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Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire

Brest Métropole

Brest Métropole avance, se transforme, se développe, et son carburant, c’est l’Europe !

Unie dans la diversité

J’ai eu l’honneur de prononcer les propos introductifs au Conseil de Métropole du 26 avril 2019 dernier. Voici mon intervention :

Monsieur le Président, Chè.e.r.e.s Collègues,
Pour les habitantes et les habitants qui regardent peut-être pour la première fois ce conseil métropolitain en vidéo, j’ai un message simple : Il y a 46 délibérations à l’ordre du jour de ce conseil qui montrent que Brest Métropole avance, se transforme, se développe, et son carburant, c’est l’Europe ! Donc le bulletin de vote que vous glisserez – ou pas ! – dans l’urne dira qui va décider là-bas de notre avenir ici… Il est bon de le rappeler, à l’heure où 74 % des jeunes interrogés par le Journal du Dimanche déclarent qu’ils n’iront pas voter aux élections européennes le dimanche 26 mai prochain, et que d’une manière plus générale 59 % des français du panel IFOP interrogé il y a quelques jours ont l’intention de s’abstenir. Quand on connait comme je le connais l’importance de l’enjeu, ça fait froid dans le dos…

A bon entendeur : toutes les délibérations de ce conseil sont concernées, toutes, soit directement par des fonds, soit indirectement du fait de l’environnement réglementaire, par des politiques européennes, et certaines, comme par exemple la numéro 24 procèdent directement d’un programme européen. Renewable Energy Region, c’est le nom de ce projet, est un exemple parfait pour décrire comment l’Europe nous aide à projeter la Métropole dans l’avenir en relevant le défi majeur de ce futur si incertain : accélérer les transitions, mais de manière solidaire avec les territoires qui sont en interdépendance avec la Métropole. L’Europe ça aide à innover, à avancer plus vite, et surtout avec tout le monde !

Dans RegEnergy il s’agit de créer une alliance avec la Communauté de Communes du Kreizh Breizh (du centre Bretagne) pour produire de l’énergie renouvelable, et que chacun puisse répondre aux objectifs issus de l’urgence climatique. Nous amenons le projet, l’argent européen du projet, et nous mettons à disposition l’ingénierie complexe pour développer le projet – ils sont le territoire où va se produire l’énergie décarbonnée dont nous avons besoin tous ensemble. Sans l’opportunité de cette coopération Interreg, aurions-nous seulement eu l’idée de ce partenariat original, et surtout combien de temps aurait-il fallut pour que nous trouvions les moyens pour le réaliser ?

L’Europe est partout dans nos politiques publiques, surtout dans les plus innovantes et les plus solidaires, ce projet du contrat de réciprocité Ville-Campagne avec le Pays du Centre Ouest Bretagne nous le prouve. C’est la raison pour laquelle nous avons adopté le 1er février dernier une Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire : pour donner à lire ces enjeux et pour fédérer tous les acteurs autour d’un plan d’action à construire ensemble pour capter toutes les opportunités possibles et parer ensemble les menaces potentielles.

Freiner la construction européenne, réduire son ambition, diminuer ses moyens, c’est mettre Brest Métropole en panne. Si vous aimez ce territoire, si pour vous « ici c’est Brest » ça veut dire qu’on est bons parce qu’on sait faire ensemble, alors votez aux européennes, et votez pour des gens qui ont de l’ambition pour l’Europe. Loin des clichés d’un ramassis de lobbyistes sans âmes et de technocrates malfaisants, l’Europe peut tout à fait ressembler à ce que nous essayons nous-même de bâtir à la pointe bretonne : une alliance de territoires engagés pour que chacune et chacun de ses citoyens, quels que soient ses besoins, y compris d’être protégé et accompagné, ait le meilleur avenir possible dans un monde vivable. Nous, petit territoire excentré à la pointe, nous métropole coopérative, nous territoire maritime ouvert et confronté à la mondialisation, nous avons terriblement besoin d’une Europe au service de notre projet de développement durable, protectrice des solidarités et de l’intérêt général.

Comment faire ? Sachez que les nouvelles politiques européennes pour la période 2021-2027 seront décidées par les nouveaux parlementaires. Ce sont eux qui vont décider du cadre et des ressources de notre futur développement. Je m’explique. Les fonds de cohésion représentent presque 1 milliard d’euros pour la Bretagne dans la programmation 2014-2020 – et je ne vous parle même pas de la politique agricole commune, des fonds spécifiques pour les laboratoires de recherche ou des prêts massifs pour les grands projets dits prêts Juncker. Pensez-vous une seconde que nous pourrions faire sans ? Que notre Etat national abonderait magiquement sa dépense publique pour financer nos projets de développement local, et pas les siens en priorité ?

En France, ce sont les collectivités locales, quelles que soient leur taille et leur richesse, qui sont en première ligne pour faire face aux défis de la transition. Lutter contre le réchauffement climatique, construire des plans alimentaires locaux, augmenter la part du bio dans les cantines, faire en sorte que tous aient accès au numérique et sache s’en servir… l’Etat-nation sur tous ces sujets est inefficace, voire défaillant, voire dysfonctionne, et c’est l’Europe, dans une relation directe, qui nous donne les moyens d’agir, d’organiser notre résilience locale avec nos territoires alliés, nos coopérations.

Encore quelques chiffres pour convaincre les derniers sceptiques. Entre 2014 et 2018 ont été programmés :

  • 11,8 millions d’euros de Fond Social Européen pour des actions d’insertion sur le territoire du Pays de Brest
  • 11 millions d’euros de FSE pour les actions de formation professionnelle du programme Bretagne Formation de la Région Je me permets de souligner que ces fonds bénéficient en direct aux habitantes et habitants du pays de Brest qui sont concernés par le retour à l’emploi ou la formation : l’Europe c’est pour les gens, pas seulement pour les grands équipements !
  • 38 millions d’euros de FEDER, le fond européen de développement, dont par exemple 15 millions pour le nouveau quai des énergies marines du port qui représente notre avenir industriel et 4 Millions pour le téléphérique
  • 10 millions de FEDER au titre des projets de coopération territoriale européenne où des acteurs du territoire sont partenaires comme IFREMER, l’UBO, le Technopôle, la Maison de l’Emploi …

A travers l’enveloppe de 10 millions d’euros de FEDER dont la programmation est confiée à la Métropole, l’Europe accompagne des projets qui sont le visage de la Métropole de demain : le transport urbain collectif en site propre, le futur pôle d’échange multimodal de la gare, la réhabilitation thermique du parc de logement social de plusieurs bailleurs sociaux sur le territoire, le futur portail numérique de services aux familles… ce ne sont que quelques exemples.

Envoyer au parlement des élus motivés par la construction européenne, donner plus de pouvoir aux parlementaires par rapport aux Etats Nationaux pour réguler la financiarisation du monde et faire à nouveau prévaloir le citoyen et la planète, c’est notre meilleure assurance vie dans un monde de géants pas toujours démocrates et jamais désintéressés.

L’Europe n’a rien d’une chimère opaque et distante, elle structure et irrigue le quotidien de chacun : droits politiques, droits sociaux, droits économiques, liberté de circulation. Nos voisins du Royaume Unis commencent à s’en rendre compte, eux qui voient avec angoisse poindre la fin de cette citoyenneté européenne. Ils commencent à comprendre qu’ils vont être livrés, isolés et faibles, à l’appétit des économies prédatrices dirigées par les populistes ultralibéraux qui exercent le pouvoir à l’Est comme à l’Ouest.

Pour autant la réalité européenne d’aujourd’hui – je dis bien la réalité, pas ce qu’on en fantasme aux extrêmes – ne me satisfait pas. Livrée aux eurosceptiques et aux populistes, elle a perdu son souffle. J’ai coutume de dire que l’Europe est la plus belle idée après la République. Et j’ai bien l’impression que ni l’une ni l’autre ne tiennent plus leurs promesses. Pour autant réduire le débat à « tu l’aimes ou tu la quitte » n’est qu’un cadeau naïvement offert aux démagogues. Ni l’Europe ni la République d’aujourd’hui ne sont les seules possibles. Je suis une frustrée d’Europe et c’est bien pour cela que je veux m’engager dans le débat pour changer ce qui doit l’être. Dans l’esprit des fondateurs, l’Europe ne peut être que sociale, universaliste, ouverte et pluraliste, aux avant-postes du progrès humain, autant que protectrice des droits et des libertés. Si l’on gouvernait simplement plus de 500 millions d’européens d’un coup de menton viril, ça se saurait. Ce monde est complexe, imbriqué, interconnecté. Individualisé. Pour gouverner l’Europe il faut une vision partagée, convaincre, susciter des alliances, bâtir des programmes, bref, faire de la politique. Nuancée. Participative et aussi un peu experte. Pragmatique, qui règle les vrais problèmes.

C’est un peu comme pour la Métropole, Monsieur le Président – et oui, on est toujours le grand machin technocratique de quelqu’un… Pour autant chacune des délibérations qui vous sont présentées ce soir disent le souci d’avancer dans le réel sans se payer de mot, ni pour autant renoncer à nos idéaux. Face aux transitions, à ses crises, c’est la démocratie et le faire ensemble qui sont en jeu. L’Europe est l’une des réponses les plus efficaces à ces enjeux mondiaux et à leurs traductions locales, pas le nationalisme étroit. « Ici l’avenir se dessine à plusieurs » peut-on lire au 3ème étage de la Métropole. Parce qu’ici nous savons la puissance de l’action collective au service de notre destin commun, nous sommes la pointe avancée de cette Europe telle que la voulait Simone Veil, première présidente du parlement européen (entre 1979-1982). Je la cite :

« Se fixant de grandes ambitions, l’Europe pourra faire entendre sa voix et défendre des valeurs fortes : la paix, la défense des droits de l’homme, davantage de solidarité entre les riches et les pauvres. L’Europe, c’est le grand dessein du XXIème siècle. »

Soyons à la hauteur de cette grande voix. Le 26 mai prochain, soyez, soyons au rendez-vous de l’histoire du 21ème siècle. Au rendez-vous de notre histoire.

Brest Métropole

Brest se dote d’une Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire

Lors du conseil de Métropole du vendredi 1er février, je suis intervenue pour présenter notre nouvelle Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire (SMET), lancée dans le cadre de la SMDE. L’Europe a construit Brest et sa région, elle est toujours l’avenir de notre territoire dans la mondialisation. Bouclier démocratique, social, environnemental, l’Europe est notre dernière frontière dans un monde menaçant en transition.

Frédérique Bonnard Le Floc’h en conseil de Brest Métropole du 1er février 2019 présente la Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire

Retrouvez ci-dessous mon intervention en séance :

Monsieur le Président, Mes Cher.e.s Collègues,

L’Europe brûle et nous regardons ailleurs ! Il est temps que les bâtisseurs d’Europe reviennent sur le chantier. Il est temps que les voix des progressistes, des humanistes, des justes, fassent chœur pour une Europe qui donne corps à nos valeurs.

L’Europe est paradoxale, comme la vie elle-même qui parait si contradictoire au premier regard. Si l’on veut bien élargir son horizon, les liens commencent rapidement à faire sens, et la dynamique apparaît. Sa construction est inachevée ? Parce qu’elle dépasse notre génération ! Sa complexité est grande ? Parce que 508 millions d’Européen.ne.s sont traités en citoyen.ne.s et non en consommateur.trice.s asservi.e.s ! Son pouvoir est trop faible ? Parce qu’on a soigneusement pris soin, par électoralisme national, d’omettre de lui donner un vrai visage et un vrai projet politique.

L’Europe est devenue au fil des années un préjugé repoussoir, commode à offrir en pâture à l’opinion, un bouc émissaire lointain à l’usage des politicien.ne.s qui ne sont pas à la hauteur ni de leur mission ni de leur mandat. Comme si faire vivre la démocratie à l’échelle d’un continent et bâtir le projet de développement humain et durable qui va avec avait la moindre chance sans un sens des responsabilités politique, économique et médiatique à la même hauteur.

Trop de cyniques veulent assigner les citoyens européens à résidence identitaire autour d’une église de village ou d’un pseudo-minaret de banlieue, à résidence politique néo-libérale parce qu’il n’y aurait pas d’alternative à l’économie financière (« there is no alternative » en version Thatchérienne originale !), les assigner à résidence sociale au profit de leur caste technocratique ou mafieuse, à les piéger dans l’illusion que les droits et les libertés dont certains jouissent doivent être refusés à d’autres et à agiter la peur du déclassement, professent que la violence patriarcale doit faire loi et que les faibles – les enfants, les jeunes, femmes seules, malades, personnes en situation de handicap, en difficulté sociale, personnes âgées modestes – que les faibles disais-je que nous avons tous été et que nous serons tous un jour, ne sont que des poids, ne sont que des proies.

L’Europe est notre dernière frontière. Le symbole de l’achèvement de la conquête d’un monde occidental libre, un monde d’égalité de droits et de fraternité solidaire. Le symbole d’un monde occidental exemplaire et responsable face aux enjeux des transitions multiples qui transforment nos sociétés comme notre planète. Le symbole d’un bouclier contre les néofachistes 2.0 et les nouveaux empereurs de démocrature.

Entre le Brexit, la crise des migrants, celle de la zone Euro, la montée des populismes et le déferlement de l’euroscepticisme, nous vivons un moment de questionnement intense de l’avenir du projet européen. Avec la Stratégie Métropolitaine Européenne de Territoire, la métropole de l’Ouest Breton s’est dotée d’une stratégie-cadre pour organiser au mieux la réponse territoriale à des enjeux globaux qui se déclinent localement. Là comme dans bien des domaines, Brest Métropole est pionnière dans cette démarche d’animation territoriale et de lobby stratégique.

Au moment d’exhorter les électeurs à donner un avenir à l’Europe, souvenons-nous de ses débuts. Penser l’avenir européen de Brest, c’est d’abord se souvenir des fondements historiques de l’Union Européenne : reconstruire un monde de paix. Dans un territoire détruit par la guerre, la solidarité européenne a été l’un des ferments de la reconstruction (Glasgow a été l’une des premières villes à se mobiliser pour reconstruire Brest), puis du développement économique et social de l’Ouest breton. La libre circulation, l’Etat de droit, les droits fondamentaux politiques, économiques et sociaux au cœur du projet européen répondent parfaitement au projet métropolitain brestois intitulé « Brest, Métropole ouverte et solidaire » qui promeut, outre l’excellence économique et technologique, les valeurs d’égalité, de solidarité, d’éducation qui ont guidé les pères fondateurs européens dans la construction d’un espace de justice, de liberté, d’émancipation et d’épanouissement individuel et collectif.

Le document qui vous est soumis est un cadre. En lui-même il n’est pas suffisant, il précède un exercice partenarial à venir de déclinaison en plan d’action. Il est structuré en 4 parties :

En premier lieu par la présentation du contexte particulier de nos travaux de préparation du post 2020, avec nos interlocuteurs nationaux, régionaux, et locaux au travers des réseaux et des associations d’élus, ou en direct à Bruxelles. A la suite des propositions de la Commission européenne mi-2018 s’ouvre un cycle de négociations entre les Etats membres (via le Conseil européen), le Parlement européen, et la Commission européenne. Puis des déclinaisons nationales et territoriales. Initialement un accord était prévu d’ici aux prochaines élections européennes de mai 2019. On pense aujourd’hui, de source parlementaire, que cet accord sera repoussé en septembre après l’installation du nouveau parlement. Cela rend l’enjeu des élections européennes d’autant plus brûlant. Selon la coloration politique du nouveau parlement, les politiques de l’Union Européenne ne seront pas les mêmes. Or, c’est crucial pour notre territoire. Le nouveau parlement aura t’il le courage de voter un budget ambitieux, qui permettra de nous accorder autant de fonds de cohésion qu’auparavant, malgré le retrait britannique et malgré l’euroscepticisme de certains Etats-membres ? La pointe bretonne, dans le contexte national de restrictions budgétaires aux collectivités, en a terriblement besoin.

Au-delà du volume des enveloppes disponibles, le maintien de la subsidiarité reste également un enjeu. C’est l’Etat français qui négocie seul avec la Commission, et l’on entend des velléités de re-centralisation des fonds, au bénéfice des seules politiques de l’Etat. Si cet écueil parvenait à être dépassé, nous ferions face à une autre menace de recentralisation – régionale celle-ci. J’anticipe un peu sur les pistes d’action présentées en troisième partie du document en annonçant que nous nous positionnons d’ores et déjà en proposant un montage innovant en termes de co-construction du Programme Opérationnel Régional et d’une nouvelle gouvernance multi-niveaux qui en découlerait autour d’un contrat métropolitain chapeau.

Revenons au document. Vient ensuite l’analyse des enjeux pour les acteurs de la Métropole, que nous avons classés en quatre axes :

  • 1. la dynamique de la pointe bretonne, son accessibilité et les coopérations
  • 2. l’économie de la connaissance et de l’innovation, les filières d’excellence
  • 3. l’emploi, la formation, l’inclusion économique et sociale des personnes éloignées de l’emploi
  • 4. la mise en œuvre de la transition écologique et énergétique et le développement urbain durable

Dans la partie concernant les pistes d’actions, vous retrouverez une liste très intéressante des nombreux projets européens en cours et des initiatives de la collectivité comme des différents acteurs locaux. Il m’est impossible de détailler les nombreuses actions qui vont découler de cette stratégie, mais l’esprit est la mise en mouvement de tous les acteurs territoriaux (collectivités, associations, entreprises, écoles, citoyens…) pour capter toutes les ressources possibles et développer toutes les opportunités issues du cadre européen.

Enfin, une dernière partie détaille la gouvernance de la stratégie. Notamment pour animer le partenariat, il est envisagé la constitution d’une Conférence territoriale sur les questions européennes, en connexion avec la gouvernance existante de SMDE.

Je termine ma présentation en citant Mario Vargas Llosa, récemment interviewé dans Libération :

« Le «rêve européen» ne sera jamais réservé aux Européens. Au contraire, le meilleur de la tradition occidentale est l’universalisme, c’est d’avoir défendu des droits et des libertés bénéfiques à tous les êtres humains sans exception. C’est pourquoi une Europe unie profitera autant aux Européens qu’au reste de l’humanité. Les populismes, à commencer par le pire de tous, le nationalisme, sont une réponse tribale à la mondialisation qui produit de l’incertitude et de la peur, avant tout parmi les «tribus» ethniques, religieuses et politiques les plus primitives. Elles mettent en cause la culture de la liberté. Il est indispensable de les affronter et de les vaincre avec les armes pacifiques de la raison et du vote »

Je vous remercie de votre attention.