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Département du Finistère

La Commission Permanente du Conseil Départemental du 4 mars 2019 a soutenu nombre de projets et de structures sur le territoire de Brest Métropole

Vos conseillers départementaux sur le territoire de Brest Métropole

Pour les cantons de Brest Métropole, c’est 1 884 131 € de crédits engagés par la collectivité départementale qui se déclinent de la manière suivante :

Environnement

Accompagner la gestion durable de l’eau potable et de l’assainissement
– Brest Métropole – Pays de Brest – 33 000,00 € dans le cadre du programme de subventions en eau potable : périmètre de protection des captages : indemnisations de terrains Aménagement du territoire

Garantir l’Offre de Logement adaptée pour chaque Finistérienne et chaque Finistérien

Un habitant – Brest – 23 769,43 € dans le cadre de l’aide à l’amélioration des logements du parc privé
– Une habitante – Le Relecq Kerhuon – 27 000,00 € dans le cadre de l’aide à l’amélioration des logements du parc privé

Culture

Ancrer les arts visuels en Finistère
– Canal Ti Zef – Brest – 3 000,00 € d’aide au fonctionnement
Association Film et culture – Brest – 11 000,00 € d’aide au fonctionnement
Soutenir la dynamique des arts vivants et des pratiques artistiques sur les territoires
– Association Le Festival Invisible – Brest – 5 000,00 € d’aide au fonctionnement
– Association DRAMA (Ensemble Sillages) – Brest – 3 000,00 € d’aide à la diffusion
– Association les Contemporains – Brest – 4 360,00 € d’aide à la diffusion
Développer la médiation des oeuvres par le réseau des bibliothèques
– Association ENKI – Brest – 3 600,00 € dans le cadre du programme de promotion du livre : soutien à l’organisation de la 9ème édition du festival des carnets de voyages « Ici&ailleurs »

Education-jeunesse

Soutenir l’enseignement supérieur et la recherche
– Ensta Bretagne – Brest – 25 000,00 € de soutien à l’acquisition d’équipements scientifiques pour la recherche
– Yncréa Ouest – Brest – 80 000,00 € de soutien à l’acquisition d’équipements scientifiques pour la recherche
Moderniser et rendre accessibles les collèges publics
– Collège des Quatre Moulins – Brest – 150 000,00 € pour la validation du programme de remplacement de la toiture et sécurisation de l’escalier extérieur d’évacuation du bâtiment E
– Ville de Brest – 970 000,00 € participation à la construction du centre sportif communal Foch (attribution d’une subvention et passation de la convention de partenariat) à la Cité mixte Harteloire de Brest
Doter les collèges en matériel ou participer à leur financement
– Collège Les Quatre Moulins – Brest – 3 842,00 € de subvention pour le changement du groupe de chambre froide – 1 253,00 € de subvention pour l’acquisition d’un chariot chauffant à assiettes
– Collège Victoire Daubié – Plouzané – 1 047,00 € de subvention pour le remplacement du kit de régulation sur la cellule de refroidissement – 975,00 € de subvention pour le remplacement de l’évaporateur sur la vitrine réfrigérée
– Collège Saint Pol Roux – Brest – 2 268,00 € de subvention pour l’acquisition d’équipements pédagogiques : imprimante 3D
– Collège Croas Ar Pennoc – Guilers – 2 143,00 € de subvention pour l’acquisition d’équipements pédagogiques : imprimante 3D
Soutenir l’information, les initiatives et les engagements des jeunes
– Théâtre du Grain – Brest – 3 000,00 € de soutien pour la 2ème édition du Défi Eloquence
– 4 jeunes habitants – Brest – 200,00 € d’aide chacun pour l’obtention du BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur)
– Une habitante – Le Relecq-Kerhuon – 200,00€ d’aide au BAFA
– Un habitant – Guipavas – 200,00 € d’aide au BAFA

Emploi- Attractivité

Soutenir l’agriculture
– Un habitant – Plougastel-Daoulas – 3 150,00 € d’aide à l’installation en agriculture

Environnement


Agir pour la protection et la découverte des espaces naturels et des paysages pour tous publics
– Brest Métropole – Brest, dans le cadre du contrat de territoire – 531 100,00 € de soutien à la restructuration des locaux du Conservatoire botanique national


Europe-International

Favoriser l’intégration européenne
– Ville de Brest Modalités de l’appel à projets commun dans le cadre du Printemps de l’Europe


Insertion


Promouvoir le développement social local du Pays de Brest
– « Comité d’animation et de liaisons » Centre social de Kérangoff – Pays de Brest – 200,00 € de soutien au projet « TRAM » Tous réunis actifs et mobilisés
– Association « Sentier vous bien » – Pays de Brest – 1 155,00 € de soutien au projet « Et nous alors ? »
– Association « AGIR ABCD » – Pays de Brest – 360,00 € de soutien au projet « Café budget »
– Association « Parentel » – Pays de Brest – 1 568,00 € de soutien au projet « Mineurs non accompagnés »
– Association « Les pieds nus » – Pays de Brest – 600,00 € de soutien au projet « Atelier danse parents enfants » «
– Loisirs Ty an Holl Les Amarres » – Pays de Brest – 210,00 € de soutien au projet « atelier cuisine »


Sport

Agir en faveur du sport pour tou.te.s
– Comité départemental de Sport Adapté – Gouesnou – 2 400,00 € d’aide à l’organisation du « Gentleman Pétanque » Gouesnou
– Union nationale du sport scolaire (Unss) – Brest – 3 000,00 € d’aide à l’organisation du championnat de France de voile des collèges et de sport adapté
– Amicale Cycliste de Gouesnou – Gouesnou – 500,00 € d’aide à l’organisation de la 7ème édition du cyclo-cross de Penguérec
– Brest Urban Trail – Brest – 3 000,00 € d’aide à l’organisation de la 2nde édition du Brest Urban Trail
– Gymnastique rythmique et sportive du Ponant – Brest – 500,00 € d’aide à l’organisation de la finale de la zone Ouest Guipavas
– Bmx – Guipavas – 2 700,00 € d’aide à l’organisation de la 1ère manche du challenge national de BMX
– Les Gars du Reun – Guipavas – 3 000,00 € d’aide à l’organisation de la 42ème édition du tournoi de football international « le Challenge du Printemps »

Département du Finistère

Le relevé des décisions de la commission permanente du Département du 1er octobre 2018

La commission permanente du conseil départemental du Finistère s’est réunie le 1er octobre 2018

Les instances de délibération politique du Conseil Départemental du Finistère interviennent à intervalle généralement mensuelle, soit en commission permanente, soit en séance plénière. Toute l’assemblée départementale est alors réunie et vote les décisions engageant nos budgets, ou débattent à la suite de présentations techniques.

Un compte-rendu succint des décisions est publié systématiquement après chaque instance, et envoyé à la presse locale pour qu’elle en rende compte à la population. Sur Brest Métropole, les choix éditoriaux de la presse locale sont rarement en faveur de cette communication. C’est pourquoi je me propose de la relayer désormais sur ce blog, sous forme d’un lien vers un fichier .docx ci-dessous appelé CR (pour Compte Rendu) CP (pour Commission Permanente) du 1er octobre 2018 – BM (pour Brest Métropole).

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à commenter. Bonne lecture !

CR CP du 1er octobre 2018 – BM

Département du Finistère

L’Europe à venir ?

Consultation régionale : quelle politique européenne après 2020 ?

Lors de la Commission Permanente du Conseil Départemental du Finistère du lundi 5 mars 2018, j’ai tenté de tracer le contexte, les enjeux et les actions entreprises par le Département dans l’actualité riche de la préparation des futures politiques européennes post 2020. Retrouvez ici mon intervention en séance :

Madame la Présidente, Cher.e.s collègues,

Vous m’avez souvent entendu dans cette assemblée affirmer avec force que l’Europe est notre avenir. Cette affirmation résonne tout particulièrement en ce moment, où, je cite pêle-mêle et sans hiérarchie :

  • Brexit,
  • migrants,
  • guerre en Syrie,
  • accords commerciaux du Mercosur

bref, crise après crise, l’on en vient à se demander si l’Europe a un avenir. La question devient vertigineuse si l’on y ajoute nos doutes existentiels sur la pérennité de l’institution départementale. Vous aurez compris que je n’évoque ces incertitudes que pour mieux les balayer, car les peurs sont faites pour être combattues, et il n’y a rien de mieux que l’action pour sortir d’interrogations métaphysiques stériles.

Mais tout de même, raisonnons jusqu’au bout. Même si nous choisissons l’option positive où « l’Europe est notre avenir », persiste la sensation malaisante que cet avenir nous échappe en grande partie. C’est paradoxal alors que nous, élus du Finistère, sommes précisément légitimement et démocratiquement réunis ici pour prendre des décisions pour l’avenir de notre territoire.

Non pas que tout se déciderait à Bruxelles dans une Commission tentaculaire de technocrates malveillants, ne comptez pas sur moi pour ajouter de l’eau saumâtre à ce moulin populiste. C’est plutôt que la réalité est complexe, et que, comme pour les questions d’accessibilité dont nous allons parler tout à l’heure, notre avenir, y compris notre avenir dans l’Europe, semble être entre les mains de Paris. Paris qui n’écoute plus ses territoires et qui rêve de recentralisation dans la mondialisation, Paris qui, au mieux, ne veut plus voir qu’une seule tête métropolitaine dans de grandes régions désertes. Il nous faut donc agir collectivement pour que Paris et Rennes ne soient pas les terminus de nos ambitions finistériennes.

Mon intervention, cher.e.s collègues, se veut pédagogique sur le contexte, les enjeux, et les actions menées afin que nous puissions unir nos forces et parler d’une seule voix dans nos assemblées et dans nos réseaux, car une chose est sûre dans cet océan d’incertitudes : le Finistère est inaudible s’il est divisé.

I – Contexte : de quoi parle-t-on ?

Tous les 7 ans, L’Union européenne décide de ses futures finances ainsi que des politiques qui en découlent – je vous les regroupe en trois grandes catégories :

  • la Politique agricole commune (PAC),
  • la Politique de cohésion
  • les politiques sectorielles (ERASMUS+ -mobilité des jeunes, Horizon 2020 recherche, etc.).

Par rapport à la précédente période 2007-2013, ces étapes décisives pour l’après 2020 sont marquées par plusieurs évènements :

  • le retrait de la Grande Bretagne de l’UE (Brexit) prévu pour le 29 mars 2019,
  • la montée du populisme,
  • l’accroissement des disparités territoriales, sociales,
  • la menace du terrorisme
  • l’arrivée massive de migrants.

Le départ de la Grande Bretagne, un des principaux contributeurs de l’EU, devrait entrainer une perte de plus 12 milliards d’euros par an pour les finances de l’UE. En parallèle, l’Europe doit rechercher de nouvelles ressources pour financer de nouvelles dépenses dans les domaines de la gestion migratoire et de la défense.

Deux des politiques européennes qui ont le plus d’impact sur notre Finistère, la PAC et la politique de cohésion, risquent de subir d’importantes coupes budgétaires.

Ces questions ont été discutées par les chefs de l’Etat et de gouvernement lors du Conseil européen informel du 23 février dernier. Sans attendre la présentation de ses propositions pour le prochain cadre financier pluriannuel prévue pour le début du mois de mai 2018, la Commission européenne a décidé d’ouvrir le débat en mettant sur la table du Conseil européen une communication sur le sujet.

Dans ce document, elle présente différentes options envisagées pour notamment la politique de cohésion, la PAC, la recherche, le numérique, la mobilité des jeunes et les nouvelles dépenses que sont la défense et la gestion des frontières hors UE. Le respect de la conditionnalité des aides par le respect de l’état de droit au niveau national et des valeurs fondamentales de l’UE figure aussi comme une hypothèse à envisager suite à la crise polonaise et bulgare. Enfin, on y aborde également le financement du budget par des nouvelles recettes, des mesures correctrices en matière de contributions des Etats membres.

Pour mémoire, sur la période en cours 2014-2020, la PAC représente 408,3 milliards d’euros, soit 39 % du budget. Elle constitue le principal poste de dépenses de l’UE. La France est de loin l’Etat qui perçoit le plus d’aides au titre de cette politique, soit plus de 9 milliards d’euros.

La politique de cohésion, qui vise à réduire les inégalités de développement entre les différentes régions européennes, est dotée d’une enveloppe de 350 milliards d’euros, soit un 34 % du total du Budget dont 15 milliards sont attribués à la France.

Voilà le contexte. Parlons à présent des enjeux de ces politiques européennes pour la Bretagne en général, puisqu’une partie des fonds sont régionalisés, et pour notre territoire en particulier.

II – LES ENJEUX DES POLITIQUES EUROPENNES POUR LA BRETAGNE

II 1.Des politiques importantes pour la Bretagne mais encore peu lisibles

Sur un total de près d’un milliard d’euros alloués à la Bretagne pour la période 2014-2020, plus de 500 millions d’euros de fonds européens ont été programmés à ce jour.

La politique de cohésion, la PAC en Bretagne et la Politique commune de la pêche (PCP) constituent donc des dispositifs indispensables pour le financement des projets de nos territoires qu’ils soient urbains ou ruraux. Economie, innovation, formation, insertion, emploi, agriculture, pêche, environnement sont autant de secteurs d’activités où les fonds européens et d’investissement (FESI) interviennent en complémentarité des politiques nationales, régionales, départementales et locales.

A titre d’exemple, la politique de cohésion sur 30 ans a apporté aux territoires bretons un soutien financier de 1,6 milliards d’euros.

Ces financements ont permis :

  • dans le domaine des transports, la modernisation des lignes ferroviaires Brest/Rennes et Quimper/ Rennes (85,5 M€), la réalisation de nouveaux modes de transport tel que le téléphérique à Brest (4 M€), des aménagements de Pôles d’échanges multimodaux (PEM) comme celui de Morlaix (1,8 M€) et le déploiement de la fibre optique (75 M€).
  • dans le domaine de la recherche et d’innovation : le financement pour 18 M€ de projets portés par des établissements et centres du Finistère.
  • dans le domaine de la coopération : sur 2007-2013, les fonds INTERREG ont apporté aux acteurs de la coopération Finistère/Cornouailles britannique 4 millions d’euros

Le Conseil départemental est très impliqué dans la mise en œuvre des fonds européens, il assure :

  • la gestion d’une subvention globale de Fonds social européen (FSE) pour les actions qu’il met en œuvre dans son Plan départemental d’insertion. Son enveloppe FSE de 13,2 M€ pour la période 2014-2020 devrait être entièrement engagée d’ici la fin de la programmation.
  • le portage également en direct de projets
  • Ex : SANA pour Sporto Adaptita Naturo Nautika, dans le cadre du programme Erasmus + volet sport. Il vise à développer l’offre de sport de pleine nature à destination des personnes en situation de handicap.
  • Le cofinancement de projets stratégiques
  • Ex : Projet INTERREG franco-britannique ICE-Intelligent Community Energy, 4 partenaires finistériens (les deux Technopoles, Pole Mer et SDEF) qui obtiennent une subvention FEDER de 1 600 000 € – le Département cofinance le SDEF à hauteur de 420 000 € pour un projet.
  • l’accompagnement des acteurs du territoire dans l’ingénierie de projets européens thématiques, d’envergure très variable
  • Ex : Projet Europe pour les citoyens du Comité de jumelage Moëlan sur Mer-Lindenfels – 12000 € obtenus.

Mais ces fonds européens ne sont pas connus par le grand public ! Ainsi lors d’inaugurations d’équipements publics, ils ne sont pas toujours valorisés au même titre que les autres sources de financement. On a coutume d’entendre le Préfet, le député, le conseiller départemental, le maire… mais avez-vous jamais entendu de discours d’inauguration prononcé par le député européen ? La réponse est dans la question : jamais. « L’Europe, quel numéro de téléphone ? » disait Kissinger – l’Europe n’a toujours pas de visage dans les territoires. Le Conseil départemental fait sa part en assurant la promotion de projets aidés par les fonds européens lors du mois de mai de l’Europe, où il coordonne par ailleurs des activités de promotion de la citoyenneté européenne (dans les collèges publics, les cinémas…).

Le département n’est pas seul dans cet effort de valorisation. C’est aujourd’hui la Région, en tant qu’autorité de gestion des fonds, qui communique et qui assure le chef de filât en la matière. Il me faut donc à ce moment de mon exposé rappeler :

II 2. Les consultations publiques lancées par le Conseil régional de Bretagne et propositions régionales

Dans le cadre la préparation de la nouvelle génération de politique, le Conseil régional a lancé en octobre 2017 des rencontres territoriales (une par département). Dans le cadre de réunions à Quimper pour la politique de cohésion et celle de Pleyben pour la PAC, les acteurs Finistériens ont été nombreux, y compris ceux du monde agricole, à se mobiliser dans l’objectif d’alimenter les propositions régionales.

Lors de la session du 15 décembre 2017, le Conseil régional a adopté ses propositions de contributions auxquels le Conseil départemental y souscrit.

Les priorités suivantes ont été déclinées pour la politique de cohésion :

  • Maintenir une politique de cohésion pour toutes les régions. Pour ce faire, le Conseil régional demande de maintenir un budget européen ambitieux, alimenté par des ressources propres en plus des contributions des Etats membres.

 

  1. Renforcer la place des territoires. A ce titre, la Région entend rester autorité de gestion pour les programmes européens régionalisés
  2. Concentrer les fonds sur le numérique, la recherche et l’innovation, le changement climatique et mieux articuler les fonds européens avec les autres politiques européennes (plan Juncker et les politiques sectorielles (Horizon 2020, Cosme, Life, Erasmus+, Créative Europe…).
  3. Simplifier la mise en œuvre des fonds européens, en instaurant notamment un contrat de confiance avec les bénéficiaires.

Si l’on peut se féliciter des orientations et initiatives régionales, il ne faut pour autant pas désemparer pour porter les besoins et les ambitions spécifiques de notre territoire finistérien. Comme je l’ai évoqué en introduction de mon propos, il faut agir pour que le train à grande vitesse ne s’arrête pas à Rennes, et il faut aussi agir pour qu’à l’avenir l’Europe ne s’arrête pas à Rennes. Le Conseil Départemental a :

III – LA volonté d’être partie prenante dans la consultation et la negociation des futures politiques européennes post 2020

III 1. Rappel des premières contributions :

PAC

Le Conseil départemental a voté une proposition de contribution commune associant les 4 départements bretons et du Conseil régional. Une délégation de représentants des 5 collectivités est prévue pour des rencontres au Ministère de l’agriculture et à la DG Agri de la Commission à Bruxelles.

Politique de cohésion

Notre collectivité en partenariat avec la métropole de Brest, les agglomérations et les Pays ont adressé une contribution commune pour le territoire de l’ouest Bretagne.

Elle a signé par ailleurs la déclaration de l’Alliance pour la cohésion «Cohésion Alliance », initiée par le Comités des Régions et regroupant plusieurs instances représentatives de collectivités.

Elle va répondre à la consultation lancée par la Commission avant le 8 mars.

Coopérations transantionales

Brexit :

  • le Conseil départemental a adressé une lettre à Messieurs Barnier et Le Drian alertant sur l’impact particulièrement négatif du Brexit pour les territoires limitrophes à l’Angleterre et appelant à inventer de nouvelles coopérations avec notre pays voisin. Le CD29 est à l’origine de cette initiative, l’ensemble des Départements de Normandie et tous les Départements des Hauts de France (à l’exception de l’Aisne, non limitrophe) se sont associés à cette démarche.
  • Il a apporté sa contribution au Comité des Régions sur l’impact du Brexit sur son territoire
  • Il suit attentivement le déroulé des négociations notamment grâce à son partenariat avec la Cornouailles britannique et sa participation à la gouvernance du programme INTERREG franco-britannique.

Portugal et Politique de cohésion

  • Le Département va signer une déclaration commune avec son partenaire portugais, la CIM Alto Minho, sur l’avenir de la politique de cohésion.

Consultations lancées par la Commission européenne

Pour la politique de cohésion et les programmes sectorielles Créative Europe, Erasmus+ et Europe pour les citoyens, notre collectivité va répondre à la consultation lancée par la Commission européenne dont la date butoir est le 8 mars.

II 2. Principales priorités défendues :

Dans le cadre de contribution commune des acteurs de l’ouest Bretagne pour la politique de cohésion, le Conseil départemental a défendu les priorités suivantes :

  1. Améliorer l’accessibilité de la Bretagne par des moyens de communication de toute nature. Cet enjeu demeure essentiel pour la Bretagne, notamment sa partie occidentale que ce soit par le très haut débit, le ferroviaire, l’intermodalité de transport ainsi que les plateformes portuaires et aéroportuaires
  2. Soutenir la cohésion sociale. Il est primordial que le FSE soit maintenu pour favoriser la cohésion sociale et l’insertion vers l’emploi des personnes précarisées. L’insertion des jeunes doit être également une priorité par des moyens spécifiques dans le prolongement du programme Initiative Emploi des jeunes (IEJ). L’initiative associative et l’innovation sociale doivent être aussi encouragées.
  3. Soutenir la cohésion territoriale Il est proposé la création d’un objectif territorial permettant d’accompagner les projets de territoire choisis par les acteurs locaux eux-mêmes.
  4. Conforter l’excellence littorale. Il est nécessaire que la concentration thématique soit assouplie. Il est demandé comme pour la précédente programmation 2007-2013 qu’un axe stratégique soit reconduit pour les enjeux de la Maritimité prenant en compte l’ensemble de ses composantes (recherche, innovation, infrastructures portuaires, énergies marines renouvelables, nautisme, tourisme, sécurité maritime, biotechnologies marines,…).
  5. Pérenniser la coopération territoriale européenne. Il est demandé la défense des programmes Interreg et d’encourager les initiatives européennes permettant de continuer à travailler avec les britanniques.

III 3. Volonté du Conseil départemental de travailler en réseaux

Rappel des principes étapes :

Au niveau européen

La préparation du futur cadre financier pluriannuel ainsi que les propositions de règlements

Au niveau national/ régional

La définition du cadre stratégique national qui définit les priorités nationales pour les différents programmes et différents fonds européens

La répartition des enveloppes des fonds européens par région et par territoire

et enfin la préparation des programmes opérationnels

Par rapport à la préparation de ces échéances, le Conseil départemental souhaite s’impliquer avec un réseau d’acteurs pour mieux faire valoir ses priorités :

  • au niveau européen, avec notamment le Comité des régions,
  • avec nos partenaires de coopération que sont la Cornouailles Britannique et la Communauté Inter-Municipale d’Alto Minho, qui mènent déjà de nombreuses actions financées par les fonds européens et les programmes Interreg.
  • avec les réseaux nationaux dont notamment l’ADF (Association des Département de France), l’Association française des conseils de communes et des régions d’Europe (AFCCRE).
  • au niveau régional dans le cadre du partenariat avec le Conseil régional de Bretagne et l’Etat et en tant que membre du comité de suivi des fonds européens et des instances de programmation
  • au niveau de d’une démarche collective des territoires de l’ouest Bretagne qui a été initiée en 2017 pour la première contribution pour la politique de cohésion. Celle-ci pourraient réunir les acteurs et institutions qui sont concernés par ces futures programmations mais aussi ceux qui souhaitent œuvrer dans le champ de la promotion de la citoyenneté européenne notamment dans la perspectives des élections européennes en 2019.

Tels sont les axes de travail sur lesquels notre collectivité a démarré en 2017 et qu’elle entend en 2018 poursuivre et finaliser notamment dans le domaine de la gouvernance pour préparer ces échéances et bien au-delà en vue de participer à la réalisation du projet européen.

Je termine une petite illustration concrète de la belle citation de Jean Monnet « Nous ne coalisons pas des États, nous unissons des hommes. » en faisant un focus sur la délégation emmenée par Madame la Présidente en Alto Minho du 14 au 16 février 2018 :

FOCUS – Délégation Présidente en Alto-Minho – du 14 au 16 février 2018

La Présidente du Conseil départemental du Finistère, accompagnée par quatre conseillères départementales, et par des représentants du Parc Naturel Marin d’Iroise, s’est rendue en Alto Minho pour la première fois afin d’évaluer la mise en œuvre du protocole et faire un premier point d’étape avec le Président du Conseil Intermunicipal de la Communauté Intermunicipale de l’Alto Minho concernant le développement de la coopération. Le temps fort de cette délégation a été l’organisation d’un temps d’échange conséquent avec les acteurs institutionnels et socioéconomiques locaux. Pour travailler sur une contribution conjointe sur le devenir de l’Europe des régions après 2020, notamment celui de la Politique de Cohésion.

Voilà Madame la Présidente, cher.è.s collègues, la conclusion de ce point d’étape détaillé de l’action européenne locale. J’aurai le plaisir de vous en entretenir de nouveau en juin prochain pour approfondir la question du cadre stratégique de nos actions européennes départementales.

Je vous remercie de votre attention et je reste à votre écoute.

Département du Finistère

La commission permanente du 6 juin 2017 accorde plus de 600 000 euros à l’enseignement supérieur et à la recherche en Finistère

 

 

Le programme d’action 300 est particulièrement mis à contribution lors de cette session de la commission permanente du Conseil Départemental en date du 6 juin. Des dossiers défense, sciences marines, biotechnologies, agro-alimentaire sont ainsi financés du nord au sud du département, ainsi que des équipements pédagogiques pour différentes composantes à l’Université de Bretagne Occidentale. Ces subventions sont indispensables à la performance de nos établissements et de nos laboratoires, avec une valeur ajoutée territoriale indiscutable et des retombées immédiates pour notre tissu économique.

En voici quelques exemples :

  • 23 000 € à l’ENSTA Bretagne pour le projet SOPHIE STIC&Ondes,
    inscrit dans le CPER 2015-2020,
    • 52 363 € à ADRIA Développement pour l’acquisition d’équipements
    de recherche et développement sur la période 2017-2019, projet inscrit au
    CPER 2015-2020,
    • 90 000 € à Yncréa Ouest pour le soutien au développement de sa
    recherche sur l’année 2017,
    • 204 396 € à l’UBO répartie sur 11 projets d’acquisition
    d’équipements pédagogiques,
    • 149 855 € à la Région Bretagne pour le projet OCEACTIF, labellisé
    par le pôle de compétitivité Mer Bretagne Atlantique, à destination de la
    Station biologique de Roscoff (CNRS),
    • 24 422 € à la Région Bretagne pour le projet PHYMIA 2, labellisé par
    le pôle de compétitivité Valorial, répartie de la façon suivante : 16 884 € pour
    ADRIA développement et 7 538 € pour l’UBO,
    • 58 014 € à la Région Bretagne pour le projet FRESH, labellisé par le
    pôle de compétitivité Valorial, à destination de Vegenov

Dans le cadre du Schéma Départemental de Développement Universitaire et Scientifique du Finistère, des discussions sont en cours pour réviser nos dispositifs d’intervention. L’idée est de mieux territorialiser nos soutiens, de mieux prioriser nos actions en accord avec les autres financeurs, d’aller vers la valorisation des pratiques innovantes chez nos partenaires. En espérant que nos marges de manœuvre budgétaires, très étroites et en diminution constante, nous permettent cet exercice d’intelligence collective…