et celui des entreprises, entre les secteurs de l’économie maritime, entre l’économie maritime et les autres pans de l’économie, entre les territoires.

Il importe ensuite de donner aux porteurs de projets innovants les moyens de les réaliser, en leur apportant des réponses adaptées aux spécificités maritimes.

Sur le plan financier, cela implique d’inciter les investisseurs privés à s’engager aux côtés des pouvoirs publics, en leur montrant le potentiel et les perspectives de croisement de secteurs qu’offre l’économie maritime.

Pour tester la viabilité de leurs innovations en conditions réelles, les porteurs de projets doivent pouvoir disposer de financements et de sites adaptés pour l’expérimentation en mer.

Il est aussi nécessaire de sécuriser les projets innovants sur le plan juridique, en adaptant le cadre réglementaire pour les expérimentations, en anticipant les contradictions ou les « vides » juridiques, et en aidant les porteurs de projets à protéger leur propriété intellectuelle.

Pour prévenir les risques de conflits d’usage liés aux activités émergentes, une attention particulière doit être portée à la planification de ces usages dans l’espace et dans le temps.

Les CESER de l’Atlantique souhaitent enfin insister sur l’enjeu de la formation, crucial pour permettre l’émergence et la diffusion de l’innovation.

Ils incitent l’ensemble des acteurs concernés à anticiper les besoins en compétences et en qualifications liés à l’innovation dans l’économie maritime, à tous les niveaux.

Pour répondre à ces besoins, une offre de formation adaptée doit ensuite être élaborée, et en permanence réajustée.

En matière de formations maritimes, la façade atlantique dispose d’atouts indéniables, qu’il s’agit de promouvoir à l’échelle nationale et internationale, notamment en améliorant la lisibilité et la visibilité de l’offre de formation.

L’économie maritime foisonne d’innovations, qui contribuent à répondre aux principaux défis sociétaux. Les régions de la façade atlantique ont une réelle capacité à agir pour stimuler et accompagner cette dynamique. Les CESER de l’Atlantique les incitent à s’emparer ensemble de cet « océan d’opportunités », pour faire d’une économie maritime innovante et diversifiée l’un des piliers de leur développement économique et social, dans le respect du fonctionnement des écosystèmes côtiers et marins.

[1] L’économie de l’océan en 2030, OCDE, 2016.

[2] Pôles de compétitivité, Instituts de Recherche Technologique, Instituts pour la Transition Energétique, Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies, Centres Régionaux d’Innovation et de Transfert de Technologie, etc.

[3] Technopoles, Chambres de Commerce et d’Industrie, incubateurs, pépinières d’entreprises, accélérateurs, réseaux d’accompagnement à la création d’entreprises, de business angels, etc.

Département du Finistère

La commission permanente du 6 juin 2017 accorde plus de 600 000 euros à l’enseignement supérieur et à la recherche en Finistère

 

 

Le programme d’action 300 est particulièrement mis à contribution lors de cette session de la commission permanente du Conseil Départemental en date du 6 juin. Des dossiers défense, sciences marines, biotechnologies, agro-alimentaire sont ainsi financés du nord au sud du département, ainsi que des équipements pédagogiques pour différentes composantes à l’Université de Bretagne Occidentale. Ces subventions sont indispensables à la performance de nos établissements et de nos laboratoires, avec une valeur ajoutée territoriale indiscutable et des retombées immédiates pour notre tissu économique.

En voici quelques exemples :

  • 23 000 € à l’ENSTA Bretagne pour le projet SOPHIE STIC&Ondes,
    inscrit dans le CPER 2015-2020,
    • 52 363 € à ADRIA Développement pour l’acquisition d’équipements
    de recherche et développement sur la période 2017-2019, projet inscrit au
    CPER 2015-2020,
    • 90 000 € à Yncréa Ouest pour le soutien au développement de sa
    recherche sur l’année 2017,
    • 204 396 € à l’UBO répartie sur 11 projets d’acquisition
    d’équipements pédagogiques,
    • 149 855 € à la Région Bretagne pour le projet OCEACTIF, labellisé
    par le pôle de compétitivité Mer Bretagne Atlantique, à destination de la
    Station biologique de Roscoff (CNRS),
    • 24 422 € à la Région Bretagne pour le projet PHYMIA 2, labellisé par
    le pôle de compétitivité Valorial, répartie de la façon suivante : 16 884 € pour
    ADRIA développement et 7 538 € pour l’UBO,
    • 58 014 € à la Région Bretagne pour le projet FRESH, labellisé par le
    pôle de compétitivité Valorial, à destination de Vegenov

Dans le cadre du Schéma Départemental de Développement Universitaire et Scientifique du Finistère, des discussions sont en cours pour réviser nos dispositifs d’intervention. L’idée est de mieux territorialiser nos soutiens, de mieux prioriser nos actions en accord avec les autres financeurs, d’aller vers la valorisation des pratiques innovantes chez nos partenaires. En espérant que nos marges de manœuvre budgétaires, très étroites et en diminution constante, nous permettent cet exercice d’intelligence collective…